Auteur/autrice : lepoudreux

  • Défense aérienne : Le consortium franco-italien Eurosam est prêt à proposer le SAMP/T NG à la Suisse

    Les trois piliers du programme Air 2030, qui vise à renouveler les capacités des forces suisses dans le domaine de la défense aérienne, sont désormais tous passés au rouge. C’est en effet ce qu’a admis Robert Scheidegger, le secrétaire général suppléant du département de la Défense, de la Protection de la population et des Sports…

    Cet article Défense aérienne : Le consortium franco-italien Eurosam est prêt à proposer le SAMP/T NG à la Suisse est apparu en premier sur Zone Militaire.

  • Défense aérienne : Le consortium franco-italien Eurosam est prêt à proposer le SAMP/T NG à la Suisse

    Les trois piliers du programme Air 2030, qui vise à renouveler les capacités des forces suisses dans le domaine de la défense aérienne, sont désormais tous passés au rouge. C’est en effet ce qu’a admis Robert Scheidegger, le secrétaire général suppléant du département de la Défense, de la Protection de la population et des Sports…

    Cet article Défense aérienne : Le consortium franco-italien Eurosam est prêt à proposer le SAMP/T NG à la Suisse est apparu en premier sur Zone Militaire.

  • SCAF : le chancelier allemand remet (encore) en cause le projet

    Le chancelier allemand, Friedrich Merz, remet une nouvelle fois en cause le projet du SCAF. Cet avion franco-allemand doit être opérationnel en 2040. Mais c’est encore très loin d’être une réalité, tant les divergences entre Paris et Berlin sont nombreuses.

    Berlin temporise encore sur le dossier du SCAF

    Le chancelier allemand, Friedrich Merz, déclenche une nouvelle onde de choc dans le programme SCAF (Système de Combat Aérien du Futur). Destiné à développer un avion de combat de nouvelle génération ainsi que ses drones et systèmes associés, le projet repose sur la coopération étroite entre la France et l’Allemagne. Le SCAF représente l’un des projets les plus ambitieux de l’industrie aéronautique européenne. Avec un budget estimé à près de 50 milliards d’euros sur quinze ans, il vise à équiper la France et l’Allemagne d’un avion de combat de nouvelle génération interopérable, capable de répondre aux menaces aériennes de demain.

    Pourtant, Friedrich Merz a affirmé que « l’Allemagne et la France n’ont pas nécessairement besoin du même avion de combat », semant le doute sur l’engagement allemand. Cette déclaration intervient après plusieurs retards et dépassements budgétaires déjà constatés sur le projet. Pour les experts, elle illustre le risque que la coopération bilatérale se fragilise, ce qui pourrait compromettre la livraison des premières unités prévues dans la décennie à venir.

    En outre, le SCAF ne se limite pas à l’avion lui-même. Il inclut le développement de drones de combat et l’intégration de systèmes d’armes numériques avancés. Cette complexité technique renforce l’importance de l’alignement stratégique entre Paris et Berlin. Or, les récentes déclarations de Merz font planer la menace d’une divergence de vision entre les deux pays, avec des conséquences financières et industrielles significatives.

    Des conséquences industrielles et stratégiques majeures

    L’instabilité politique autour du SCAF a des répercussions directes sur les industriels impliqués. Dassault Aviation, Airbus et d’autres partenaires européens comptent sur une planification précise pour gérer les phases de conception et de production. Tout retard ou désaccord stratégique peut générer des surcoûts et retarder l’entrée en service.

    Selon Friedrich Merz, « il est envisageable que l’Allemagne réduise son engagement dans le programme SCAF ». Une réduction de participation pourrait entraîner non seulement des tensions industrielles, mais aussi une redistribution des responsabilités de développement, mettant la France en position de devoir financer davantage le projet. La situation pourrait également compliquer l’interopérabilité future entre les forces aériennes françaises et allemandes, élément pourtant central pour la sécurité européenne.

