Auteur/autrice : lepoudreux

  • L’Espagne n’achètera pas d’avions de combat F-35B pour remplacer les EAV-8 Harrier II de son aéronavale

    Cela fait maintenant quelques années que l’Espagne s’intéresse discrètement au chasseur-bombardier F-35 de Lockheed Martin, dont la version STOVL [à décollage court et à atterrissage vertical] est la seule qui puisse remplacer les EAV-8B Harrier II [ou « Matador] mis en œuvre par la 9e « Escuadrilla de aeronaves » depuis le navire d’assaut amphibie Juan Carlos I….

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  • Guerre en Ukraine : Kiev détruit cinq avions de chasse russes

    Dans la pénombre d’un conflit, la guerre en Ukraine, qui s’éternise, le bruit des drones s’est imposé dans la nuit de dimanche à lundi. Quelques heures plus tard, le bilan militaire russe s’alourdissait encore sur le front de Crimée.

    Un avion à plus de 30 millions d’euros neutralisé

    L’opération s’est déroulée dans la nuit du dimanche 3 au lundi 4 août 2025. Les services de sécurité ukrainiens (SBU) ont mené une attaque par drones contre la base aérienne de Saky, située en Crimée, une péninsule annexée par la Russie depuis 2014. Cette base, essentielle pour les opérations militaires russes en mer Noire, abrite plusieurs types d’appareils utilisés pour les missions de bombardement, de surveillance radar ou d’escorte.
    D’après les déclarations officielles du SBU, les drones de la mission spéciale « A » ont détruit un avion de combat Su-30SM, endommagé un autre, et touché trois bombardiers Su-24. Le dépôt d’armes aériennes situé sur la base a également été visé.

    Le Su-30SM est un avion de chasse multirôle, biplace et bimoteur, capable d’atteindre Mach 2 (environ 2 470 km/h). Développé par la Russie au début des années 2010, il est équipé de deux moteurs Saturn AL-31, d’un canon de 30 mm et peut embarquer près de 8 tonnes d’armement. Son prix varie selon les versions, entre 30 et 43 millions d’euros. Ce modèle précis est au cœur des capacités d’interception et d’appui des forces aériennes russes.
    Le SBU a précisé que cette frappe constitue une avancée significative dans l’affaiblissement du potentiel offensif de Moscou : « L’opération spéciale menée avec succès par le SBU à Saky marque une nouvelle étape dans l’affaiblissement de la capacité de l’ennemi à mener sa guerre d’agression contre l’Ukraine », a affirmé le service de sécurité.

    L’Ukraine cible désormais l’aviation russe

    Ce n’est pas la première fois que la Crimée est visée. Depuis plusieurs mois, Kyiv intensifie ses efforts pour affaiblir l’arsenal aérien russe. Le 1er juin 2025, l’Ukraine avait déjà mené l’opération “Toile d’araignée”, une attaque de drones d’envergure contre quatre bases aériennes situées à l’intérieur même du territoire russe. Cette action aurait endommagé 41 avions, selon les services ukrainiens, à l’aide de drones dissimulés dans des conteneurs répartis sur le sol russe.
    En mer Noire également, les succès ukrainiens s’accumulent. Plusieurs navires de guerre russes ont été détruits ces derniers mois, parmi lesquels le Tsezar Kounikov, le Sergueï Kotov et l’Ivanovets. Ces pertes ont contraint Moscou à repositionner une partie de sa flotte, en l’éloignant de la Crimée.

    Le ciblage des avions de chasse russes n’est pas anodin. Depuis le début de l’année 2025, les forces armées ukrainiennes ont redéfini leurs priorités : neutraliser les plateformes d’attaque aérienne qui participent aux bombardements quotidiens sur les villes ukrainiennes. La base de Saky, de par sa position géographique et son rôle stratégique, représente un objectif de premier plan.
    Les Su-24, bien que plus anciens (leur développement remonte aux années 1970), sont encore utilisés par la Russie pour mener des frappes ciblées. Leur présence sur la base de Saky atteste de l’intensité des opérations menées depuis la Crimée vers l’intérieur du territoire ukrainien.

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  • Cigarette allumée avec la flamme du Soldat inconnu : la justice saisie

    Une cigarette allumée sous l’Arc de Triomphe : la mémoire des armées profanée

    Le 5 août 2025, un homme a été filmé en train d’allumer sa cigarette à la flamme du Soldat inconnu, sous l’Arc de Triomphe. Cette scène, captée par une touriste lettone, a provoqué une onde de choc dans les rangs militaires et jusqu’au sommet de l’État.v Qualifiée d’« insulte à la Nation » par la secrétaire d’État Patricia Mirallès, l’affaire suscite une indignation unanime au sein du monde combattant, alors que la justice a été saisie et que l’auteur du geste est désormais en garde à vue.

    Un symbole militaire violé par un geste ordinaire

    La flamme du Soldat inconnu, ravivée chaque soir depuis 1923, honore la mémoire des combattants tombés pour la France. Y approcher une cigarette n’est pas un simple manquement protocolaire : c’est, pour les armées, une blessure à l’âme même de leur histoire. Le syndicat des cadres de la sécurité intérieure a partagé la vidéo sur les réseaux avec ce commentaire : « Cette flamme ne chauffe pas une cigarette : elle veille sur le sacrifice de millions de nos soldats », rapporte FranceInfo.

    Garde à vue, enquête, outrage : la réponse judiciaire en cours

    L’homme, un sans-abri de 39 ans selon les premières constatations, a été interpellé sur les lieux par les forces de l’ordre. Aucune trace d’alcool ou de trouble psychiatrique n’a été relevée, révèle Le Figaro. Il a été placé en garde à vue, une procédure désormais élargie à l’outrage symbolique, comme le prévoit la réforme du code pénal sur les atteintes aux emblèmes républicains.

    Le parquet de Paris a ouvert une enquête. La ministre déléguée à la mémoire des Anciens combattants a saisi officiellement la justice. « Ce geste est une insulte à la Nation », a déclaré Patricia Mirallès dans Le Figaro, ajoutant qu’elle espérait une réponse « rapide et exemplaire ».

    Un geste isolé, une onde de choc durable

    La cigarette allumée sous l’Arc n’était pas une action coordonnée, ni un message politique. Mais sa violence symbolique oblige à reconsidérer la fragilité du pacte mémoriel entre civils et militaires. L’enquête judiciaire devra déterminer si l’acte relève d’un simple manquement ou d’une provocation délibérée.

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