Catégorie : Comment

  • Recel de matériel du ministère des Armées : trois personnes arrêtées dont un militaire

    Les faits se sont déroulés le 27 janvier 2026, en soirée, à Courbevoie, dans les Hauts-de-Seine. Trois individus, parmi lesquels un militaire en activité, ont été arrêtés pour vol et recel de matériel relevant du ministère des Armées. L’enquête, toujours en cours, vise à déterminer l’ampleur exacte des détournements et les responsabilités engagées.

    Au cœur de l’interpellation liée au ministère des Armées et au recel

    Selon les éléments établis, l’interpellation intervient peu avant 21 heures, après un signalement de la police municipale. En effet, des agents observent des allers-retours inhabituels entre deux véhicules stationnés sur la voie publique. Dès lors, et alors que la situation paraît suspecte, la brigade anticriminalité est alertée et procède à un contrôle. Rapidement, les policiers découvrent plusieurs équipements électroniques en cours de transbordement, ce qui conduit à l’arrestation immédiate des trois hommes.

    Parmi eux figure un adjudant-chef de 46 ans, présenté comme occupant des fonctions liées à la cybercriminalité au sein du ministère des Armées. Lors de son audition, le militaire reconnaît être à l’origine de la vente du matériel intercepté. D’après les premières constatations, les objets proviennent directement des stocks de la Défense. Ainsi, les enquêteurs saisissent des ordinateurs portables, des téléphones, des tablettes tactiles et du matériel spécialisé, notamment des équipements de marque CrossCall, utilisés habituellement par les forces armées.

    Les deux autres individus, âgés de 36 et 38 ans, sont interpellés sur place. Présentés comme les acheteurs, ils sont immédiatement placés en garde à vue pour recel. Selon les informations disponibles, ils s’apprêtaient à conclure la transaction au moment du contrôle. À ce stade, aucun lien avec une organisation criminelle structurée n’a été officiellement établi, mais les investigations se poursuivent afin de déterminer l’existence d’un éventuel réseau plus large.

    Recel et matériel du ministère des Armées : une affaire jugée préoccupante

    Au-delà des faits eux-mêmes, l’affaire suscite de fortes inquiétudes. En effet, le ministère des Armées gère des équipements dont certains peuvent contenir des données sensibles ou être utilisés dans des contextes opérationnels. Même lorsque le matériel est ancien ou déclaré obsolète, son détournement pose un problème évident de sécurité. Les enquêteurs cherchent donc à établir si les appareils saisis contenaient encore des informations exploitables ou s’ils avaient été correctement neutralisés avant leur sortie des circuits officiels.

    Par ailleurs, le profil du militaire interpellé attire particulièrement l’attention. Spécialisé dans la cybercriminalité, il disposait de connaissances techniques approfondies. Dès lors, les autorités judiciaires examinent avec prudence les conditions dans lesquelles le matériel a été extrait des stocks du ministère des Armées. L’objectif est de comprendre si des procédures internes ont été contournées ou si des failles structurelles ont facilité ces agissements. Cette dimension explique pourquoi l’enquête dépasse le simple cadre du recel pour s’intéresser aux mécanismes de contrôle au sein de l’institution.

    Dans ce contexte, plusieurs sources judiciaires soulignent que le détournement de matériel militaire, même non classifié, est considéré comme une infraction grave. D’une part, parce qu’il porte atteinte à la confiance accordée aux personnels. D’autre part, parce qu’il peut alimenter des circuits parallèles susceptibles d’échapper à toute traçabilité. C’est précisément cet aspect qui motive la vigilance accrue des services d’enquête et du parquet.

    L’état de l’enquête sur le recel impliquant le ministère des Armées

    À ce stade, les trois suspects ont été entendus par les enquêteurs. Le militaire a reconnu les faits, admettant avoir vendu à plusieurs reprises du matériel appartenant au ministère des Armées, selon les informations rapportées par des médias ayant eu accès au dossier. Les deux acheteurs présumés contestent partiellement leur implication, affirmant ignorer l’origine exacte de certains équipements. Ces déclarations sont actuellement confrontées aux éléments matériels saisis.

    L’enquête pour le recel vise également à déterminer si d’autres ventes ont eu lieu auparavant. Les policiers cherchent ainsi à retracer les flux financiers et à identifier d’éventuels précédents. En parallèle, les autorités militaires ont ouvert une procédure interne. Celle-ci doit permettre d’évaluer les manquements éventuels et, le cas échéant, de renforcer les dispositifs de contrôle sur la gestion des équipements. Le ministère des Armées n’a pas communiqué officiellement à ce stade, se contentant de rappeler son attachement à la protection des matériels et des données.

    Enfin, les investigations se poursuivent sous l’autorité du parquet compétent, afin de qualifier précisément les infractions retenues. Selon les suites judiciaires, les mis en cause pourraient être poursuivis pour vol et recel de biens publics, des délits passibles de lourdes sanctions. Dans l’attente, les enquêteurs continuent d’examiner les supports saisis, cherchant à déterminer leur origine exacte, leur état et leur éventuelle sensibilité, afin d’évaluer pleinement la portée de cette affaire impliquant le ministère des Armées.

