Auteur/autrice : lepoudreux

  • La Suisse confirme l’achat de drones MALE Hermes 900… qui risquent ne pas pouvoir voler pendant l’hiver

    L’achat de trente-six chasseurs-bombardiers F-35A n’est pas le seul à être controversé en Suisse : celui de six drones MALE [Moyenne Altitude Longue Endurance] Hermes 900 HFE, auprès du groupe israélien Elbit, l’est tout autant. La commande de ces appareils, dans le cadre du programme ADS15, avait été annoncée par le département de la Défense,…

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  • Gaza : l’armée israélienne contrôle 40 % de la ville et poursuit ses bombardements

    La guerre continue à Gaza. L’armée israélienne est entrée dans la ville. Elle annonce contrôler 40 % du territoire. Les bombardements se poursuivent sur place. La situation humanitaire est toujours catastrophique pour les Gazaouis.

    L’armée israélienne contrôle 40 % de la ville de Gaza

    L’armée israélienne revendique le contrôle de 40 % de la ville de Gaza, épicentre stratégique et symbolique du territoire palestinien. Cette annonce survient dans un contexte où la guerre a déjà coûté la vie à plus de 64 000 Palestiniens, selon les autorités locales de santé, et où la situation humanitaire atteint un seuil critique. Tandis que les frappes israéliennes se poursuivent sans relâche, l’ONU a confirmé l’installation d’une famine dans l’ensemble de la bande de Gaza.

    Ce contrôle de Gaza constitue une étape décisive dans l’offensive israélienne. Cette progression est considérée par Tel-Aviv comme une victoire partielle mais déterminante pour la suite de l’opération. Le porte-parole militaire, le brigadier-général Effie Defrin, précise à l’AFP que « l’opération va s’étendre et s’intensifier dans les prochains jours », promettant une pression continue jusqu’à ce que le Hamas perde ses bastions. La stratégie consiste à resserrer l’étau autour des quartiers nord et est de la ville, tout en frappant les tunnels souterrains et les infrastructures de commandement du Hamas.

    Ainsi, l’armée planifie déjà d’élargir son offensive vers les zones encore tenues par le mouvement palestinien, notamment les camps de réfugiés densément peuplés. Cette prise de contrôle ne s’accompagne pas d’une amélioration des conditions de vie à Gaza. La situation humanitaire est décrite par l’ONU comme « catastrophique ». La raréfaction des denrées alimentaires, combinée à l’effondrement du système de distribution humanitaire, plonge la population dans une survie quotidienne. Les files d’attente devant les rares boulangeries encore ouvertes s’étendent sur plusieurs centaines de mètres, tandis que les hôpitaux, privés d’électricité, doivent fonctionner avec des générateurs de fortune.

    Dans de nombreux quartiers de Gaza-Ville, l’eau potable manque, forçant les familles à puiser dans des puits contaminés. Cette dégradation sanitaire laisse craindre l’émergence de maladies épidémiques.

    Gaza-Ville, un champ de ruines sous tension internationale

    La prise de contrôle de 40 % de Gaza-Ville illustre l’ampleur des destructions dans le centre urbain. Selon les images et témoignages relayés par plusieurs médias, de larges zones de la ville ont été réduites en décombres après des bombardements répétés. Les frappes israéliennes visent régulièrement des tours résidentielles. Pour Tel-Aviv, la maîtrise partielle de la ville constitue un levier stratégique et psychologique. Mais cette avancée se heurte à une résistance persistante du Hamas, qui continue de lancer des roquettes et d’utiliser les tunnels urbains comme réseaux de défense. Les combats de rue restent intenses dans plusieurs quartiers encore hors de contrôle israélien.

    Sur le plan diplomatique, les annonces de Tel-Aviv ravivent les tensions. Les États-Unis appellent Israël à « protéger les civils », tandis que plusieurs pays européens réclament un cessez-le-feu immédiat. Cependant, l’armée israélienne continue d’affirmer que l’objectif reste la neutralisation totale des capacités militaires du Hamas.

