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  • Starlink au cœur de la guerre en Ukraine ? Une accusation explosive vise Moscou

    La guerre en Ukraine prend un nouveau tour avec des accusations selon lesquelles la Russie utiliserait le service satellite Starlink pour améliorer ses drones d’attaque. Kyiv, avec l’aide de SpaceX, cherche des solutions pour contrer ce détournement technologique qui pourrait modifier l’équilibre des forces dans la région.

    Starlink, un allié détourné ?

    Les renseignements ukrainiens affirment que l’armée russe possède des terminaux Starlink. Selon eux, ces appareils auraient été obtenus via des circuits parallèles et des importations par des pays tiers, sans passer par une vente officielle de SpaceX. Elon Musk avait d’ailleurs démenti en février 2024 toute vente de terminaux Starlink à la Russie. Malgré cela, la présence de ces boîtiers chez les forces russes soulève de sérieuses questions.

    L’Ukraine travaille avec SpaceX pour trouver des moyens d’empêcher l’usage russe de ces technologies. Sur le sujet, le ministre ukrainien de la Défense, Mykhaïlo Fedorov, a souligné l’importance d’une intervention rapide de Gwynne Shotwell, présidente de SpaceX. Le Parisien rapporte un message posté sur Telegram : « Quelques heures après l’apparition de drones russes dotés d’une connectivité Starlink au-dessus de villes ukrainiennes, l’équipe du ministère de la Défense a rapidement contacté SpaceX et proposé des moyens de résoudre le problème. »

    Quelle menace représente Starlink ?

    L’Institut pour l’étude de la guerre (ISW) a documenté l’intégration de cette technologie des drones à des drones russes depuis fin décembre, ce qui permettrait à ces appareils d’attaquer des cibles situées jusqu’à 500 kilomètres. Une telle portée mettrait en danger une grande partie de l’Ukraine, toute la Moldavie, et certaines zones de la Pologne, de la Roumanie et de la Lituanie. Ces éléments posent des questions sur la vulnérabilité des moyens de communication et de la technologie en temps de guerre.

    L’utilisation de Starlink par Moscou est d’autant plus délicate pour Kyiv que l’Ukraine dépend largement du même réseau pour ses communications militaires. Elon Musk, conscient de cette dépendance ukrainienne, a rappelé sur X (anciennement Twitter) que Starlink est la « colonne vertébrale des communications militaires ukrainiennes ».

    Réactions à l’international

    Face à ces allégations, la Pologne a réagi rapidement en finançant les coûts de Starlink pour l’Ukraine, tout en demandant publiquement à Elon Musk de couper l’accès de l’armée russe à Starlink. La réponse de Musk à cette demande a été vive. Sur X, il a répondu au chef de la diplomatie polonaise, Radoslaw Sikorski, en estimant que celui-ci ne comprenait pas l’ampleur de la situation, et en rappelant la dépendance ukrainienne à Starlink.

    Cette altercation n’est pas un cas isolé dans les tensions entre Musk et des acteurs politiques. En mars 2025, Musk avait brièvement menacé de couper l’accès de l’armée ukrainienne pour faire pression sur le président Volodymyr Zelensky afin qu’il accepte un accord de paix soutenu par la Maison Blanche.

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  • Starlink au cœur de la guerre en Ukraine ? Une accusation explosive vise Moscou

    La guerre en Ukraine prend un nouveau tour avec des accusations selon lesquelles la Russie utiliserait le service satellite Starlink pour améliorer ses drones d’attaque. Kyiv, avec l’aide de SpaceX, cherche des solutions pour contrer ce détournement technologique qui pourrait modifier l’équilibre des forces dans la région.

    Starlink, un allié détourné ?

    Les renseignements ukrainiens affirment que l’armée russe possède des terminaux Starlink. Selon eux, ces appareils auraient été obtenus via des circuits parallèles et des importations par des pays tiers, sans passer par une vente officielle de SpaceX. Elon Musk avait d’ailleurs démenti en février 2024 toute vente de terminaux Starlink à la Russie. Malgré cela, la présence de ces boîtiers chez les forces russes soulève de sérieuses questions.

