Catégorie : Comment

  • Pour gagner de la masse, la Royal Navy veut déployer des navires sans équipage « autant que possible »

    Alors que la Russie dispose de sous-marins qui, selon l’amiral Nicolas Vaujour, le chef d’état-major de la Marine nationale, sont « objectivement de très bonne facture », la Royal Navy se trouve actuellement dans une situation délicate : son format été considérablement réduit depuis vingt ans, avec seulement quatorze navires dits de premier rang contre trente-et-un en…

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  • Ursula von der Leyen annonce la suspension de l’aide européenne à Israël

    Le 10 septembre 2025, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a annoncé une série de mesures visant Israël en réponse à la situation à Gaza. Ces décisions marquent un tournant dans la politique de l’Union européenne envers l’État hébreu, traditionnellement perçu comme un partenaire stratégique.

    Un changement de cap radical

    Lors de son discours annuel sur l’état de l’Union devant le Parlement européen à Strasbourg, Ursula von der Leyen a déclaré : « Nous allons suspendre notre soutien bilatéral à Israël. » Cette annonce inclut l’arrêt de tous les paiements européens à destination d’Israël, à l’exception des projets liés à la société civile israélienne et au mémorial de Yad Vashem. La Commission envisage également des sanctions ciblant des ministres israéliens qualifiés d’« extrémistes » et des colons violents, ainsi qu’une suspension partielle de l’accord d’association UE-Israël, notamment en ce qui concerne les mesures commerciales, précise EuroNews.

    Cette décision intervient dans un contexte de pression croissante au sein de l’UE, alors que plusieurs États membres, dont l’Irlande, l’Espagne, la Belgique et le Luxembourg, appelaient à une réponse plus ferme face à la situation à Gaza.

    Des mesures concrètes mais limitées

    Parmi les mesures proposées, la Commission envisage de suspendre l’accès d’Israël à certaines parties du programme Horizon Europe, en particulier celles destinées aux start-ups, telles que l’EIC Accelerator. Cette suspension viserait à limiter les financements européens pour des technologies à double usage, comme les drones ou l’intelligence artificielle, qui pourraient être utilisées à des fins militaires.

    Cependant, ces propositions nécessitent l’approbation d’une majorité qualifiée des États membres, un objectif difficile à atteindre en raison des divergences persistantes au sein de l’UE. Des pays comme l’Allemagne, l’Italie, la Hongrie et la République tchèque ont exprimé leur opposition à de telles mesures, indique Reuters.

    Une position plus ferme sur le plan humanitaire

    Ursula von der Leyen a qualifié la situation à Gaza de « famine causée par l’homme » et a souligné que « la famine ne peut jamais être une arme de guerre ». Elle a également dénoncé les projets de colonisation israéliens en Cisjordanie, les qualifiant de « tentative claire de saper la solution à deux États », rapporte BFMTV.

    En réponse à la crise humanitaire, la Commission a annoncé la création d’un groupe de donateurs pour la Palestine, visant à soutenir la reconstruction de Gaza. Cette initiative reflète une volonté de l’UE de jouer un rôle plus actif dans la gestion de la crise, tout en maintenant son engagement envers la société civile israélienne et les institutions telles que Yad Vashem.

    Perspectives incertaines

    Bien que les mesures proposées par la Commission européenne marquent un durcissement de la position de l’UE envers Israël, leur mise en œuvre reste incertaine. La nécessité d’une unanimité ou d’une majorité qualifiée pour certaines décisions complique leur adoption, en particulier face à l’opposition de plusieurs États membres clés. De plus, la situation sur le terrain à Gaza continue d’évoluer, ce qui pourrait influencer les futures décisions de l’UE.

    En conclusion, si les annonces d’Ursula von der Leyen témoignent d’une volonté de l’Union européenne de réagir plus fermement à la situation à Gaza, l’efficacité de ces mesures dépendra largement de l’adhésion des États membres et de l’évolution de la situation géopolitique dans la région.

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  • Ingérence : des étrangers derrière l’affaire des mosquées en France

    Dans la nuit du 8 au 9 septembre 2025, la France a été secouée par un acte choquant mêlant provocation et menace. Neuf têtes de cochon ont été retrouvées devant des mosquées de Paris et de sa petite couronne, confirmant une opération d’ingérence aux contours géopolitiques. Les investigations menées par le parquet de Paris pointent vers des auteurs étrangers, rapidement évaporés après leur forfait.

