Auteur/autrice : lepoudreux

  • MBDA dévoile l’Akeron MBT 120, un missile pouvant être tiré par le canon d’un char de combat

    Lors de la conférence « Future Artillery », organisée à Londres, en mai dernier, l’entreprise américaine Tiberius Aerospace a présenté le concept « Sceptre TRBM 115HG », c’est-à-dire une munition d’artillerie de 155 mm censée atteindre une cible située à 150 km de distance, en volant à la vitesse maximale de Mach 3,5. Et cela grâce à un statoréacteur…

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  • Israël a lancé des frappes contre les principaux dirigeants du Hamas installés au Qatar

    Alors que ses forces armées se préparent à mettre en œuvre un plan visant à prendre le contrôle de la ville de Gaza afin de vaincre le Hamas et de libérer les otages que cette organisation terroriste retient depuis le 7 octobre 2023, Israël a été visé par un nouvel attentat ayant fait six tués…

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  • Israël bombarde Doha pour atteindre des dirigeants du Hamas

    Le 9 septembre 2025, Israël a revendiqué une frappe aérienne contre des responsables du Hamas à Doha. Selon l’armée israélienne, cette opération entrait dans la stratégie de neutralisation des cadres du mouvement islamiste, accusés d’avoir planifié les attaques du 7 octobre. Cet épisode marque un tournant dans le conflit opposant Israël et le Hamas, et provoque une onde de choc politique au Moyen-Orient.

    Une frappe d’une portée régionale

    Peu après minuit, des détonations ont retenti dans un quartier résidentiel de Doha. La fumée était visible depuis plusieurs zones de la ville, et les habitants décrivent des explosions puissantes ressenties jusque dans les tours du centre. Israël a confirmé avoir mené une opération visant « des hauts responsables du Hamas », présentés comme membres du bureau politique basé au Qatar. Selon le Financial Times, les forces israéliennes auraient employé des munitions guidées afin de réduire les dommages collatéraux.

    Cette frappe revêt une portée particulière : c’est la première fois qu’Israël étend son champ d’action militaire directement au Qatar. Le pays gazier, jusque-là médiateur clé dans les négociations de cessez-le-feu, se retrouve lui-même cible des opérations. Comme l’explique The Guardian, l’explosion survenue dans le district de Katara a atteint un ensemble résidentiel fréquenté par des responsables du Hamas, plaçant la médiation qatarie dans une position délicate.

    Conséquences pour le Hamas et réactions officielles

    Du côté israélien, l’opération a été présentée comme un succès stratégique. Le Shin Bet a affirmé que les cibles étaient impliquées dans la préparation du massacre du 7 octobre. Le ministre israélien Bezalel Smotrich a martelé que « les terroristes n’ont et n’auront aucune immunité… où qu’ils soient dans le monde », signe d’une doctrine offensive assumée.

    Le Qatar a riposté sur le plan diplomatique. Par la voix de son porte-parole Majed al-Ansari, le ministère des Affaires étrangères a dénoncé une « attaque lâche menée par Israël qui a visé des immeubles résidentiels abritant plusieurs membres du bureau politique du Hamas ». Ces prises de position renforcent la fracture entre Israël et Doha, pourtant acteur incontournable des discussions régionales.

    Modalités de l’attaque et implications diplomatiques

    L’armée israélienne a indiqué avoir ciblé « précisément » ses objectifs afin de limiter l’impact sur la population civile. Toutefois, l’explosion dans un quartier densément habité fait craindre des victimes collatérales. Aucun bilan officiel n’avait encore été communiqué le soir même, entretenant l’incertitude sur les résultats réels de l’opération.

    Les répercussions diplomatiques sont immédiates. Cette attaque compromet les efforts de médiation en cours entre Doha, l’Égypte et les États-Unis. Le Qatar, médiateur historique, voit sa neutralité contestée et sa sécurité directement menacée. Dans le même temps, Israël démontre sa détermination à frapper le Hamas partout où il se trouve, au risque d’élargir le conflit à de nouveaux terrains.

    Impact stratégique et militaire élargi

    Au-delà de l’effet symbolique, cette frappe illustre l’évolution de la stratégie israélienne. En visant Doha, Israël cherche à affaiblir la chaîne de commandement externe du Hamas, largement installée hors de Gaza. Selon plusieurs analystes cités par les médias internationaux, cette manœuvre vise à perturber les relais financiers, logistiques et politiques de l’organisation.

