Auteur/autrice : lepoudreux

  • Intelligence artificielle : Le ministère des Armées a inauguré le supercalculateur le plus puissant d’Europe

    En 2017, alors ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian avait fait de l’intelligence artificielle un « enjeu stratégique », en soulignant qu’elle était à l’origine d’une « troisième rupture technologique, après la dissuasion nucléaire et l’explosion des technologies de l’information et du numérique ». Ce qui supposait donc de réaliser d’importants investissements pour ne pas se laisser distancer…

    Cet article Intelligence artificielle : Le ministère des Armées a inauguré le supercalculateur le plus puissant d’Europe est apparu en premier sur Zone Militaire.

  • Le standard Block 4 du F-35 sera livré avec cinq ans de retard et avec moins de capacités que prévu

    Bien qu’il soit en service, le chasseur-bombardier F-35 ne disposera de l’ensemble des capacités inscrites dans son cahier des charges qu’à partir de la version dite « Block 4 », dont le développement a pris du retard, avec d’importants surcoûts à la clé. Dans le détail, un F-35 porté au standard Block 4 aura 66 fonctionnalités supplémentaires,…

    Cet article Le standard Block 4 du F-35 sera livré avec cinq ans de retard et avec moins de capacités que prévu est apparu en premier sur Zone Militaire.

  • Ukraine : Macron « a su redonner à mon peuple une part de la confiance perdue » estime Walid Harfouch

    Plus de trois ans et demi de guerre ont laissé l’Ukraine exsangue, à la fois militairement et moralement. Les frappes russes quotidiennes entretiennent un climat d’épuisement, et la rencontre en Alaska entre Trump et Poutine, jugée ambiguë voire ressentie presque comme une trahison, avait ravivé le spectre d’un abandon occidental. Kiev craignait alors que son destin ne se négocie au détriment de sa souveraineté.

    Mercredi 3 septembre 2025 dans la soirée, l’Élysée a offert une rupture nette avec ce sentiment. Emmanuel Macron, aux côtés de Volodymyr Zelensky, a déclaré que les Européens étaient prêts à garantir la sécurité de l’Ukraine dès la signature d’un accord de paix. Une déclaration inédite qui marque une évolution diplomatique majeure. « La sécurité de l’Ukraine et des Ukrainiens est aussi celle de l’Europe », a insisté le président français, inscrivant son propos dans une logique de sécurité collective.

    Walid Harfouch : «  L’Union européenne donne aujourd’hui des gages concrets à l’Ukraine »

    Pour Walid Harfouch, ancien vice-président de la télévision nationale ukrainienne et ex-dirigeant d’Euronews, ces paroles redéfinissent le rapport entre Kiev et ses partenaires européens : « L’Union européenne, longtemps perçue comme hésitante, donne aujourd’hui des gages concrets à l’Ukraine. Cette dynamique est largement impulsée par Emmanuel Macron, qui s’impose de plus en plus comme le premier ami de l’Ukraine en Europe. »

    L’annonce est intervenue quelques heures après de nouvelles frappes russes massives. Dans ce contexte, la portée symbolique de l’engagement français est considérable. « Pour les Ukrainiens, explique Walid Harfouch, cela change tout : on ne se sent plus seuls, on voit qu’il existe une protection réelle, pas seulement des mots. »

    Au-delà de l’effet politique, le discours parisien agit comme un levier psychologique : il redonne confiance à une population durement éprouvée par l’usure d’un conflit prolongé.

    Vers une consolidation européenne autour de l’Ukraine

    La déclaration d’Emmanuel Macron intervient par ailleurs à la veille d’une réunion de la « coalition des volontaires », qui rassemble une trentaine de pays européens prêts à coordonner leur soutien à l’Ukraine ce 4 septembre 2025. Le signal donné par Paris devrait peser dans les discussions et renforcer l’architecture sécuritaire en construction autour de Kiev.

