Auteur/autrice : lepoudreux

  • La force aérienne indienne veut se procurer davantage de Rafale sans passer par l’appel d’offres MRFA

    En mai, la perte d’un Rafale de l’Indian Air Force [IAF] lors de l’opération Sindoor, lancée par l’Inde pour détruire des camps de groupes terroristes situés au Pakistan deux semaines après l’attaque de Pahagalm [Cachemire indien], a suscité une campagne de dénigrement contre le chasseur-bombardier de Dassault Aviation, orchestrée non seulement par Islamabad mais aussi…

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  • Ariane 6 : décollage historique en Guyane pour l’Europe spatiale

    Un lancement maîtrisé de bout en bout

    Le tir a été effectué depuis le pas de tir ELA-4 du Centre spatial guyanais, dans la configuration à deux propulseurs à poudre, permettant une poussée initiale de plus de 750 tonnes. Après la séparation des boosters, l’étage principal a poursuivi son ascension avant de céder la place à l’étage supérieur équipé du moteur Vinci. Celui-ci a effectué deux mises à feu successives, injectant avec précision la charge utile sur son orbite héliosynchrone à environ 800 kilomètres d’altitude.

    Ce lancement n’était pas seulement une démonstration technique : il constituait une validation commerciale, confirmant la compétitivité de la nouvelle génération de lanceurs européens. Selon Le Monde, il s’agissait « du troisième lancement d’Ariane-6 depuis son vol inaugural en juillet 2024 et du deuxième lancement commercial après celui du 6 mars avec un satellite militaire ».

    Un enjeu stratégique pour la souveraineté européenne

    Ariane 6 est conçue pour remplacer progressivement Ariane 5, tout en offrant une flexibilité accrue grâce à une architecture modulaire et des coûts d’exploitation optimisés. Elle peut lancer des satellites vers l’orbite basse comme vers l’espace lointain, et dispose d’un étage supérieur capable de se désorbiter, limitant ainsi la création de débris spatiaux.

    Pour l’Agence spatiale européenne (ESA), cette réussite confirme un positionnement stratégique :
    « Le deuxième vol réussi d’Ariane 6 constitue une avancée majeure vers un accès autonome renforcé à l’espace pour l’Europe », a déclaré Josef Aschbacher, directeur général de l’ESA, dans un communiqué officiel publié par l’Agence. Toni Tolker-Nielsen, directeur du transport spatial à l’ESA, a ajouté : « L’étage supérieur a montré tout son potentiel : un élément unique capable d’assurer tous types de missions en orbite tout en évitant activement de devenir un débris spatial. »

    Une mission emblématique et un message au marché mondial

    Pour ce vol, Ariane 6 a placé sur orbite un satellite de télécommunications gouvernemental, démontrant sa capacité à assurer des missions stratégiques pour les États membres. Le succès envoie aussi un signal clair au marché : malgré la concurrence américaine (SpaceX) et chinoise (Longue Marche), l’Europe reste un acteur capable de proposer des solutions fiables et sur mesure.

    Le rôle clé de la Guyane et des équipes franco-européennes

    Ce lancement illustre aussi l’importance du site guyanais, qui offre une position géographique idéale, proche de l’équateur, optimisant la consommation de carburant et la performance des trajectoires orbitales. Les équipes d’Arianespace, du CNES (Centre national d’études spatiales) et de l’ESA ont coordonné l’ensemble des opérations, depuis la préparation de la fusée jusqu’au suivi post-lancement.

    Comme le résume Huffington Post, « il n’y avait pas de meilleur début possible » pour la carrière commerciale d’Ariane 6. L’Europe spatiale a désormais retrouvé l’élan nécessaire pour affronter les défis d’un marché en pleine mutation.

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  • KNDS a dévoilé un second prototype du char Leopard 2A-RC 3.0, « précurseur technologique du MGCS »

    En juin 2024, au regard du retard pris par le projet franco-allemand de Système principal de combat terrestre [MGCS – Main Ground Combat System] et comme le fit, deux ans plus tôt, Rheinmetall avec le KF-51 Panther, KNDS dévoila deux « solutions intérimaires » susceptibles de remplacer, à court ou moyen terme, les chars Leopard 2 et…

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  • Khartoum, capitale fantôme : le Soudan au cœur de sa pire tragédie humanitaire


    Khartoum, autrefois ville animée et vibrante, s’est transformée en une capitale fantomatique depuis le déclenchement de la guerre civile qui ravage le pays depuis la mi-avril 2023.