    La démonstration de force s’inscrit dans une logique de dissuasion : faire comprendre que la direction du Hamas ne bénéficie d’aucun sanctuaire, même dans un pays étranger réputé sûr. Toutefois, cette orientation soulève la question de la soutenabilité militaire et diplomatique d’une telle approche. Chaque frappe hors de Gaza risque de multiplier les fronts, tout en exposant Israël à des tensions accrues avec des alliés ou partenaires régionaux.

    La portée symbolique de cette frappe s’accompagne aussi d’un message adressé aux autres acteurs régionaux. En ciblant Doha, Israël montre qu’il est prêt à étendre son champ d’action au-delà des zones de combat habituelles. Plus de 64 000 Palestiniens ont été tués depuis le début de la guerre, un bilan qui renforce la pression internationale pour parvenir à une trêve. Dans ce contexte, chaque nouvelle opération comme celle menée au Qatar accroît les tensions diplomatiques et accentue la perception d’un conflit sans limites géographiques claires.

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  • Guerre en Ukraine : le chef d’état-major de l’armée russe, Valeri Guérassimov, bientôt poussé vers la sortie ?

    À la tête de l’armée russe depuis plusieurs mois, le général Valeri Guérassimov vient d’atteindre la limite d’âge prévue dans la loi pour occuper sa fonction. Pourtant, il pourrait rester en poste compte tenu de son rôle dans la guerre en Ukraine.

    Un nouveau chef d’état-major pour la Russie dans la guerre en Ukraine

    Le 8 septembre 2025, Valeri Guérassimov a fêté son 70ᵉ anniversaire, seuil fixé comme âge maximum pour occuper la fonction de chef d’état-major en Russie. En pleine guerre en Ukraine, cet événement soulève des interrogations sur la continuité de la stratégie militaire russe. Cette limite aurait dû marquer son départ, mais une loi de mars 2021 permet désormais aux hauts responsables nommés par le président de prolonger leur mandat.

    Le chef d’état-major incarne l’ossature de la planification stratégique. Depuis sa nomination, Valeri Guérassimov a accompagné toutes les évolutions des forces russes. Il a notamment conçu l’approche hybride qui combine opérations militaires, pressions politiques et guerre de l’information. Cette continuité explique pourquoi son maintien à la tête de l’état-major reste crucial dans le contexte de la guerre en Ukraine. Cependant, la limite d’âge atteinte alimente des rumeurs de remplacement.

    En outre, la Russie ne peut ignorer la pression internationale. En effet, Valeri Guérassimov est sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes présumés commis en Ukraine. Ce facteur complique la donne, car il fragilise la crédibilité extérieure de Moscou, même si à l’intérieur, le Kremlin continue de valoriser son rôle. Le 8 septembre 2025, Reuters rapporte que Vladimir Poutine lui a remis l’Ordre du Courage, récompense symbolique qui souligne la confiance du président malgré les critiques occidentales.

    Valeri Guérassimov, une figure contestée au cœur de la guerre en Ukraine

    Le maintien de Valeri Guérassimov au-delà de 70 ans illustre la dépendance du pouvoir russe à son expertise. Toutefois, ce maintien interroge les observateurs. D’un côté, son expérience reste un atout incontestable : il a supervisé la modernisation des forces et leur adaptation à un conflit de haute intensité. De l’autre, sa responsabilité directe dans les offensives contre l’Ukraine le place dans une position délicate. Cependant, la distinction de l’Ordre du Courage, reçue précisément le jour de ses 70 ans, illustre la volonté du pouvoir russe de transformer une contrainte institutionnelle en démonstration de loyauté.

    Au-delà de la personne, l’âge de Valeri Guérassimov devient un symbole. En Russie, la discipline militaire repose sur le respect strict des règlements. Pourtant, le Kremlin a choisi de contourner la règle des 70 ans. Ce choix traduit la centralité de la guerre en Ukraine pour Moscou : l’État préfère modifier ses lois que de risquer une rupture stratégique.

    Cette situation marque aussi un tournant psychologique. En prolongeant son mandat, le Kremlin envoie un message de continuité et de fermeté, mais également de dépendance à une seule figure militaire. Ainsi, cette dépendance pourrait devenir une faiblesse si Valeri Guérassimov devait quitter ses fonctions de manière soudaine.

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