Auteur/autrice : lepoudreux

  • Il a fui la Sibérie, arme l’Ukraine et rêve maintenant d’une méga-usine de drones en France

    Mikhaïl Kokoritch, physicien de 49 ans et entrepreneur charismatique, est au cœur d’une vraie révolution dans l’aéronautique et le militaire en Europe avec son entreprise Destinus. Né en Russie, il a grandi en Bouriatie, près de la frontière russo-mongole (à 6 000 km de Moscou). Kokoritch est exilé depuis 2012, d’abord aux États-Unis, puis en Europe, en opposition au Kremlin. Il dit venir de « la seule génération libre » de Russie avant l’arrivée de Vladimir Poutine. Il a renoncé à sa nationalité russe en 2024 et se montre déterminé à ne pas céder à la peur : « Si tu as peur des loups, ne pars pas en forêt. »

    Destinus — la boîte qui mise sur l’avenir

    Fondée en 2021, Destinus a rapidement évolué. À l’origine, l’ambition était de développer un avion autonome hypersonique. Le projet a été mis en veille, mais l’entreprise a su rebondir en se tournant vers la défense, devenant un acteur majeur dans la production de drones militaires. Destinus affiche un chiffre d’affaires de 300 millions d’euros et se présente comme le principal producteur de « grands drones d’attaque » en Europe, destinés principalement à l’armée ukrainienne.

    • Parmi ses gammes de drones, on trouve les modèles Lord, capables de transporter des « dizaines de kilos d’explosifs »,
    • les drones Ruta de type missile de croisière,
    • ainsi que les intercepteurs Hornet et des drones antidrone actuellement en cours d’amélioration.

    Production et expansion : des objectifs ambitieux

    D’après BFMTV, en 2023, Destinus a déjà produit 10 000 grands drones. L’entreprise vise une montée en puissance industrielle pour atteindre une production de 100 000 drones par an. Pour y parvenir, elle envisage la création d’une « usine géante et automatisée » nécessitant des investissements de « plusieurs centaines de millions d’euros ». La France figure parmi les « principaux candidats » pour accueillir cette nouvelle infrastructure. Mikhaïl Kokoritch espère pouvoir livrer bientôt 1 000 drones par mois aux forces ukrainiennes.

    Implantation en Europe : où s’installent les usines

    Avec des bureaux à Paris, Destinus joue un rôle important sur la scène européenne et internationale. Ses usines sont implantées en Espagne, aux Pays-Bas, en Allemagne et en Ukraine, et une extension en France est à l’étude. L’été dernier, Destinus a aussi racheté une start-up suisse, renforçant sa capacité d’innovation, et a noué début octobre un partenariat stratégique avec Thales, acteur français de défense. En développant des systèmes intégrés, Destinus vise à contribuer au « mur » antidrone européen que Bruxelles souhaite mettre en place d’ici 2027.

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  • Mer des Philippines : pourquoi cette formation de quatre porte-avions inquiète Pékin

    La mer des Philippines est aujourd’hui le théâtre d’une opération navale sans précédent, baptisée Operation Highmast. Lancée par le Royaume‑Uni, cette mission réunit pour la première fois depuis la fin de la Guerre du Pacifique quatre porte‑avions venus de trois pays différents, dans le but de renforcer les alliances militaires et d’aider les partenaires régionaux à se préparer face aux tensions montantes dans la zone indo‑pacifique.

    Une coalition internationale au large des Philippines

    Reconnu historiquement comme une zone aux eaux disputées, la mer des Philippines accueille cet exercice d’envergure. Le choix de cette région — là où s’est terminée la Guerre du Pacifique (Seconde Guerre mondiale) — veut aussi rappeler l’importance stratégique d’un Indo‑Pacifique libre et ouvert.

    Parmi les pays engagés figurent le Royaume‑Uni avec le HMS Prince of Wales, la Force de défense australienne, la Force maritime d’autodéfense japonaise (JMSDF) avec le JS Kaga, ainsi que la Marine des États‑Unis (US Navy) qui a déployé deux groupes opérationnels distincts, illustrant une coopération logistique, explique le UK Defence Journal. La Norvège et l’Espagne complètent encore cette coalition, montrant la variété des forces engagées.

    Du lourd dans les airs

    L’opération se distingue aussi par sa composante aérienne, avec notamment la présence du F‑35B Lightning II. Cet avion de chasse très performant est exploité par l’escadron 617 et peut opérer depuis plusieurs plateformes, y compris le JS Kaga. Par ailleurs, divers avions de chasse et hélicoptères sont prêts à décoller depuis leurs ponts respectifs, illustrant la puissance aéronavale déployée pour l’exercice.