    Têtes de cochons dans les mosquées : une opération d’origine étrangère

    Le parquet de Paris a pris la parole dès le 10 septembre. Selon ses conclusions initiales, les dépôts ont été réalisés par « des personnes de nationalité étrangère qui ont aussitôt quitté le territoire, et dans une volonté manifeste de provoquer le trouble au sein de la nation », a précisé l’autorité judiciaire, citée par Le Monde.

    La base légale retenue est lourde : violences volontaires commises sans incapacité, mais à raison de l’appartenance ou de la non-appartenance à une religion déterminée, le tout « dans le but de servir les intérêts d’une puissance étrangère ou d’une organisation étrangère ». Une qualification rare, qui associe l’acte à une action hostile conduite depuis l’extérieur. À cela s’ajoute l’incrimination de provocation publique à la haine religieuse.

    Le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, avait évoqué dès le 9 septembre une possible « ingérence étrangère ». Le lendemain, les procureurs ont confirmé cette lecture. Dans ce contexte, l’enquête reste ouverte, mobilisant des services spécialisés pour identifier les commanditaires. L’enquête doit désormais déterminer si les deux étrangers agissaient pour leur propre compte ou dans le cadre d’une mission confiée par une puissance ou une organisation.

    Modalités de l’opération : ce que les images et témoignages montrent

    Les détails rassemblés par les policiers reconstituent une opération méticuleusement préparée. Un agriculteur de Normandie a témoigné avoir vendu « une dizaine de têtes de cochon » à deux individus circulant dans un véhicule immatriculé en Serbie. Ce détail, rapporté par le parquet et relayé par Le Monde, a ouvert la piste de l’implication étrangère.

    Le véhicule serbe a été repéré par des caméras de vidéosurveillance dans le quartier Oberkampf, à Paris, dans la nuit même des dépôts. Ces images permettent de lier directement l’achat des têtes et leur dissémination devant les lieux de culte. Par ailleurs, les deux hommes ont été tracés grâce à une ligne téléphonique croate. Les bornes de téléphonie ont montré leur passage à la frontière franco-belge dès le matin du 9 septembre, confirmant leur fuite immédiate.

    Le choix des lieux ciblés n’était pas anodin : quatre mosquées parisiennes, auxquelles s’ajoutent celles de Montreuil, Montrouge, Malakoff et Gentilly. Au total, neuf lieux de culte musulmans ont été visés, soit un réseau cohérent couvrant la capitale et sa petite couronne. Certaines têtes de cochon comportaient une inscription « MACRON » tracée en bleu, renforçant la dimension politique et symbolique de l’opération. Le recours au cochon, animal considéré comme impur dans l’islam, constitue une agression symbolique directe et incontestable.

    Ces éléments décrivent un mode opératoire coordonné : achat ciblé, déplacement en région parisienne, dissémination simultanée, puis fuite transfrontalière. L’enquête démontre que la logistique ne correspond pas à un simple geste isolé mais à une manœuvre construite, s’inscrivant dans la durée et avec un objectif précis.

    La France une nouvelle fois cible d’ingérence

    L’affaire dépasse le registre du fait divers. En qualifiant explicitement l’action d’ingérence, le parquet inscrit l’événement dans une logique de guerre hybride. Les auteurs n’ont pas cherché à provoquer des dégâts matériels, mais à créer un choc émotionnel et identitaire. L’usage d’animaux décapités, la mise en scène devant des mosquées, l’inscription du nom du président de la République sur certaines pièces, tout converge vers une stratégie de provocation.

    Cette stratégie exploite les fractures déjà présentes dans la société française. Le ministère de l’Intérieur rappelait récemment que les actes antimusulmans avaient augmenté de 75 % entre janvier et mai 2025, avec un triplement des atteintes aux personnes par rapport à 2024. Dans ce climat, un tel coup de projecteur symbolique risque d’amplifier les tensions et de nourrir la défiance. L’ingérence vise précisément cet effet : attiser la peur, dresser les communautés les unes contre les autres, fragiliser la cohésion nationale.

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