    L’Ukraine travaille avec SpaceX pour trouver des moyens d’empêcher l’usage russe de ces technologies. Sur le sujet, le ministre ukrainien de la Défense, Mykhaïlo Fedorov, a souligné l’importance d’une intervention rapide de Gwynne Shotwell, présidente de SpaceX. Le Parisien rapporte un message posté sur Telegram : « Quelques heures après l’apparition de drones russes dotés d’une connectivité Starlink au-dessus de villes ukrainiennes, l’équipe du ministère de la Défense a rapidement contacté SpaceX et proposé des moyens de résoudre le problème. »

    Quelle menace représente Starlink ?

    L’Institut pour l’étude de la guerre (ISW) a documenté l’intégration de cette technologie des drones à des drones russes depuis fin décembre, ce qui permettrait à ces appareils d’attaquer des cibles situées jusqu’à 500 kilomètres. Une telle portée mettrait en danger une grande partie de l’Ukraine, toute la Moldavie, et certaines zones de la Pologne, de la Roumanie et de la Lituanie. Ces éléments posent des questions sur la vulnérabilité des moyens de communication et de la technologie en temps de guerre.

    L’utilisation de Starlink par Moscou est d’autant plus délicate pour Kyiv que l’Ukraine dépend largement du même réseau pour ses communications militaires. Elon Musk, conscient de cette dépendance ukrainienne, a rappelé sur X (anciennement Twitter) que Starlink est la « colonne vertébrale des communications militaires ukrainiennes ».

    Réactions à l’international

    Face à ces allégations, la Pologne a réagi rapidement en finançant les coûts de Starlink pour l’Ukraine, tout en demandant publiquement à Elon Musk de couper l’accès de l’armée russe à Starlink. La réponse de Musk à cette demande a été vive. Sur X, il a répondu au chef de la diplomatie polonaise, Radoslaw Sikorski, en estimant que celui-ci ne comprenait pas l’ampleur de la situation, et en rappelant la dépendance ukrainienne à Starlink.

    Cette altercation n’est pas un cas isolé dans les tensions entre Musk et des acteurs politiques. En mars 2025, Musk avait brièvement menacé de couper l’accès de l’armée ukrainienne pour faire pression sur le président Volodymyr Zelensky afin qu’il accepte un accord de paix soutenu par la Maison Blanche.

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  • Le secret défense qui dérange : pourquoi des équipements américains arrivent à bord des sous-marins français

    Le gouvernement français a donné son feu vert à la vente controversée de LMB Aerospace, spécialiste reconnu des moteurs et ventilateurs électriques, au groupe américain Loar Group. L’accord ravive de vifs échanges sur l’autorité nationale et la surveillance des investissements étrangers en France, et remet en question la stratégie industrielle du pays.

    Détails et enjeux de la vente

    La transaction a été officiellement annoncée le 26 décembre, clôturant une série de négociations exclusives qui étaient engagées depuis février 2025. Le montant de la vente est estimé à 367 millions d’euros, confirme actu.fr. L’opération a reçu l’aval de Bercy (ministère de l’Économie) et de la Direction générale de l’armement (DGA).

    L’opération intervient à un moment important pour LMB, qui réalise 30 % de son chiffre d’affaires aux États-Unis tout en restant dépendante de sa production en France. Fondée en 1956 et basée à Malemort-sur-Corrèze, LMB Aerospace fournit des composants de rang 2 pour des systèmes militaires et civils. Son poids stratégique est renforcé par sa participation à des projets comme l’avion de combat Rafale, les hélicoptères Tigre, les sous-marins nucléaires SNLE de Naval Group et le porte-avions Charles-de-Gaulle.

