Catégorie : Comment

  • Lockheed Martin dévoile le Lamprey, un nouveau concept de drone sous-marin « révolutionnaire »

    La lamproie n’est pas exactement un poisson mais un agnathe puisqu’elle est dépourvue de mâchoire. En revanche, elle a une bouche en forme d’entonnoir et des « dents » cornées, ce qui lui permet de s’accrocher à sa proie pour lui aspirer le sang. Selon les sources, il y aurait une quarantaine d’espèces différentes de ce vertébré…

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  • Lockheed Martin dévoile le Lamprey, un nouveau concept de drone sous-marin « révolutionnaire »

    La lamproie n’est pas exactement un poisson mais un agnathe puisqu’elle est dépourvue de mâchoire. En revanche, elle a une bouche en forme d’entonnoir et des « dents » cornées, ce qui lui permet de s’accrocher à sa proie pour lui aspirer le sang. Selon les sources, il y aurait une quarantaine d’espèces différentes de ce vertébré…

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  • Munitions : les États-Unis signent un accord avec RTX pour accélérer la production

    La production de munitions est l’un des piliers stratégiques de la défense des États-Unis. Pour accélérer le processus, le Département de la Guerre vient de signer un accord majeur avec le géant RTX.

    Bientôt plus de munitions pour les États-Unis

    Le géant américain RTX, à travers sa division Raytheon, vient de conclure avec le Département de la Guerre américain des accords majeurs visant à augmenter la production de munitions critiques pour les forces américaines et leurs alliés, intégrant une stratégie de renforcement industriel à long terme. RTX a annoncé que sa filiale Raytheon a signé cinq accords-cadres d’une durée pouvant aller jusqu’à sept ans avec le Département de la Guerre des États-Unis. Ces accords couvrent notamment des systèmes de missiles de haute importance stratégique, dont les Tomahawk cruise missiles, les AMRAAM air-to-air missiles et plusieurs types d’intercepteurs.

    Dans le cadre de ces accords, RTX prévoit de porter la production annuelle de Tomahawk à plus de 1 000 unités, d’augmenter celle d’AMRAAM à au moins 1 900 missiles par an et de dépasser les 500 missiles SM-6 produits annuellement. Les productions des intercepteurs SM-3 Block IIA et SM-3 Block IB seront également renforcées, avec des cadences qui pourraient être multipliées par deux à quatre selon les lignes de production. Ces accords sont présentés par la direction de RTX comme un changement de paradigme dans la manière dont l’État fédéral et l’industrie privée coopèrent pour accélérer la livraison de technologies critiques.

    L’augmentation prévue de la production se déroule dans un contexte où Washington s’efforce de reconstituer ses stocks de munitions et de moderniser sa base industrielle de défense après des périodes de forte utilisation dans différents théâtres d’opérations, et face à des tensions globales persistantes.

    Objectifs industriels et réponse à une demande mondiale de munitions

    La démarche de RTX s’inscrit dans une logique industrielle et stratégique globale. Les accords signés couvrent des munitions de précision jugées critiques non seulement par le Département de la Guerre américain, mais aussi par de nombreux pays partenaires qui s’appuient sur les mêmes systèmes. La demande mondiale pour des missiles à guidage avancé a augmenté, notamment en raison des engagements militaires prolongés et des besoins en capacité de dissuasion.

    Au-delà de l’augmentation des volumes, RTX entend également accélérer les délais de livraison, un élément essentiel pour améliorer la réactivité opérationnelle des forces armées. Ces accords à long terme permettent d’assurer une visibilité industrielle et financière suffisante pour investir dans les installations, les équipements et la main-d’œuvre nécessaires à une production soutenue. Les sites de production concernés incluent des installations historiques de Raytheon situées en Arizona, en Alabama et au Massachusetts, où RTX envisage d’optimiser les chaînes de production existantes.

    Ainsi, la croissance de la production devrait se faire dans un environnement où de nombreux systèmes verront leurs cadences multipliées par rapport à leur niveau actuel, attestant d’un changement significatif dans la capacité industrielle américaine à produire des munitions de haute technologie.