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  • Second porte-avions de la classe Ford, le John F. Kennedy a commencé ses essais en mer

    Réceptionné par l’US Navy en 2017 et actuellement déployé en mer des Caraïbes, le nouveau porte-avions USS Gerald R. Ford [CVN-78] n’a pas été épargné par les problèmes techniques, les retards et les surcoûts durant sa construction, laquelle a coûté 12,9 milliards de dollars [auxquels s’ajoutent 5 autres milliards de recherche et de développement]. Affichant…

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  • LMB Aerospace vendue à Loar Group : une opération stratégique sous contrôle de l’État

    La vente de LMB Aerospace à l’américain Loar Group a été finalisée fin décembre 2025, après validation formelle des autorités françaises. LMB Aerospace, spécialiste des systèmes de refroidissement et de ventilation embarqués, équipe des programmes majeurs des forces armées françaises. Cette opération, autorisée par Bercy dans le cadre du contrôle des investissements étrangers, intervient dans un contexte de sensibilité accrue sur la protection des technologies militaires et sur l’ouverture du capital d’entreprises jugées stratégiques.

    LMB Aerospace et Loar Group : une vente sous haute surveillance

    La cession de LMB Aerospace à Loar Group s’est conclue pour un montant de 367 millions d’euros, auxquels s’ajoute la reprise de la dette nette, selon les informations communiquées par le groupe acquéreur et confirmées par la presse nationale. Cette transaction place LMB Aerospace sous le contrôle d’une holding américaine cotée à New York, spécialisée dans les équipements aéronautiques et de défense. Toutefois, dès l’annonce de l’opération, le gouvernement français a tenu à encadrer strictement les conditions de la vente de LMB Aerospace, en invoquant la sensibilité des activités concernées.

    Ainsi, l’État français a mis en place une action spécifique, communément qualifiée de golden share, afin de conserver un droit de regard sur les décisions jugées critiques. Ce mécanisme permet notamment d’opposer un veto à certaines opérations portant sur la localisation des activités, la cession d’actifs stratégiques ou la protection des savoir-faire. Selon le ministère de l’Économie, les services de l’État assureront un suivi rapproché et durable du respect de ces engagements, comme l’a indiqué Bercy dans une déclaration reprise par Le Monde.

    Dans le même temps, Loar Group a souligné que l’intégration de LMB Aerospace s’inscrivait dans une stratégie de croissance industrielle cohérente. Le groupe américain a précisé que l’entreprise corrézienne conserverait ses implantations françaises et son périmètre d’activité. Selon les projections communiquées par Loar Group, LMB Aerospace devrait générer environ 60 millions de dollars de chiffre d’affaires en 2026, pour un EBITDA ajusté estimé à près de 30 millions de dollars.

    LMB Aerospace, un maillon stratégique de la défense française

    Fondée en 1956 à Malemort-sur-Corrèze, LMB Aerospace s’est imposée comme un acteur de niche dans la conception et la fabrication de ventilateurs et de moteurs électriques destinés aux environnements critiques. LMB Aerospace fournit des systèmes de refroidissement indispensables à la fiabilité des équipements militaires, notamment pour l’avion de combat Rafale, l’hélicoptère Tigre ou encore certains systèmes embarqués terrestres et navals. Cette position en fait un fournisseur récurrent des grands maîtres d’œuvre de la défense française.

    Selon les données publiques, LMB Aerospace emploie environ 75 salariés hautement qualifiés. L’entreprise réalise une part significative de son activité à l’export, avec près de 30 % de son chiffre d’affaires déjà réalisé aux États-Unis avant la vente. Cette internationalisation progressive a été avancée par ses anciens dirigeants pour justifier l’ouverture du capital et la recherche d’un adossement industriel plus large.

    Cependant, cette vente de LMB Aerospace a suscité des réserves au sein même de l’appareil d’État. D’après des informations publiées par Usine Nouvelle, la Direction générale de l’armement avait émis un avis défavorable lors de l’instruction du dossier. La DGA aurait notamment recommandé une entrée de Bpifrance au capital, solution finalement écartée. Malgré cet avis, le gouvernement a validé la cession, estimant que les garanties juridiques et opérationnelles étaient suffisantes pour préserver les intérêts stratégiques nationaux.

    Une décision politique au cœur des débats de souveraineté

    La vente de LMB Aerospace à Loar Group a rapidement pris une dimension politique. Plusieurs responsables et élus ont dénoncé la cession d’un actif industriel jugé critique pour l’autonomie stratégique française. Les critiques portent à la fois sur le signal envoyé aux partenaires européens et sur la dépendance accrue vis-à-vis d’acteurs extra-européens dans un contexte de réarmement généralisé.

    Face à ces attaques, l’exécutif a multiplié les prises de parole pour défendre la cohérence de sa décision. Le ministère de l’Économie a rappelé que le régime français de contrôle des investissements étrangers permettait d’imposer des contraintes strictes aux investisseurs non européens. Il a également souligné que des sanctions étaient prévues en cas de non-respect des engagements pris par Loar Group.

    De son côté, Loar Group a cherché à rassurer sur ses intentions industrielles. Le groupe américain a insisté sur la complémentarité technologique de LMB Aerospace avec son portefeuille existant et sur la nécessité de renforcer les capacités industrielles face à une demande mondiale en forte croissance. Cette approche s’inscrit dans un mouvement plus large de consolidation du secteur aéronautique et de défense, marqué par une intensification des acquisitions transfrontalières.

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