    Objectifs et manœuvres coordonnées

    Operation Highmast ne se limite pas à une simple démonstration de force : c’est surtout une occasion de monter en compétence côté coordination interalliée. Les objectifs affichés comprennent le renforcement de la liberté de navigation et la promotion d’un Indo‑Pacifique libre et ouvert. Les exercices combinés programmés pour 2025 incluent des frappes coordonnées depuis des porte‑avions, des manœuvres de guerre anti‑sous‑marine, ainsi que des simulations d’assistance humanitaire. La portée et la complexité de ces manœuvres montrent que l’opération va bien au‑delà d’une parade militaire.

    Comment ils communiquent

    La communication autour de l’opération a été soigneusement orchestrée : des images partagées par la JMSDF montrent les porte‑avions britanniques, américains et japonais en formation serrée, avec avions et hélicoptères prêts au déploiement. Ces visuels servent à mettre en avant la coopération étroite entre les nations et à préparer une réponse commune aux défis sécuritaires actuels. Les hashtags #StrongerTogether et #AlliesAndPartners ont été utilisés pour souligner la synergie et la solidarité au sein de cette coalition navale.

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  • Mer des Philippines : pourquoi cette formation de quatre porte-avions inquiète Pékin

    La mer des Philippines est aujourd’hui le théâtre d’une opération navale sans précédent, baptisée Operation Highmast. Lancée par le Royaume‑Uni, cette mission réunit pour la première fois depuis la fin de la Guerre du Pacifique quatre porte‑avions venus de trois pays différents, dans le but de renforcer les alliances militaires et d’aider les partenaires régionaux à se préparer face aux tensions montantes dans la zone indo‑pacifique.

    Une coalition internationale au large des Philippines

    Reconnu historiquement comme une zone aux eaux disputées, la mer des Philippines accueille cet exercice d’envergure. Le choix de cette région — là où s’est terminée la Guerre du Pacifique (Seconde Guerre mondiale) — veut aussi rappeler l’importance stratégique d’un Indo‑Pacifique libre et ouvert.

    Parmi les pays engagés figurent le Royaume‑Uni avec le HMS Prince of Wales, la Force de défense australienne, la Force maritime d’autodéfense japonaise (JMSDF) avec le JS Kaga, ainsi que la Marine des États‑Unis (US Navy) qui a déployé deux groupes opérationnels distincts, illustrant une coopération logistique, explique le UK Defence Journal. La Norvège et l’Espagne complètent encore cette coalition, montrant la variété des forces engagées.

    Du lourd dans les airs

    L’opération se distingue aussi par sa composante aérienne, avec notamment la présence du F‑35B Lightning II. Cet avion de chasse très performant est exploité par l’escadron 617 et peut opérer depuis plusieurs plateformes, y compris le JS Kaga. Par ailleurs, divers avions de chasse et hélicoptères sont prêts à décoller depuis leurs ponts respectifs, illustrant la puissance aéronavale déployée pour l’exercice.

    Objectifs et manœuvres coordonnées

    Operation Highmast ne se limite pas à une simple démonstration de force : c’est surtout une occasion de monter en compétence côté coordination interalliée. Les objectifs affichés comprennent le renforcement de la liberté de navigation et la promotion d’un Indo‑Pacifique libre et ouvert. Les exercices combinés programmés pour 2025 incluent des frappes coordonnées depuis des porte‑avions, des manœuvres de guerre anti‑sous‑marine, ainsi que des simulations d’assistance humanitaire. La portée et la complexité de ces manœuvres montrent que l’opération va bien au‑delà d’une parade militaire.

    Comment ils communiquent

    La communication autour de l’opération a été soigneusement orchestrée : des images partagées par la JMSDF montrent les porte‑avions britanniques, américains et japonais en formation serrée, avec avions et hélicoptères prêts au déploiement. Ces visuels servent à mettre en avant la coopération étroite entre les nations et à préparer une réponse commune aux défis sécuritaires actuels. Les hashtags #StrongerTogether et #AlliesAndPartners ont été utilisés pour souligner la synergie et la solidarité au sein de cette coalition navale.

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  • La France aurait proposé le système de défense aérienne SAMP/T NG au Bangladesh

    Le 9 décembre, le Bangladesh a signé une lettre d’intention portant sur une éventuelle commande d’avions de combat Eurofighter EF2000/Typhoon auprès du groupe italien de Leonardo, afin de remplacer la trentaine de Chengdu J-7 [une version chinoise du MiG-21 soviétique, ndlr] ainsi que les derniers MiG-29 Fulcrum encore en service au sein de ses forces…

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