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  • SCAF : la tentation allemande d’un chasseur national fragilise l’architecture militaire européenne

    Au début du mois de février 2026, le SCAF apparaît plus que jamais comme un programme sous tension. Alors que le projet devait structurer la supériorité aérienne européenne de long terme, plusieurs acteurs militaires et industriels allemands plaident désormais pour un chasseur national, remettant en cause l’architecture commune imaginée avec la France.

    Le SCAF, un système de combat aérien pensé pour la supériorité militaire

    Le SCAF ne se limite pas à un simple avion de combat. Il repose sur une logique de système, combinant un chasseur de nouvelle génération, des effecteurs déportés et un réseau de combat numérique. Pour les forces armées françaises, ce modèle vise à maintenir la supériorité aérienne face à des adversaires dotés de capacités anti-accès avancées, tout en garantissant l’autonomie stratégique nationale.

    Dans cette logique, le rôle central confié à Dassault Aviation répond à une exigence militaire précise. Le constructeur français est aujourd’hui le seul en Europe à disposer d’une expérience complète, récente et souveraine dans la conception d’un avion de combat pleinement opérationnel. Cette continuité industrielle est considérée à Paris comme indispensable pour garantir la crédibilité opérationnelle du SCAF.

    Côté allemand, la perception est sensiblement différente. La Luftwaffe privilégie une approche plus intégrée aux standards de l’OTAN, marquée par l’interopérabilité avec les forces américaines. Cette orientation se reflète dans l’acquisition du F-35, choix qui pèse lourdement sur la vision allemande du SCAF et nourrit le scepticisme quant à son adéquation aux besoins opérationnels immédiats.

    Les critiques allemandes du SCAF à l’aune des besoins militaires

    Les réserves exprimées en Allemagne à propos du SCAF dépassent désormais le cadre industriel. Elles touchent directement à la conception du combat aérien futur. Pour une partie des responsables allemands, le programme ne garantirait pas une maîtrise suffisante des technologies clés, notamment en matière de commandement du système et de partage des données tactiques.

    Les syndicats de l’industrie de défense allemande soulignent que le SCAF devait initialement reposer sur un équilibre strict entre partenaires militaires. Or, selon eux, la prééminence française dans la conception du chasseur remettrait en cause cette logique, créant un déséquilibre perçu comme incompatible avec une souveraineté opérationnelle allemande.

    Dans un contexte de réarmement rapide et de multiplication des théâtres de tension, l’Allemagne cherche à garantir une capacité de décision autonome. Pour certains cercles militaires, développer un chasseur national ou rejoindre un programme alternatif permettrait de sécuriser une chaîne de commandement plus conforme à leurs doctrines d’emploi, quitte à fragiliser le SCAF.

    Un éclatement du SCAF aux conséquences stratégiques majeures

    L’hypothèse d’un retrait allemand du SCAF pose un problème stratégique majeur pour la défense européenne. Le programme devait servir de socle à une convergence doctrinale entre forces aériennes européennes. Un éclatement du projet entraînerait mécaniquement une fragmentation des capacités, des standards et des chaînes logistiques.

    Sur le plan militaire, deux chasseurs concurrents en Europe réduiraient les effets de masse recherchés face aux grandes puissances aériennes. Cette duplication affaiblirait la crédibilité d’une réponse européenne coordonnée, tout en augmentant les coûts de maintien en condition opérationnelle pour chaque nation engagée.

    Pour la France, un SCAF sans l’Allemagne resterait militairement cohérent, mais politiquement affaibli. Pour l’Allemagne, un chasseur national renforcerait l’autonomie perçue, mais au prix d’une perte d’intégration stratégique européenne. Dans les deux cas, la crise actuelle du SCAF révèle moins un désaccord ponctuel qu’une divergence profonde de visions militaires entre Paris et Berlin.

    Un autre effet direct d’une sortie allemande du SCAF concernerait la crédibilité européenne dans les opérations aériennes de haute intensité. Le programme devait permettre une planification commune des doctrines d’emploi, de la pénétration en environnement contesté jusqu’à la gestion du combat collaboratif. Sans SCAF partagé, les forces aériennes européennes risqueraient de diverger durablement sur les concepts d’emploi, compliquant l’intégration opérationnelle lors d’engagements multinationaux, pourtant devenus la norme sur le flanc est de l’OTAN comme dans les opérations de projection.

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