Catégorie : Comment

  • Pour l’armée de Terre, le char de combat restera un facteur de supériorité sur le champ de bataille

    Dans les années 2000, le char de combat était considéré par certains comme un vestige de la Guerre froide, par conséquent inadapté aux menaces de demain. Il « ne représente pas nécessairement l’équipement prioritaire pour les armées », avait même affirmé un ministre français de la Défense. À sa décharge, cette position était partagée par bon nombre…

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  • Menace grandissante : comment l’armée de l’air se prépare à une guerre des drones

    Face à l’augmentation des menaces aériennes non conventionnelles, l’armée de l’air et de l’espace française redouble d’efforts pour améliorer ses moyens de défense aérienne contre les drones. Ces dispositifs jouent un rôle déterminant pour protéger les espaces aériens sensibles et assurer la sécurité nationale. Cette initiative s’inscrit dans un plan plus large visant à moderniser le matériel tout en maîtrisant les dépenses.

    Renforcement des capacités antidrones

    L’armée de l’air et de l’espace a récemment boosté ses compétences en matière de lutte antidrones, multipliant les dispositifs pour mieux contrer les dangers qui se multiplient. Depuis plus de 20 ans, des efforts constants sont menés sous l’impulsion du chef d’état-major et du major général de l’armée de l’air, le général Dominique Tardif. Le général Olivier Poncet du CDAOA met en avant l’importance de rester modeste face à ces menaces difficiles à anticiper.

    Dans ce cadre, la posture permanente de sûreté (PPS) a été ajustée pour intégrer les drones, ce qui permet une mise en action en moins de six heures, comme démontré lors d’une opération au Danemark. Conçue à l’origine pour contrer les avions russes, cette posture se révèle désormais indispensable pour sécuriser l’espace aérien contre toute sorte d’engins volants.

    Technologies avancées et dispositifs spécialisés

    Des dispositifs particuliers de sûreté aérienne (DPSA) ont été déployés lors d’événements majeurs, comme la Coupe du monde de rugby ou le Mondial 2008, avec certains DPSA dédiés à la lutte antidrones. Le système BASSALT (ADP/Hologarde) est devenu une référence, aussi bien en France qu’à l’étranger. Les bases aériennes à vocation nucléaire (BAVN) disposent des systèmes Parades et Milad, tandis que les fusiliers commandos se servent de fusils brouilleurs efficaces.

    Parmi les avancées technologiques, on peut citer un tir laser réalisé à Saint-Denis afin de valider le système avant une cérémonie importante, montrant ainsi l’intérêt pour les armes à énergie dirigée. Les armes à micro-ondes fournies par Thales ont aussi fait leurs preuves. De plus, une étude est en cours pour équiper les avions de roquettes laser, dans le but de réduire le recours aux coûteux missiles MICA IR.

    Alternatives économiques aux missiles MICA

    Le missile MICA, fabriqué par MBDA, représente un investissement important avec un coût unitaire avoisinant les 1,5 million d’euros. Pour palier à ce coût, l’armée explore l’option des roquettes à guidage laser, notamment l’ACULEUS-LG de Thales, dont le prix est évalué à quelques dizaines de milliers d’euros par unité. Ces roquettes semblent offrir une solution intéressante grâce à leur rapidité et leur précision, même si leur efficacité sur des cibles mouvantes reste à démontrer.

    Un rapport récent indique que ces roquettes pourraient être utilisées avec succès pour contrer des essaims de drones grâce à leur coût unitaire réduit et une portée pouvant atteindre 5 000 mètres.

    Protection des sites sensibles

    La sécurisation des bases aériennes et d’autres sites sensibles bénéficie d’un financement supplémentaire prévu par la loi de programmation militaire augmentée. L’objectif est de garantir une protection permanente contre toute menace éventuelle. La lutte antidrones s’étend aussi aux prisons et aux centrales nucléaires, sous la surveillance des services compétents.

    L’armée appuie son action par des systèmes de détection opérant en temps réel ou avec un léger décalage, permettant ainsi une préparation face aux agressions sur ces sites si besoin.

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  • Face aux menaces de Poutine, Macron hausse le ton : vers un bras de fer historique avec la Russie ?

    La guerre en Ukraine, qui dure depuis 1 317 jours, continue de secouer l’Europe. Lancée par l’offensive russe contre l’Ukraine en 2022, cette crise a vite dépassé le cadre militaire pour devenir une véritable guerre hybride qui touche tout le continent. Les récentes attaques russes en Ukraine soulignent l’intensification des conflits dans la région et les défis diplomatiques pour maintenir une paix fragile. Les récentes déclarations de Vladimir Poutine et d’Emmanuel Macron témoignent des tensions grandissantes entre la Russie et les nations européennes, chacun défendant ses intérêts stratégiques.

    Les inquiétudes russes et les reproches des Européens

    Lors d’un forum à Sotchi, Vladimir Poutine a fait part de ses inquiétudes face à la militarisation qui se développe en Europe. Pour lui, la situation découle de visions unilatérales de la sécurité mises en place à la fin de la Guerre froide. Il accuse l’Europe de bloquer toute chance de règlement pacifique du conflit en Ukraine, alimentant ainsi une escalade constante des tensions. Face à ces menaces de Poutine, Poutine a assuré que « la réponse aux menaces sera, pour le moins, très convaincante », tout en précisant que la Russie n’a jamais lancé d’attaque militaire.

    De son côté, Emmanuel Macron s’est exprimé lors d’un sommet européen à Copenhague. Le président français insiste pour intensifier la pression sur ce qu’il décrit comme une « flotte fantôme » russe, qui contourne les sanctions internationales pour exporter illégalement du pétrole. Il propose de collaborer étroitement avec la Coalition des volontaires et l’OTAN pour mieux coordonner leurs actions, ajoutant que « les drones qui violent l’espace aérien européen peuvent être neutralisés ».

    L’échange de prisonniers et les manœuvres militaires

    Récemment, un échange de 370 prisonniers entre la Russie et l’Ukraine a été réalisé. En détail, 185 militaires russes ont été rapatriés tandis que 185 prisonniers ukrainiens et 20 civils ont été remis à Moscou. Volodymyr Zelensky a confirmé que cet échange comprenait notamment des soldats ayant combattu à Marioupol et à Tchernobyl. Depuis le début de l’invasion, plus de 7 000 Ukrainiens ont été renvoyés.

    Face aux survols répétés de drones en Europe – perçus par Moscou comme une escalade –, Zelensky réclame une mobilisation européenne renforcée, en réponse à l’attaque aérienne massive sur Kiev. L’Ukraine mise aussi sur le développement de son industrie de drones pour contrer ces drones explosifs.

    Réactions des Européens face aux menaces russes

    Lors du sommet, la Première ministre danoise Mette Frederiksen a rappelé que la menace russe pèse sur l’ensemble du continent. Friedrich Merz, le chancelier allemand, a réaffirmé la détermination européenne, tandis que le Premier ministre polonais Donald Tusk a invité à mettre fin aux illusions sur la Russie. La Pologne a d’ailleurs activé l’article 4 de l’OTAN pour renforcer sa défense contre les intimidations venant de Moscou.

    De son côté, le Premier ministre britannique, Keir Starmer, souligne l’urgence de redoubler les pressions économiques sur Moscou, en ciblant particulièrement le secteur de l’énergie russe ainsi que sa mystérieuse flotte fantôme. Cette stratégie vise à couper à Moscou les ressources financières nécessaires pour financer ses opérations militaires.

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