    Les rues, jadis pleines de vie, sont aujourd’hui désertes, marquées par la destruction et la peur.

    « Ce que j’ai vu à Khartoum était effroyable. C’est une ville dévastée, devenue une cité fantôme », a déclaré Edem Wosornu, responsable au Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), après une visite sur place.

    Intervenant par visioconférence depuis Port-Soudan, le 9 août, elle a confié n’avoir jamais été témoin d’une telle situation en près de 25 ans de carrière humanitaire, pourtant marquée par des missions dans plusieurs zones de conflit.

    Ancienne membre de l’OCHA au Soudan il y a vingt ans, elle raconte que son équipe et elle n’ont pas pu accéder aux bureaux de l’organisation dans la capitale en raison de la présence d’engins explosifs non détonés.

    Les opérations de déminage sont toujours en cours. Wosornu rappelle que 30 millions de Soudanais ont aujourd’hui besoin d’aide, et qu’il suffirait de « 55 centimes par jour et par personne » pour apporter un soutien vital, à condition de pouvoir accéder aux zones concernées en toute sécurité et avec les ressources nécessaires.

    Khartoum, une capitale transformée en cimetière

    Depuis que l’armée soudanaise a annoncé en mars avoir repris le contrôle de Khartoum, de graves exactions ont été commises, qualifiées de crimes de guerre par des rapports des Nations unies.

    D’après ces documents, l’armée et des milices islamistes alliées ont procédé à des exécutions sommaires après la reprise de la ville.

    Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, s’est dit « horrifié » par les témoignages et vidéos montrant des civils tués de sang-froid, souvent en public, par des hommes en uniforme ou en civil.

    Au moins 20 civils, dont une femme, auraient été exécutés dans le secteur de Sud al-Hizam, au sud de Khartoum, par l’armée et ses alliés.

    Une « opération » qui relève de l’intox

    Dans ce contexte, des médias proches de l’armée ont affirmé qu’une attaque avait été menée contre l’aéroport de Nyala, capitale du Sud-Darfour, avec la destruction d’un avion et la mort de combattants étrangers. Aucune preuve n’a été fournie.

    Les Forces de soutien rapide (FSR) ont démenti catégoriquement ces allégations dans un communiqué publié le 9 août, les qualifiant de « propagande mensongère » destinée à masquer les revers militaires de l’armée, notamment au Kordofan.

    Elles ont assuré que Nyala et ses infrastructures stratégiques restaient sous leur contrôle, protégées par des forces locales et un système de défense aérienne récemment renforcé.

    Les FSR affirment puiser leur force dans « la détermination des Soudanais libres » qui, après des décennies de marginalisation, se battent pour un avenir fondé sur la liberté et la justice sociale, jusqu’à la chute « des dernières poches du régime déchu et de ses mercenaires ».

    Une diversion pour échapper aux responsabilités

    Pour de nombreux observateurs, ces campagnes de désinformation orchestrées par l’armée visent avant tout à détourner l’attention des violations commises et de la crise humanitaire.

    Dans un communiqué, le ministère émirati des Affaires étrangères a également dénoncé ces accusations, y voyant une « tentative de bloquer les efforts de paix et d’échapper aux obligations morales, juridiques et humanitaires » pour mettre fin au conflit.

    Abu Dhabi rappelle que la Cour internationale de justice de La Haye a rejeté la plainte déposée contre les Émirats, et que le rapport final du Groupe d’experts de l’ONU sur le Soudan, daté du 17 avril 2025, n’a trouvé aucun élément incriminant à leur encontre. Ces accusations, selon les Émirats, ne sont que « manœuvres médiatiques dérisoires destinées à dissimuler la responsabilité directe » des autorités soudanaises dans la prolongation d’une guerre qui dure depuis plus de deux ans et dans l’échec des initiatives de paix régionales et internationales.

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