Catégorie : Comment

  • Le Canada prépare la commande de 14 chasseurs-bombardiers F-35A supplémentaires

    Il y a près d’un an, en raison de tensions diplomatiques et commerciales avec les États-Unis, le gouvernement canadien décida de « reconsidérer » son achat de 88 chasseurs-bombardiers F-35A auprès de Lockheed Martin, alors que 16 appareils avaient déjà fait l’objet d’une commande ferme. Finaliste malheureux de l’appel d’offres qu’Ottawa avait lancé en 2022 pour remplacer…

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  • L’US Air Force aurait reçu des F-35A provisoirement privés de radar

    En janvier 2023, Northrop Grumman fit savoir qu’un nouveau radar à balayage électronique actif [AESA], appelé AN/APG-85, était en cours de développement pour équiper les chasseurs-bombardiers F-35 portés aux standard TR3 et Block 4. Et donc remplacer l’actuel AN/APG-81 installé sur les appareils déjà en service. « Le développement et l’intégration de l’AN/APG-85 feront appel aux…

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  • La Russie bloque WhatsApp et Telegram pour mieux contrôler sa population

    Afin de renforcer la surveillance des échanges de sa population, la Russie vient d’annoncer le blocage de WhatsApp et Telegram. Le régime renforce ainsi la surveillance des Russes, alors que la guerre en Ukraine s’enlise.

    WhatsApp et Telegram plus accessibles depuis la Russie

    Le blocage de WhatsApp et les restrictions imposées à Telegram en Russie ont été annoncés à partir du 12 février 2026, plaçant l’État au cœur d’une stratégie visant à réduire l’usage de messageries cryptées difficiles à surveiller, pour imposer une alternative contrôlée par les autorités. Le porte parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a expliqué que la décision faisait suite au refus de Meta Corporation de se conformer à la législation russe, notamment en matière de stockage et de traitement des données locales.

    Selon les déclarations de WhatsApp, environ 100 millions d’utilisateurs russes pourraient être touchés par l’arrêt d’accès, l’entreprise affirmant que Moscou cherche à pousser ces utilisateurs vers une application de surveillance détenue par l’État. Ce blocage s’inscrit dans une dynamique où les autorités russes réclament que toutes les plateformes étrangères stockent les données des citoyens sur des serveurs situés en Russie, une condition que Meta n’aurait pas remplie à la satisfaction des régulateurs.

    Telegram restreint : un second cordon de contrôle

    Alors que WhatsApp est désormais inaccessible, Telegram, autre plateforme très populaire en Russie, fait l’objet de restrictions sévères imposées par Roskomnadzor, le régulateur des communications du pays. Ces limitations ont débuté avant le blocage total de WhatsApp et se reflètent notamment dans des ralentissements d’accès ou des perturbations rapportés par les utilisateurs à travers le pays : certains messages et contenus prennent plus de temps à charger ou sont dégradés dans leurs performances.

    Les autorités russes reprochent à Telegram de ne pas répondre suffisamment aux exigences légales locales, notamment en matière de coopération pour supprimer des contenus jugés illégaux ou extrémistes, et ont évoqué l’intention de forcer l’application à se conformer ou à accepter des limitations plus lourdes. De fait, des critiques internes ont émergé, y compris de certains membres de l’armée russe. Ces derniers se plaignent que les ralentissements affectent la communication quotidienne, reflétant une tension croissante entre le désir d’ouverture technologique et les impératifs politiques du contrôle social.

    Surveillance étatique accrue et alternative locale

    La stratégie russe s’articule autour de la promotion de Max, une application de messagerie locale soutenue par l’État, conçue pour être plus entièrement contrôlable par les autorités que les plateformes étrangères comme WhatsApp et Telegram. WhatsApp a qualifié cette manœuvre de tentative de diriger les citoyens vers un outil de surveillance étatique, estimant que, en privant les Russes de moyens de communication privés et sécurisés, le gouvernement porte atteinte à leurs droits fondamentaux.

