Catégorie : Comment

  • En Ukraine, un “nouveau Tchernobyl aquatique” : des milliers de kilomètres d’eaux piégées par des mines

    La situation en Ukraine se caractérise par une double crise environnementale et de sécurité, amplifiée par le conflit en cours et l’utilisation de drones explosifs. Alors que l’invasion russe continue de ravager le pays, un autre danger se cache sous la surface des eaux ukrainiennes : la présence de mines et d’explosifs non détonés. Ce problème affecte non seulement l’environnement, mais représente aussi une menace importante pour les populations locales et complique la reconstruction.

    Une vaste zone d’eaux contaminées

    En Ukraine, 13 500 km² de plans d’eau sont aujourd’hui infestés de mines, rendant les traversées de rivières particulièrement dangereuses. Cela concerne notamment le célèbre fleuve Dniepr, aux rives sinueuses à travers le pays, ainsi que les nombreux lacs qui parsèment le territoire. La côte de la mer Noire n’est pas en reste, ce qui apporte une dimension maritime à ce défi déjà complexe. Pour vous donner une idée, cette superficie est comparable à celle du Monténégro, montrant bien l’ampleur du problème auquel le pays est confronté.

    Des technologies innovantes pour le déminage

    Face à ce danger permanent, l’Ukraine mise sur des technologies de pointe pour ses opérations de déminage. Des robots sous-marins sont employés pour explorer et nettoyer ces zones à risque. Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a joué un rôle actif dans ce combat en formant 15 instructeurs spécialisés dans le déminage sous-marin. Grâce à ces efforts, les plongeurs du service d’État ukrainien pour les situations d’urgence ont réussi à nettoyer 190 km², soit environ 1,4 % de la zone contaminée. Plus de 2 800 engins explosifs ont ainsi été retirés jusqu’à présent.

    Ces systèmes sous-marins peuvent détecter des munitions jusqu’à 300 mètres de profondeur. Ils permettent d’intervenir même dans des conditions difficiles, comme une mauvaise visibilité ou des courants forts. Serguiï Reva, le responsable des opérations de déminage, a expliqué : « Ces technologies nous permettent d’effectuer des interventions sous-marines complexes avec un risque réduit pour nos spécialistes et une grande efficacité. » cite Le Figaro.

    Un conflit toujours présent

    Depuis 2014, l’Ukraine vit un conflit qui a débuté avec l’intervention de Moscou dans l’est du pays et s’est intensifié avec l’annexion de la Crimée. L’invasion russe à grande échelle en 2022 a marqué une escalade importante des hostilités. Ainsi, l’Ukraine détient aujourd’hui le triste titre de pays le plus contaminé par les explosifs au monde.

    D’après les estimations du gouvernement ukrainien, 136 952 km², soit 23 % du territoire national, sont jonchés de mines et de munitions non explosées. Cette situation représente à la fois un défi majeur pour la sécurité et une crise humanitaire.

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  • Des drones survolent un convoi de chars Leclerc : la découverte qui fait trembler les autorités

    Une enquête a été ouverte après le vol non autorisé d’un drone au-dessus de zones sensibles à Mulhouse. Ce fait a suscité des inquiétudes sur la sécurité et la légalité de ce type d’action. L’incident s’inscrit dans une série d’événements similaires en Europe, où le nombre d’incidents impliquant des alertes aux drones ne cesse de croître, touchant notamment des sites stratégiques.

    Ce qui s’est passé

    Le mardi 11 novembre 2025, on a repéré un drone en train de survoler deux lieux importants à Mulhouse : le commissariat central et la gare de triage, confirme La Dépêche. L’opération s’est déroulée tard dans la soirée, aux alentours de 23 h 30, alors qu’un convoi de chars Leclerc, rentrant d’un exercice militaire, était stationné à la gare. Il s’agissait d’un drone commercial de type DJI, sans dispositif d’éclairage, ce qui a rendu sa détection plus compliquée. Après avoir passé au-dessus de la zone de stockage du matériel militaire, le drone a disparu dans une direction inconnue.

    Le Centre d’information et de commandement (CIC) de Mulhouse a été immédiatement alerté. D’après le parquet de Mulhouse, « la présence d’un drone survolant la zone de triage ferroviaire de Mulhouse Nord » a été constatée dès les premiers instants.

    Lancement de l’enquête

    Face à cet événement préoccupant, le parquet du Haut-Rhin a confié l’enquête au commissariat de police de Mulhouse. Plusieurs infractions sont reprochées, notamment le « survol volontaire par le pilote d’un aéronef d’une zone interdite », le « maintien par le pilote d’un aéronef au-dessus d’une zone interdite » ainsi que le « télépilotage d’un aéronef de nuit ». Les enquêteurs cherchent activement à identifier le ou les auteurs de ce vol.

    Même s’il n’est pas encore possible de dire si le survol était intentionnel ou simplement accidentel, les investigations continuent pour élucider cette affaire. Des enregistrements ont en effet permis de relever au moins deux passages à basse altitude du drone au-dessus des zones concernées.

    Des faits qui se multiplient

    Cet incident ne fait pas exception. Récemment, d’autres survols illégaux ont été signalés à travers la France et l’Europe, avec une enquête en Belgique sur des survols de drones. Par exemple, à Bergerac (Dordogne), un site exploité par Eurenco, société spécialisée dans la production de poudres pour obus, a également été survolé par un drone similaire. De plus, fin septembre, des drones avaient été aperçus au-dessus de la base militaire de Mourmelon dans la Marne.

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