Catégorie : Comment

  • Mer Noire : La Belgique et les Pays-Bas vont céder sept chasseurs de mines Tripartite à la Bulgarie

    En janvier 2024, la Turquie, la Roumanie et la Bulgarie signèrent un accord sur l’initiative « MCM Black Sea » afin de lutter » plus efficacement » contre le danger des mines en mer Noire. Un groupe naval dédié devait alors être créé. « Cette initiative ne sera ouverte qu’aux navires des trois pays alliés riverains », avait précisé Yasar Güler,…

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  • Le Danemark veut se doter d’armes à longue portée pour dissuader la Russie

    En 2015, le Danemark s’était attiré les foudres de la Russie après avoir évoqué son intention de participer au bouclier antimissile de l’Otan en installant des moyens de détection à bord de l’une de ses frégates. « Je ne pense pas que les Danois réalisent les conséquences de leur potentielle adhésion à ce système de défense…

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  • Le gouvernement grec valide l’achat d’une 4e frégate française de défense et d’intervention

    En 2021, la Grèce notifia la commande de trois frégates de défense et d’intervention [FDI] « Belh@rra » au français Naval Group pour environ 3 milliards d’euros, cette somme tenant compte du Maintien en condition opérationnelle [MCO] pendant trois ans ainsi que de la livraison de torpilles MU-90, de missiles surface-air Aster 30 et antinavires Exocet. Une…

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  • Guerre en Ukraine : l’Estonie construit un gigantesque fossé antichar à sa frontière russe

    Depuis le début de la guerre en Ukraine, les autres pays frontaliers de la Russie investissent massivement dans la défense. La crainte d’une invasion russe est importante. Pour se protéger, l’Estonie est en train de construire un fossé antichar de grande ampleur à sa frontière avec la Russie.

    L’Estonie construit un gigantesque fossé antichar

    Les autorités estoniennes officialisent un projet défensif majeur : l’Estonie va édifier un fossé antichar de près de quarante kilomètres le long de sa frontière sud-est avec la Russie. Ce dispositif, inspiré des enseignements tirés de la guerre en Ukraine, illustre la volonté de Tallinn de se prémunir face à une menace perçue comme croissante.

    Le nouveau fossé antichar doit s’étendre sur environ quarante kilomètres dans le comté de Võru, au sud-est de l’Estonie, là où le terrain reste vulnérable aux incursions blindées. À ce stade, une première section de 500 mètres a déjà été creusée près du village de Vinski, selon le média public ERR. Ce dispositif sera complété par des barrières supplémentaires, notamment des « dents de dragon » en béton et des clôtures barbelées, destinées à compliquer toute progression mécanisée.

    Mais le fossé n’est qu’une pièce d’un ensemble beaucoup plus vaste. Les autorités prévoient la construction ou le positionnement de près de 600 bunkers d’ici la fin de l’année 2027. Ces abris, parfois enterrés, parfois prépositionnés à proximité, serviront à abriter des troupes et à renforcer la ligne de défense. Deux points de résistance, chacun équipé d’environ quatorze bunkers, doivent d’ailleurs être établis dès cette année dans le nord-est et le sud-est du pays, a détaillé ERR.

    Les raisons stratégiques d’un chantier militaire inédit

    Si l’Estonie choisit d’investir massivement dans un fossé antichar, c’est d’abord parce que le contexte sécuritaire en Europe de l’Est s’est radicalement tendu depuis le début de la guerre en Ukraine. Tallinn considère que le conflit ukrainien fournit une démonstration claire des méthodes russes : percées blindées rapides, opérations hybrides et tests permanents de la réactivité des pays voisins. Face à ce constat, un système de ralentissement mécanique des chars devient un élément de dissuasion incontournable.

    Le fossé et les bunkers s’intègrent à une initiative régionale plus large : la ligne de défense baltique annoncée en 2024 par l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie. Cette coopération vise à bâtir une chaîne continue d’obstacles militaires le long de la frontière orientale de l’OTAN. Le projet ne se limite pas au tracé frontalier. La zone de défense prévue s’étendra sur environ cent kilomètres de long et quarante kilomètres de profondeur depuis la frontière terrestre. Des entrepôts de matériel seront disposés à proximité des points de résistance afin de faciliter l’approvisionnement rapide des unités en cas de besoin.

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