    Par ailleurs, le SCAF n’est pas qu’un enjeu industriel. Il constitue également une question stratégique : disposer d’un avion de combat capable de rivaliser technologiquement avec les appareils américains et russes est un objectif partagé par Paris et Berlin. La remise en cause allemande pourrait affaiblir cette ambition, au moment où les besoins en défense européenne sont croissants.

    Vous avez aimé cet article ? Abonnez-vous à notre Newsletter gratuite pour des articles captivants, du contenu exclusif et les dernières actualités.

  • Alerte piratage : des accès internes à la Gendarmerie et au ministère des Armées diffusés en ligne

    Selon le média spécialisé French Breaches, des captures d’écran montrant des sessions actives sur des portails internes de la Gendarmerie nationale et du ministère des Armées circulent actuellement dans des espaces fréquentés par des cybercriminels. Les éléments publiés suggèrent non pas une faille technique sur les sites institutionnels eux-mêmes, mais la compromission de comptes d’agents disposant d’accès légitimes aux systèmes.

    Cette révélation intervient dans un contexte déjà tendu pour la cybersécurité de l’État, moins de 24 heures après l’affaire FICOBA, où 1,2 million d’IBAN auraient été consultés via un compte agent compromis. Le rapprochement temporel nourrit les interrogations sur la robustesse des mécanismes de protection des identités numériques au sein des administrations sensibles.

    Des portails internes exposés via des comptes authentifiés

    D’après French Breaches, les captures diffusées montrent des accès actifs à des services internes de la Gendarmerie nationale ainsi qu’à des plateformes de gestion des ressources humaines du Ministère des Armées. Les connexions semblent passer par MindefConnect avec authentification multifacteur activée, ce qui renforce l’hypothèse d’identifiants valides plutôt que d’une exploitation de vulnérabilité applicative.

    Les interfaces visibles incluraient des outils liés au recrutement, à la formation et à la reconversion. Ces environnements permettent la consultation et parfois la modification de dossiers administratifs, de candidatures ou de données personnelles. Si l’authenticité des captures était confirmée, l’enjeu dépasserait largement la simple atteinte réputationnelle : il s’agirait d’un accès à des données sensibles concernant des personnels de sécurité et de défense.

    Un autre point soulevé par le média concerne l’accès à un compte via Keycloak, solution de gestion des identités et des accès (IAM) utilisée pour centraliser l’authentification aux services internes. Dans un écosystème où de nombreuses applications sont fédérées via un système d’authentification unique, le contrôle d’un compte agent peut ouvrir bien plus que l’application initialement visée.

    L’hypothèse privilégiée : la compromission d’identités

    L’analyse publiée par French Breaches et Seb La Tombe insiste sur un élément essentiel : rien n’indique, à ce stade, que les portails eux-mêmes aient été “hackés”. Les sessions visibles semblent authentifiées de manière classique, avec MFA. Cela oriente vers un scénario de compromission d’identité : phishing ciblé, malware de type infostealer, vol de cookies de session ou réutilisation de mots de passe issus de fuites antérieures.

    Ce type d’incident est souvent plus insidieux qu’une attaque exploitant une faille technique. Un compte valide, doté de droits légitimes, permet de naviguer dans les systèmes sans déclencher immédiatement d’alerte. La menace repose alors sur la capacité de l’attaquant à exploiter ces accès pour effectuer des mouvements latéraux, étendre ses privilèges ou extraire des données.

    Dans le cas d’un accès à l’IAM central, le risque est stratégique. Un attaquant pourrait théoriquement modifier des paramètres de sécurité, autoriser de nouvelles applications ou exploiter des jetons d’authentification pour accéder à d’autres briques du système d’information ministériel. Dans des environnements de défense, où les architectures sont interconnectées, la question n’est pas uniquement celle des données consultées, mais celle du potentiel d’escalade.

    À ce stade, aucune communication officielle détaillée n’a confirmé l’incident ou son ampleur.

    Vous avez aimé cet article ? Abonnez-vous à notre Newsletter gratuite pour des articles captivants, du contenu exclusif et les dernières actualités.