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  • Lutte contre le narcotrafic : Les États-Unis vont déployer dix chasseurs-bombardiers F-35 à Porto Rico

    Ces derniers jours, déterminés à lutter contre le trafic de drogue, au point de classer certains groupes criminels qui s’y livrent parmi les organisations terroristes, comme le cartel mexicain de Sinaloa et le gang vénézuélien Tren de Aragua, les États-Unis ont renforcé leur présence militaire dans les Caraïbes en y envoyant sept navires de surface,…

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  • ASGARD : le supercalculateur classifié de l’Armée pour l’IA

    Le 4 septembre 2025, le ministère des Armées a inauguré à Suresnes son nouvel atout stratégique : un supercalculateur classifié baptisé ASGARD. Installée au Mont-Valérien, cette infrastructure de pointe, financée dans le cadre de la Loi de programmation militaire, marque une étape clé pour l’intelligence artificielle appliquée à la défense. Avec cette capacité souveraine, la France entend accélérer ses développements technologiques, préserver son autonomie et s’imposer comme référence en Europe.

    ASGARD : l’intelligence artificielle de défense prend racine à Suresnes

    ASGARD est hébergé dans une enceinte hautement sécurisée du Mont-Valérien. C’est là, à deux pas de Paris, que l’armée concentre désormais ses ressources de calcul les plus sensibles. Le choix du site n’est pas anodin : infrastructures protégées, proximité avec les centres de décision, capacité à travailler en environnement classifié.

    L’ambition est claire : franchir un seuil. Le communiqué officiel souligne qu’ASGARD « sera capable d’entraîner des modèles d’IA dits de fondation ». Ces architectures, parmi les plus complexes du moment, exigent une puissance de calcul hors norme. Avec cette installation, la France revendique le rang de « plus puissant supercalculateur militaire d’Europe, le 3ᵉ au monde ». Pour Sébastien Lecornu, l’enjeu est immédiat : « Il faut aller aussi vite que possible dans le domaine de l’intelligence artificielle, et cela suppose une puissance de calcul à la hauteur », relaye 20 Minutes.

    L’intelligence artificielle militaire : des applications concrètes pour la défense en Europe

    Les cas d’usage sont multiples. L’IA embarquée doit améliorer l’autonomie des systèmes : drones, robots terrestres, véhicules blindés. L’IA des opérations apportera un appui décisif en traitement du renseignement et en analyse en temps réel. Enfin, l’IA organique soutiendra la logistique, la maintenance et la préparation opérationnelle. Tous ces champs nécessitent une machine capable de digérer des flux massifs, classifiés et hétérogènes.

    Le calendrier est déjà lancé. L’inauguration a eu lieu début septembre, mais l’exploitation commencera progressivement. « On pourra commencer à entraîner nos modèles dans deux mois », confiait un responsable à Les Échos. L’objectif fixé est une pleine capacité opérationnelle d’ici fin 2025. Cette montée en puissance s’inscrit dans un contexte de réarmement : la dernière actualisation de la LPM réserve 10 milliards d’euros à l’innovation, avec une priorité nette à l’intelligence artificielle.

    Gouvernance, sécurité et industrialisation de l’intelligence artificielle militaire

    La gouvernance d’ASGARD a été confiée à l’Agence ministérielle pour l’intelligence artificielle de défense (AMIAD), avec un appui structurant du Commissariat au numérique de défense (CND). Tous les opérateurs seront des personnels habilités secret-défense, garantissant un niveau de sécurité maximal. L’infrastructure n’accueillera donc aucune donnée extérieure sans validation stricte, ce qui préserve la souveraineté française et son indépendance vis-à-vis de partenaires étrangers.

    Au-delà de l’outil, c’est l’écosystème qui se structure. L’AMIAD, dotée d’un budget de 300 millions d’euros et d’un plan de 300 recrutements d’ici 2026, devient le bras armé de l’IA militaire. Associée à des partenaires industriels comme Mistral AI, elle incarne l’ambition d’une filière française, arrimée à l’Europe, mais affranchie des dépendances stratégiques.

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