    Harfouch résume ainsi l’enjeu : « L’avenir de l’Ukraine est indissociable de l’Europe, et Emmanuel Macron a su hier soir redonner à mon peuple une part de la confiance qu’il avait perdue », analyse celui qui connaît bien l’administration de Volodymyr Zelenski, dont il est personnellement proche.

    Vous avez aimé cet article ? Abonnez-vous à notre Newsletter gratuite pour des articles captivants, du contenu exclusif et les dernières actualités.

    Pour plus d’actualités comme celle-ci, visitez Armees.com.

  • SYDERAL : la France veut son arme laser anti-drones

    Le 22 août 2025, la Direction générale de l’armement (DGA) a notifié un marché majeur pour le développement de SYDERAL (Système Laser de Défense de Nouvelle Génération). Ce démonstrateur de forte puissance s’inscrit dans la Loi de programmation militaire 2024-2030 et doit répondre à l’évolution rapide de la menace aérienne, marquée par la prolifération des drones tactiques et des munitions rôdeuses. Objectif : équiper les forces armées françaises à l’horizon 2030 d’un système laser souverain et compétitif face aux avancées américaines, chinoises et israéliennes.

    SYDERAL : Une architecture modulaire pour une puissance inédite

    SYDERAL doit délivrer une puissance de plusieurs dizaines de kilowatts, un saut capacitaire significatif par rapport au démonstrateur HELMA-P testé depuis 2020. L’innovation clé repose sur la combinaison et la concentration de faisceaux laser, technologie permettant de générer une énergie focalisée sur des cibles rapides et de petite taille.

    Le système se veut compact, modulaire et évolutif, adapté à une intégration sur différentes plateformes terrestres et navales. Conçu pour être opérationnel de jour comme de nuit, il inclura un suivi vidéo automatique de haute précision et une optique adaptative capable de corriger les turbulences atmosphériques. Ces éléments doivent garantir, selon la DGA, une « efficacité accrue par rapport aux systèmes étrangers déjà testés ».

    Des cibles élargies : des drones aux munitions téléopérées

    La menace ne se limite plus aux drones de loisir ou tactiques. Les armées doivent aussi composer avec des roquettes, obus de mortier et munitions téléopérées capables de saturer les défenses classiques. SYDERAL sera évalué contre ces menaces dites « à bas coût », où la rentabilité de la défense est primordiale.

    Contrairement à une batterie de missiles sol-air, chaque tir de laser représente un coût marginal proche de zéro une fois l’architecture déployée. Cette économie, combinée à la vitesse de propagation de la lumière, offre des perspectives inédites en matière d’interception et de résilience.

    L’armée française n’en est pas à son coup d’essai : le HELMA-P de CILAS, d’une puissance de 2 kW, avait déjà démontré en 2022 sa capacité à détruire un drone en quelques secondes depuis la frégate Forbin. Ce système avait ensuite protégé les Jeux olympiques de Paris 2024, confirmant l’intérêt opérationnel de la technologie. SYDERAL représente l’étape suivante, avec un objectif de neutralisation élargie et une montée en puissance vers des cibles plus complexes, notamment les missiles.

    Un consortium industriel et une stratégie souveraine pour le projet SYDERAL

    La réussite de SYDERAL repose sur un partenariat industriel inédit.

    • MBDA : intégration système et expertise en architecture de défense.
    • Safran Electronics & Defense : capteurs et systèmes de poursuite optique.
    • Thales : électronique et systèmes de commandement.
    • CILAS : sources laser de haute énergie.

    Cette alliance s’appuie sur un socle posé en 2024, avec une notification de 10 millions d’euros attribuée à Lumibird et CILAS. L’objectif initial était de développer une filière nationale de sources laser combinables. Désormais, SYDERAL devient la première marche vers une arme laser stratégique souveraine, capable de rivaliser avec les développements américains (programmes HELIOS et DE M-SHORAD), israéliens (Iron Beam) et chinois.

    Vous avez aimé cet article ? Abonnez-vous à notre Newsletter gratuite pour des articles captivants, du contenu exclusif et les dernières actualités.

    Pour plus d’actualités comme celle-ci, visitez Armees.com.