Catégorie : Comment

  • Liban : L’armée israélienne vient de procéder à plusieurs frappes contre le Hezbollah

    En parallèle de son opération au cœur de Gaza, l’armée israélienne vient de procéder à plusieurs frappes aériennes au Liban. Ces dernières visent particulièrement les intérêts et les décideurs du Hezbollah, soutien du Hamas. Le premier bilan fait état de plusieurs morts.

    Israël procède à de nouvelles frappes au Liban

    Les 17 et 18 septembre 2025, le Liban s’est retrouvé de nouveau sous les feux de l’armée israélienne. À la frontière sud, plusieurs localités ont été vidées de leurs habitants après un appel de Tsahal à évacuer cette partie du territoire. Quelques heures plus tard, plusieurs frappes aériennes ont été menées contre le Hezbollah. À l’est, une attaque a fait deux morts à Baalbeck. Ce regain de violence marque un retour des hostilités entre le Hezbollah et l’armée israélienne, quelques jours seulement après le début d’une grande offensive dans Gaza.

    Ainsi, l’armée israélienne a ordonné l’évacuation de plusieurs communes du sud du Liban avant de procéder à des frappes visant des infrastructures militaires du Hezbollah, le 18 septembre 2025. Cette séquence rappelle les méthodes de l’armée israélienne lors des précédentes escalades, combinant avertissements préalables et ciblage d’objectifs militaires présumés. L’opération illustre la volonté de l’État hébreu de contenir les activités du mouvement chiite, considéré comme une menace directe. Toutefois, la stratégie a rapidement provoqué un bilan humain lourd, notamment dans l’est du Liban.

    Bilan humain et réactions politiques au Liban

    Le 17 septembre 2025, une frappe israélienne à Baalbeck, dans la vallée de la Bekaa, a causé la mort de deux personnes. Le ministère libanais de la Santé a confirmé ce bilan, rappelant l’impact direct des opérations militaires sur la population civile. Deux vies perdues suffisent à nourrir l’indignation dans une société déjà marquée par des crises multiples.

    Face à cette situation, le Premier ministre libanais Nawaf Salam a dénoncé les attaques et exhorté la communauté internationale à intervenir. Ainsi, il a demandé que « des pressions soient exercées sur Israël afin qu’il cesse ses frappes ». À ses yeux, les attaques ne visent pas seulement le Hezbollah mais touchent aussi la souveraineté libanaise et accentuent les risques d’embrasement régional. L’instabilité au Proche et Moyen-Orient est toujours palpable. Pour le moment, le mouvement du Hezbollah n’a pas réagi à cette attaque.

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  • Le blindé Serval dédié à la guerre électronique a été qualifié par la Direction générale de l’armement

    En février 2021, la Direction générale de l’armement fit savoir qu’elle avait notifié un contrat de 160 millions d’euros à Thales et Airbus pour mener à bien le programme à effet majeur [PEM] « ROEM Tactique », censé renouveler et renforcer les capacités des trois armées [Terre, Marine, Air] à collecter et à exploiter des renseignements d’origine…

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  • Zapad 2025 : ce détail inattendu qui choque sur la présence américaine aux manœuvres russes

    Les exercices militaires conjoints Zapad 2025, organisés par la Russie et la Biélorussie, font le tour du monde. Du 12 au 16 septembre en Biélorussie, on y voit défiler pas moins de 100 000 soldats. Toutefois, le point de mire reste la présence d’officiers américains parmi les observateurs, surtout dans un climat où la guerre en Ukraine continue de faire rage.

    Une participation américaine pour le moins étonnante

    La venue d’observateurs américains – deux officiers de l’armée de l’air et deux attachés de défense – a bien fait réagir. Ils ont été reçus comme des « invités » par Viktor Khrenin, le ministre biélorusse de la Défense. Cette initiative s’inscrit dans un rapprochement entre les États-Unis, sous l’administration Trump, et la Biélorussie. D’autres pays membres de l’OTAN, dont la Turquie et la Hongrie, ont également envoyé des observateurs pour suivre ces exercices.

    Certains experts jugent cette démarche comme une bourde politique. Guillaume Ancel pense que cette décision pourrait servir aux médias russes à justifier leur position face à l’Occident. Natasha Lindstaedt ajoute : « C’est une image assez surprenante qui confirme que Donald Trump n’a aucun problème à associer l’Amérique à des régimes autoritaires ou dictatoriaux comme la Biélorussie. »

    Un rapprochement diplomatique et des retombées économiques

    Le rapprochement entre Washington et Minsk se traduit par des discussions pour lever partiellement les sanctions américaines contre Belavia, la compagnie aérienne biélorusse. On évoque aussi la réouverture de l’ambassade américaine en Biélorussie. Pour Alexandre Loukachenko, le président biélorusse, être pris au sérieux par Washington a une belle valeur symbolique.

    Néanmoins, cette évolution soulève des critiques. L’opposition biélorusse redoute que l’assouplissement des sanctions, sans véritables réformes politiques, ne permette à Minsk et Moscou de contourner les restrictions commerciales imposées à la Russie, et que le soutien militaire américain ne soit renforcé.

    Le rôle stratégique de la Biélorussie dans le conflit ukrainien

    Dans la tourmente du conflit ukrainien, la Biélorussie se trouve dans une position délicate, avec des implications significatives pour la sécurité régionale. Officiellement non engagée dans les combats, le pays abrite en réalité des troupes russes et sert de tremplin pour lancer des drones et des missiles vers l’Ukraine. Dans les négociations entre Donald Trump et Vladimir Poutine, Loukachenko pourrait bien jouer le rôle d’intermédiaire important.

    Cependant, malgré cette implication indirecte, Guillaume Ancel estime que les risques de voir s’ouvrir un nouveau front restent limités. Il précise qu’une attaque contre des voisins comme la Lituanie ou la Pologne entraînerait sans doute une riposte massive de l’OTAN.

    Un geste symbolique, mais pas la solution miracle

    Sur le plan intérieur, Alexandre Loukachenko a annoncé la libération de 52 prisonniers politiques parmi plus de 1200 détenus en Biélorussie. En comparaison, la Russie recense environ 2000 prisonniers politiques pour une population bien plus nombreuse. Ekaterina Pierson-Lyzhina souligne : « Pour un pays de 9 millions d’habitants, c’est un nombre vraiment élevé. » Cette mesure semble davantage relever d’un geste symbolique qu’un véritable changement politique.

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