    Le porte parole du Kremlin a justifié ces actions en termes de sécurité nationale, insistant sur la nécessité pour les entreprises de technologies étrangères de se conformer au cadre juridique russe ou, sinon, de faire face à des interdictions.

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  • Adama Traoré : la Cour de cassation met fin à dix ans de procédure

    Le 11 février 2026, la Cour de cassation a confirmé le non-lieu dans l’affaire Adama Traoré, rendant la décision définitive pour les trois gendarmes du Val-d’Oise. Cette validation clôt une séquence judiciaire ouverte depuis la mort d’Adama Traoré, le 19 juillet 2016, à Persan, après une interpellation à Beaumont-sur-Oise. Ainsi, près de dix ans après les faits, l’affaire Adama Traoré se referme sur le plan pénal national.

    Adama Traoré : une procédure longue, jalonnée de décisions judiciaires et d’un non-lieu confirmé

    Le non-lieu avait été prononcé en août 2023 par les juges d’instruction, puis confirmé en mai 2024 par la cour d’appel de Paris. Toutefois, la famille d’Adama Traoré avait formé un pourvoi, estimant que des zones d’ombre subsistaient. Le 11 février 2026, la Cour de cassation a validé définitivement le non-lieu, mettant fin à toute possibilité de poursuites devant les juridictions françaises. Selon Le Figaro, cette décision « met fin à dix ans de procédure ».

    En effet, Adama Traoré est décédé le 19 juillet 2016, soit près de dix ans avant l’arrêt définitif. Trois gendarmes étaient visés par l’enquête. Dès lors, la confirmation du non-lieu par la Cour de cassation signifie qu’aucune charge pénale n’est retenue contre eux. Selon Le Parisien, les magistrats de la cour d’appel avaient estimé que les gestes des militaires s’inscrivaient dans le cadre légal et n’engageaient pas leur responsabilité pénale. La haute juridiction n’a pas remis en cause cette analyse.

    Les motivations du non-lieu validé par la Cour de cassation

    Dans l’affaire Adama Traoré, la question des causes du décès a structuré le débat judiciaire. Les expertises ont conclu à un coup de chaleur comme cause de la mort, un élément central retenu par les juridictions d’instruction. Franceinfo rapporte que la Cour de cassation a prononcé un non-lieu définitif en faveur des gendarmes accusés de violences ayant entraîné la mort. Ainsi, la juridiction suprême a considéré que les éléments constitutifs d’une infraction pénale n’étaient pas réunis.

    Par ailleurs, selon Le Monde, les juges d’instruction avaient refusé d’ordonner une reconstitution de la scène, demande formulée par la famille d’Adama Traoré. La Cour de cassation n’a pas jugé que cette absence constituait une irrégularité de nature à invalider la procédure, et le non-lieu est devenu définitif. Cette décision signifie, juridiquement, que l’instruction n’a pas établi de charges suffisantes pour renvoyer les gendarmes devant une juridiction de jugement.

    Réactions et perspectives après la décision de non-lieu

    La confirmation du non-lieu dans l’affaire Adama Traoré a suscité de vives réactions. Assa Traoré, sœur du défunt, a qualifié la décision de « scandaleuse » et estimé que l’affaire « pèse sur la justice française ». De son côté, Me Yassine Bouzrou, avocat de la famille, a déclaré : « Nous ferons en sorte que la condamnation de la France soit exemplaire », annonçant un recours devant la Cour européenne des droits de l’Homme, selon RTL.

    Ainsi, si la Cour de cassation a définitivement validé le non-lieu, la famille d’Adama Traoré entend porter le dossier sur le terrain européen. Toutefois, sur le plan national, la procédure est désormais close. La décision du 11 février 2026 marque donc l’aboutissement judiciaire d’un dossier emblématique, dans lequel le non-lieu confirmé par la Cour de cassation constitue l’ultime étape.

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