Catégorie : Comment

  • SCAF : Pour le général Mandon, le défi sera de développer un moteur de 12 tonnes de poussée

    Ces dernier mois, le projet de Système de combat aérien du futur [SCAF], dirigé par la France dans le cadre d’une coopération avec l’Allemagne et l’Espagne, a surtout fait parler de lui à cause du bras de fer entre Dassault Aviation et Airbus, le premier voulant disposer des leviers nécessaires pour assurer la maîtrise d’œuvre…

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  • Syrie : l’armée américaine va réoccuper une base militaire

    L’armée américaine va bientôt prendre le contrôle d’une base militaire située à Damas en Syrie. Un rapprochement stratégique, surtout depuis que Bachar-Al-Assad a été renversé.

    L’armée américaine arrive sur une base en Syrie

    L’agence Reuters révèle que les États-Unis projettent de déployer des forces sur une base aérienne proche de Damas, en Syrie. Le but de la manœuvre : soutenir un accord de sécurité en cours de négociation entre le gouvernement syrien et Israël. Plusieurs sources familières des préparatifs ont expliqué que ce déploiement bien que non confirmé formellement par le Pentagone, répond à la volonté américaine de superviser l’implémentation d’un futur dispositif de surveillance et de stabilisation dans la région. Cette information intervient alors que les forces américaines présentes dans le nord-est de la Syrie ont été progressivement réduites ces derniers mois.

    L’armée américaine, présente depuis plusieurs années dans le nord-est de la Syrie, notamment pour lutter contre l’organisation État islamique, avait réduit ses effectifs à environ 1 000 militaires selon les données publiées au printemps. Dans ce contexte, le projet d’établir une base à proximité de Damas constitue un changement stratégique notable.

    La portée symbolique de cette installation est considérable. Elle témoigne d’une évolution du positionnement diplomatique de Damas, engagé dans une phase de normalisation après la chute de Bachar Al-Assad, très proche de la Russie. Plusieurs responsables expliquent que la question avait été abordée lors de la visite à Damas du commandant du CENTCOM, l’amiral Brad Cooper, le 12 septembre 2025. Les États-Unis souhaiteraient finaliser l’accord avant la visite du président intérimaire syrien Ahmed al-Charaa à Washington, prévue le 10 novembre 2025. La Syrie cherche, par ce mouvement, à rééquilibrer ses alliances régionales, bien qu’aucune déclaration publique n’ait été faite par le ministère syrien des Affaires étrangères.

    Les opérations techniques sur la base aérienne et les missions envisagées

    Sur le terrain, des missions de reconnaissance ont déjà été menées pour évaluer les infrastructures disponibles. La piste principale a été jugée « prête pour un usage immédiat » et un avion de transport C-130 de l’armée américaine y a atterri dans le cadre d’essais opérationnels. Ces opérations de vérification de l’état de la piste constituent une étape essentielle dans les procédures de sécurisation logistique préalables à tout stationnement permanent de troupes américaines en Syrie, en particulier dans une zone proche de la capitale.

    Les discussions techniques portent sur l’utilisation de la base pour des missions de ravitaillement, de surveillance aérienne, de renseignement et de soutien humanitaire. Un responsable de l’administration américaine, interrogé par Reuters, a rappelé la politique de confidentialité habituelle du Pentagone en affirmant ne pas dévoiler les zones d’opération de l’armée. Les sources syriennes citées indiquent pour leur part que Damas conservera la souveraineté du site. Cette précision souligne la volonté syrienne de ne pas présenter l’accord comme une concession totale de son autorité nationale. La présence américaine apparaîtrait ainsi comme une mission encadrée, temporaire et associée à des objectifs de stabilisation.

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  • La force aérienne grecque souhaite acquérir plus de Rafale F4 pour garder l’avantage sur l’aviation turque

    En décembre 2024, le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, avait écarté l’idée d’aller au-delà des vingt-quatre Rafale F3R [dont douze d’occasion] acquis par la force aérienne hellénique [Polemikí Aeroporía] dans un avenir proche. « Selon la planification des forces armées, nous n’avons actuellement aucune intention d’exercer notre droit d’acquérir six Rafale supplémentaires. Nous en avons vingt-quatre…

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  • Un contrat F-35 pour l’Arabie saoudite ? Impacts sur les alliances et l’industrie de défense

    Le 4 novembre 2025, le Pentagon a autorisé une étape décisive dans l’examen d’une demande d’achat de F-35 par l’Arabie saoudite, ouvrant la voie à la première vente de ce type à un pays arabe. Cette avancée sans précédent intervient dans un contexte où l’arsenal des États-Unis sert à la fois d’instrument industriel et de levier diplomatique sous l’administration Donald Trump.

    Le contrat potentiel : portée industrielle et technologique

    La demande de l’Arabie saoudite concerne jusqu’à 48 chasseurs multirôles F-35A, selon Reuters. Ce nombre correspond à environ deux escadrons complets pour une force aérienne moderne. Le constructeur Lockheed Martin est l’un des principaux bénéficiaires potentiels, ses chaînes de production et ses sous-traitants étant mobilisés pour répondre à la demande.
    D’un point de vue technologique, le F-35 incarne la 5ᵉ génération de combats aériens (furtivité, fusion de capteurs, connectivité). Une telle vente marquerait donc une montée en gamme pour la force aérienne saoudienne.
    Cependant, le choix n’est pas uniquement industriel : il est aussi politique, car ce contrat pourrait déclencher une vague de modernisation dans la région et intensifier la compétition entre fournisseurs d’armes occidentaux.

    Répercussions géopolitiques et équilibre régional

    Autoriser l’Arabie saoudite à acheter le F-35 remet en question la politique américaine visant à préserver la supériorité militaire qualitative de l’Israël, rappelle AeroTime. En effet, Israël reste actuellement le seul pays du Moyen-Orient à disposer de cet avion, ce qui constitue un pilier de sa dissuasion aérienne. Une vente à Riyad pourrait donc bouleverser l’équilibre régional des pouvoirs.

    Par ailleurs, cette transaction s’inscrit dans la stratégie de l’Arabie saoudite visant à moderniser ses forces armées via le programme Vision 2030 et à diversifier ses partenariats technologiques. Elle enverrait aussi un signal fort à l’Iran et aux autres acteurs régionaux. Du côté américain, le dossier illustre sous l’administration Trump une volonté de relancer les exportations de défense comme outil diplomatique clé.

    Enjeux industriels, alliances stratégiques et rivalités commerciales

    L’ouverture de ce marché à l’Arabie saoudite soulève des défis industriels majeurs. Le fait de livrer un système aussi avancé que le F-35 implique de partager ou protéger certains composants sensibles, ce qui peut limiter l’attrait pour Riyad si des contraintes sont jugées trop lourdes. De plus, la concurrence européenne — via des appareils comme le Rafale ou l’Eurofighter — pourrait s’intensifier, cherchant à compenser ce marché perdu ou retardé.
    Sur l’alliance américaine, cet accord renforcerait la dépendance de Riyad aux États-Unis pour la logistique, la maintenance et la formation, tout en consolidant les industriels américains. Il pose par ailleurs la question de savoir jusqu’où Washington est prêt à aller dans l’ouverture de ses systèmes d’armes les plus avancés à d’autres nations. Face à cela, les adversaires de cette vente au Congrès américain invoquent des risques de divulgation technologique ou des considérations de droits humains.

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