Catégorie : Comment

  • Le brésilien Embraer veut doter son avion d’attaque léger A-29 Super Tucano de capacités de lutte antidrone

    En 2019, alors président du Brésil, Jair Bolsonaro fit savoir que l’Ukraine envisageait d’acquérir des avions d’attaque légers EMB 314 Super Tucano ainsi que des appareils de transport C-390 Millenium auprès d’Embraer. Mais aucun contrat ne fut signé par la suite. Cependant, alors que Kiev a l’ambition de porter sa flotte d’avions de combat à…

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  • La numérisation des unités de l’armée allemande n’est pas loin de virer au fiasco

    Comme la France, avec le programme SCORPION [Synergie du COntact Renforcé par la Polyvalence et l’Info valorisatiON], mené au profit de l’armée de Terre, l’Allemagne entend elle aussi « numériser » les opérations terrestres de la Bundeswehr, dans le cadre du projet D-LBO [Digitalisierung Landbasierter Operationen], doté d’une enveloppe de 20 milliards d’euros. L’un des enjeux de…

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  • L’Azerbaïdjan reçoit ses premiers JF-17 du Pakistan

    Après le conflit dans le Haut-Karabakh, l’Azerbaïdjan cherche à muscler son armée de l’air. Et surtout, à la moderniser d’urgence. Le pays vient d’acquérir les premiers JF-17 achetés au Pakistan.

    L’Azerbaïdjan vient de recevoir ses JF-17 du Pakistan

    L’Azerbaïdjan a officiellement réceptionné un premier lot de cinq chasseurs multirôles JF-17 Thunder Block III, livrés par le Pakistan. Cette acquisition marque une étape clé dans la modernisation de la flotte aérienne azerbaïdjanaise et confirme le renforcement du partenariat militaire entre Bakou et Islamabad. Selon plusieurs sources spécialisées, la livraison a été finalisée à la fin d’octobre 2025. Les cinq appareils, produits par la Pakistan Aeronautical Complex (PAC) en collaboration avec Chengdu Aircraft Corporation (CAC) de Chine, ont déjà intégré les rangs de la Force aérienne azerbaïdjanaise (AzAF).

    Cette réception concrétise un contrat signé en 2023, révélant la volonté de Bakou de diversifier ses partenaires militaires. Le JF-17 Thunder Block III représente la version la plus évoluée du programme sino-pakistanais. Il est doté d’un radar AESA KLJ-7A, d’un cockpit numérique tout écran, d’un système de guerre électronique modernisé et peut emporter des missiles air-air longue portée PL-15 et PL-10. Ses performances placent cet appareil dans la catégorie des chasseurs de quatrième génération avancée, offrant un excellent rapport coût/efficacité face à des avions comme le Gripen ou le Rafale F3R.

    Une coopération militaire renforcée entre Bakou et Islamabad

    Cette livraison s’inscrit dans une dynamique d’alliance croissante entre l’Azerbaïdjan, le Pakistan et la Turquie. Le Pakistan avait apporté un soutien politique fort à Bakou durant le conflit du Haut-Karabakh en 2020. Depuis, les échanges militaires entre les deux pays se sont intensifiés, symbolisant un rapprochement stratégique fondé sur des intérêts communs et une vision géopolitique partagée.

    L’Azerbaïdjan poursuit un vaste plan de modernisation de sa flotte aérienne, héritée en grande partie de l’ère soviétique. Avec le retrait progressif de ses MiG-29 et Su-25, l’introduction du JF-17 permet de diversifier les sources d’approvisionnement hors du giron russe et de renforcer la capacité de dissuasion nationale à moindre coût. Une seconde commande de cinq appareils supplémentaires serait déjà en discussion, accompagnée d’un centre de maintenance et de formation à Bakou.

    Le triangle stratégique Turquie–Pakistan–Azerbaïdjan s’affirme comme un nouvel axe de coopération militaire en Eurasie. La Turquie, déjà fournisseur des drones Bayraktar TB2, aurait facilité les négociations entre Islamabad et Bakou. En adoptant le JF-17, l’Azerbaïdjan envoie un signal clair : il souhaite consolider son autonomie militaire tout en s’appuyant sur des partenaires technologiques émergents.

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  • Soudan : après la chute d’El-Fasher, la guerre gagne le Kordofan

    Depuis plusieurs semaines, la guerre fait rage au Soudan. Les paramilitaires viennent de prendre le contrôle d’El-Fasher. Désormais, les combats vont concerner la région du Kordofan.

    La guerre au Soudan s’étend au Kordofan

    La situation militaire au Soudan connaît un basculement majeur. Après la prise d’El-Fasher, dernier bastion de l’armée au Darfour, les affrontements se concentrent désormais dans la région du Kordofan, cœur logistique entre Khartoum et l’ouest du pays. Les militaires soudanais tentent de reprendre la ville de Babanusa, tandis que les paramilitaires de Mohamed Hamdan Dagalo, alias Hemedti, consolident leurs positions dans le Kordofan-Ouest et le Kordofan-Nord, marquant une nouvelle phase du conflit.

    Depuis la chute d’El-Fasher, les combats se sont intensifiés autour de Babanusa, où les Forces de soutien rapide (FSR) ont lancé plusieurs assauts contre les troupes gouvernementales. Cette localité, carrefour ferroviaire reliant le Darfour à Khartoum, constitue un objectif stratégique pour les deux camps.

    Les forces armées soudanaises (SAF), dirigées par le général Abdel Fattah Al-Burhan, peinent à contenir la progression des FSR. Celles-ci contrôlent déjà une large partie du Darfour et avancent désormais vers El-Obeid, capitale du Kordofan-Nord, où se trouvent d’importantes infrastructures logistiques. Le contrôle du Kordofan représente bien plus qu’un enjeu territorial. Cette région abrite d’importants gisements pétroliers, ainsi que des voies commerciales reliant le centre du pays au Soudan du Sud. Pour les militaires, perdre ce territoire reviendrait à céder le centre économique du pays. Pour les paramilitaires, l’emporter signifierait consolider leur domination sur plus de la moitié du territoire soudanais.

    Des civils piégés dans un conflit sans répit

    Les conséquences humanitaires du conflit dans le Kordofan sont catastrophiques. D’après plusieurs médias, « au moins 40 personnes ont été tuées lors d’affrontements récents dans la région du Kordofan-Ouest ». Des milliers de civils ont pris la route vers le Nil-Blanc et le Soudan du Sud, dans des conditions de grande précarité. Les infrastructures de santé sont détruites et les convois humanitaires peinent à atteindre les zones de combat.

    Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), près de 9 millions de personnes sont désormais déplacées à l’intérieur du Soudan, dont plusieurs centaines de milliers dans la seule région du Kordofan. Les routes menant à El-Obeid et Babanusa sont devenues des couloirs d’évacuation saturés, où les véhicules militaires côtoient les convois de civils.

    La Cour pénale internationale (CPI) a d’ailleurs rappelé, il y a quelques jours, que certaines attaques pourraient constituer des crimes de guerre. Son procureur, Karim Khan, a déclaré : « Les crimes commis au Darfour et dans d’autres régions du Soudan relèvent de notre compétence et feront l’objet d’enquêtes rigoureuses. » Cette mise en garde souligne l’ampleur des violations commises par les deux camps. Face à l’escalade, plusieurs ONG dénoncent un effondrement total de l’État soudanais. Les autorités locales n’ont plus aucun moyen d’assurer la sécurité des populations.

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