Catégorie : Comment

  • La Russie affirme avoir testé avec succès la torpille nucléaire « dronisée » Poseidon

    Ce 29 octobre, soit trois jours après s’être félicité de la réussite du dernier essai du missile de croisière à propulsion nucléaire 9M730 Bouresvestnik [code Otan : SSC-X-9 Skyfall] et ordonné le lancement des préparatifs en vue de sa mise en service opérationnel [ce qui devrait prendre du temps], le chef du Kremlin, Vladimir Poutine,…

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  • Les États-Unis vont retirer une brigade de l’US Army du flanc oriental de l’Otan

    Le débat sur le format des forces militaires américaines en Europe ne date pas d’aujourd’hui. En 2004, l’administration du président George W. Bush avait envisagé de revoir en profondeur leurs implantations sur le Vieux Continent et de faire revenir 70 000 soldats aux États-Unis. « Pendant des décennies, les forces armées américaines sont restées pour l’essentiel…

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  • Soudan : 2 000 civils auraient été exécutés à El-Facher selon l’armée

    Le Soudan est au cœur d’une guerre entre l’armée régulière et un groupe paramilitaire baptisé les Forces de soutien rapide (FSR). L’armée l’accuse d’avoir commis des exactions dans la ville d’El-Fasher. 2 000 civils auraient été exécutés.

    Le Soudan sombre dans le chaos

    Les 26 et 27 octobre 2025, les forces alliées de l’armée soudanaise ont accusé les FSR d’avoir mené des exécutions systématiques dans la ville d’El-Fasher, au Soudan. Selon un communiqué rapporté par l’AFP, plus de 2 000 civils non armés auraient été tués en deux jours, la plupart étant des femmes, des enfants et des personnes âgées. Ces allégations s’ajoutent à une série d’accusations de crimes de guerre portées contre les FSR depuis le début du conflit opposant les deux camps militaires en avril 2023.

    Les forces alliées de l’armée soudanaise affirment que les FSR ont exécuté des habitants dans plusieurs quartiers d’El-Fasher après la chute de la ville, le 26 octobre. Cet incident intervient alors que les FSR, dirigées par le général Mohamed Hamdan Daglo, alias Hemedti, consolident leur contrôle sur la capitale du Darfour du Nord.

    Des preuves visuelles viennent appuyer ces accusations. Des images satellites montrent des corps visibles dans les rues, des taches rouges suggérant du sang, et des traces d’opérations « porte-à-porte » menées par les paramilitaires. Selon plusieurs sources, « la ville semble engagée dans un processus systématique et intentionnel de nettoyage ethnique visant les communautés Fur, Zaghawa et Berti ». Ces propos laissent entrevoir une politique d’extermination ciblée contre les populations non arabes du Darfour, une région déjà marquée par les crimes des milices janjawids au début des années 2000.

    Une armée en retrait face à la montée des exactions contre les civils

    Face à cette offensive, le général Abdel Fattah al-Burhan, chef de l’armée soudanaise, a annoncé le retrait de ses troupes d’El-Fasher. Selon Al Jazeera, il a déclaré vouloir « épargner les citoyens et le reste de la ville de la destruction ». Ce retrait marque la perte du dernier bastion militaire de l’armée dans le Darfour, offrant aux FSR un contrôle presque total de la région. Toutefois, cette décision suscite la crainte d’un vide sécuritaire, laissant les civils à la merci des milices.

    Les conséquences humanitaires sont déjà visibles. Plus de 26 000 personnes ont fui El-Fasher en direction de Tawila, selon plusieurs médias. La plupart ont quitté la ville à pied, sous des bombardements sporadiques et dans des conditions sanitaires catastrophiques.

    El-Fasher, symbole d’un Darfour livré aux paramilitaires

    La chute d’El-Fasher survient trois jours seulement avant les premiers rapports d’exécutions massives. Ce délai illustre la rapidité avec laquelle les FSR ont imposé leur domination sur la ville. Les forces paramilitaires, issues de l’ancien appareil sécuritaire du président Omar el-Béchir, mènent désormais la guerre sur plusieurs fronts, tandis que la communauté internationale peine à réagir.

    Depuis des mois, les Nations unies alertent sur un risque d’épuration ethnique au Soudan, notamment dans l’ouest du pays. Pourtant, malgré les appels du Haut-Commissariat aux droits de l’homme, aucune mission internationale d’observation n’a encore été déployée à El-Fasher. Les FSR, pour leur part, nient toute implication dans des massacres, affirmant combattre uniquement des « unités armées » fidèles à l’armée.

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  • Gaza : les frappes israéliennes font 100 morts, le cessez-le-feu tient toujours

    La guerre entre le Hamas et Israël serait-elle sur le point de reprendre ? Toujours est-il que l’armée israélienne vient de mener un nouveau raid meurtrier sur Gaza. Le président américain, Donald Trump, estime que le cessez-le-feu reste d’actualité.

    Plus de 100 morts dans des frappes à Gaza

    Malgré le cessez-le-feu, la guerre à Gaza entre Israël et le Hamas a connu une nouvelle escalade marquée par de violentes frappes dans la nuit du 28 au 29 octobre 2025. Le bilan est très lourd : les hôpitaux de la bande de Gaza font état d’au moins 104 morts, dont 46 enfants, et de 253 blessés, à la suite des frappes menées par Israël. Les attaques ont duré environ douze à quatorze heures, selon les sources. L’armée israélienne a affirmé viser « 30 chefs de groupes terroristes » dans la bande de Gaza et avoir relancé l’application du cessez-le-feu après ce bombardement nocturne.

    De leur côté, les autorités sanitaires palestiniennes n’étaient pas en mesure de distinguer combattants et civils dans leur bilan, ce qui rend l’analyse du conflit d’autant plus complexe. Par ailleurs, l’armée israélienne justifie ces frappes par la mort d’un soldat israélien dans le sud de Gaza, tué selon elle en violation de la trêve. En réaction à ces bombardements, la population de Gaza a entendu des explosions « comme en plein début de guerre », d’après des témoignages locaux relayés par les médias.

    Le cessez-le-feu selon Donald Trump : maintien ou mirage ?

    Malgré la mort de l’un de ses soldats et les bombardements massifs, Israël affirme avoir « repris l’application du cessez-le-feu ». Le président américain, Donald Trump, a confirmé : « Rien ne va mettre en péril ce cessez-le-feu. » Il a également déclaré : « Ils ont tué un soldat israélien. Donc, les Israéliens ripostent. Et ils devraient riposter. » Ce discours semble indiquer que, selon Washington, les frappes israéliennes ne constituent pas une rupture de la trêve, mais une « réaction ponctuelle » à un incident.

    Cependant, les faits sur le terrain laissent planer un doute sérieux : le bilan humain, la gravité de l’attaque et la nature des cibles frappées posent la question de la viabilité du cessez-le-feu dans un contexte de guerre. L’accord de paix reste fragile, même si la capacité militaire et opérationnelle du Hamas est très limitée. L’impact humanitaire des opérations est d’ores et déjà majeur. De nombreux enfants figurent parmi les victimes : à l’hôpital al-Awda de Gaza, 24 corps avaient déjà été reçus tôt mercredi matin, dont plusieurs enfants. Les frappes ont également visé, selon des témoignages, un camp de déplacés à Deir el-Balah et des zones densément peuplées.

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