    Qui est impliqué et comment la vente s’est faite

    Depuis 2022, LMB appartenait à trois fonds d’investissement français : Tikehau Ace Capital, Amundi Private Equity Funds et IDIA Capital Investissement. Ces fonds ont lancé la vente, décision validée par le ministre de l’Économie, Roland Lescure, qui a déclaré : « Un fonds français décide de la vendre, c’est son droit ».

    L’acheteur, Loar Group, est présenté comme un fabricant et fournisseur de composants pour les industries aérospatiales et de défense. Pour assurer une transition contrôlée, l’État a posé des conditions strictes : maintien des activités à Malemort-sur-Corrèze et respect continu des contrats avec les forces armées françaises. Par ailleurs, l’État a mis en place une « action de préférence » et un droit de blocage sur les décisions stratégiques afin de protéger sa souveraineté.

    Réactions politiques et analyses d’experts

    Sur le plan politique, les réactions sont contrastées. Aurélie Trouvé (LFI) qualifie la vente de « suicidaire ». Le Parti communiste et le Parti socialiste y voient un nouvel abandon de la souveraineté industrielle française. Pour Jordan Bardella (RN), il s’agit d’« une grande braderie ». Marine Le Pen a parlé d’« une véritable trahison contre la souveraineté nationale ».

    Du côté des spécialistes, certains nuancent l’enjeu stratégique de LMB. Guillaume Ancel, ancien officier de l’armée, estime que LMB n’est pas une entreprise stratégique majeure et représente selon lui « moins de 10 % du petit marché des ventilateurs militarisés ».

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    Détails et enjeux de la vente

    La transaction a été officiellement annoncée le 26 décembre, clôturant une série de négociations exclusives qui étaient engagées depuis février 2025. Le montant de la vente est estimé à 367 millions d’euros, confirme actu.fr. L’opération a reçu l’aval de Bercy (ministère de l’Économie) et de la Direction générale de l’armement (DGA).

    L’opération intervient à un moment important pour LMB, qui réalise 30 % de son chiffre d’affaires aux États-Unis tout en restant dépendante de sa production en France. Fondée en 1956 et basée à Malemort-sur-Corrèze, LMB Aerospace fournit des composants de rang 2 pour des systèmes militaires et civils. Son poids stratégique est renforcé par sa participation à des projets comme l’avion de combat Rafale, les hélicoptères Tigre, les sous-marins nucléaires SNLE de Naval Group et le porte-avions Charles-de-Gaulle.

    Qui est impliqué et comment la vente s’est faite

    Depuis 2022, LMB appartenait à trois fonds d’investissement français : Tikehau Ace Capital, Amundi Private Equity Funds et IDIA Capital Investissement. Ces fonds ont lancé la vente, décision validée par le ministre de l’Économie, Roland Lescure, qui a déclaré : « Un fonds français décide de la vendre, c’est son droit ».

    L’acheteur, Loar Group, est présenté comme un fabricant et fournisseur de composants pour les industries aérospatiales et de défense. Pour assurer une transition contrôlée, l’État a posé des conditions strictes : maintien des activités à Malemort-sur-Corrèze et respect continu des contrats avec les forces armées françaises. Par ailleurs, l’État a mis en place une « action de préférence » et un droit de blocage sur les décisions stratégiques afin de protéger sa souveraineté.

    Réactions politiques et analyses d’experts

    Sur le plan politique, les réactions sont contrastées. Aurélie Trouvé (LFI) qualifie la vente de « suicidaire ». Le Parti communiste et le Parti socialiste y voient un nouvel abandon de la souveraineté industrielle française. Pour Jordan Bardella (RN), il s’agit d’« une grande braderie ». Marine Le Pen a parlé d’« une véritable trahison contre la souveraineté nationale ».

    Du côté des spécialistes, certains nuancent l’enjeu stratégique de LMB. Guillaume Ancel, ancien officier de l’armée, estime que LMB n’est pas une entreprise stratégique majeure et représente selon lui « moins de 10 % du petit marché des ventilateurs militarisés ».

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