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  • Armée de Terre : Le Système d’information du combat Scorpion va-t-il devoir « parler » anglais ?

    L’an passé, le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], le général Pierre Schill, s’était félicité de la « coopération structurelle » entre les forces terrestres françaises et belges dans le cadre du partenariat stratégique CaMo [Capacité Motorisée], noué en 2018, après la décision de la Belgique de se procurer 382 Véhicules blindés multirôles [VBMR] Griffon et…

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  • Un monstre de puissance : l’armée française dévoile son supercalculateur secret

    L’intelligence artificielle (IA) fait de plus en plus parler d’elle dans le milieu militaire, surtout avec des conflits récents comme celui entre l’Ukraine et la Russie. En France, le ministère des Armées booste ses moyens techno en inaugurant un supercalculateur classifié, baptisé Asgard, sur le site du Mont Valérien à Suresnes. Cet événement représente une étape déterminante pour la souveraineté numérique française et pour conserver une bonne place dans la course mondiale à l’innovation en matière de défense.

    Une avancée technologique impressionnante

    Asgard est présenté comme « le plus grand d’Europe » et se positionne en troisième place au niveau mondial. Sa mission principale ? Entraîner et spécialiser des modèles d’IA pour gérer, en toute indépendance, des données confidentielles destinées aux armées et aux entreprises de défense françaises, un environnement de simulation essentiel. Grâce à des capacités de calcul bien améliorées, ce supercalculateur traite rapidement un volume important de données secrètes issues du ministère des Armées, facilitant ainsi le suivi des signaux sur les théâtres d’opérations.

    La création de l’Agence ministérielle de l’intelligence artificielle de défense, l’Amiad (installée près de Rennes), s’inscrit aussi dans cette dynamique, soutenue par une base industrielle et technologique solide. Sous la direction de Bertrand Rondepierre, l’Amiad joue un rôle clé en développant des projets comme celui baptisé Pendragon, orienté vers la robotique militaire. Actuellement composée de 150 personnes, l’agence prévoit d’atteindre 200 effectifs d’ici fin 2024, en élargissant son éventail de compétences tout en collaborant avec des industriels tels que Mistral.

    Des applications variées et des enjeux stratégiques

    Les algorithmes conçus grâce à Asgard s’appliquent à plusieurs domaines : ils permettent notamment le traitement de texte avec un vocabulaire spécifique pour le renseignement militaire, la détection radar d’objets ou de menaces, et même la robotique militaire via le projet Pendragon. Ce dernier vise à créer une unité robotique de combat innovante, soutenue par le Commandement du combat futur de l’armée de Terre (CCF).

    La sécurité et la souveraineté sont au cœur du projet Asgard, tout comme les systèmes anti-aériens modernes pour la défense du ciel français. Le supercalculateur est complètement déconnecté d’Internet et géré par du personnel habilité « secret défense », ce qui garantit qu’« aucun industriel américain n’y a accès » (même si les puces GPU proviennent de Nvidia). Sébastien Lecornu, ministre des Armées, indique que ce dispositif permettra aux armées françaises de tester l’IA intégrée aux systèmes d’armes tout en maintenant un haut niveau de protection. Il offrira également aux industries de défense la possibilité d’exploiter ces technologies sans risquer d’espionnage.

    Les investissements et le futur tech

    Depuis 2017, quand Jean-Yves Le Drian évoquait l’IA comme un « enjeu stratégique », la France n’a cessé de miser gros dans ce secteur pour ne pas se laisser dépasser par les États-Unis, la Chine ou la Russie. La Loi de programmation militaire (LPM) 2019-25 prévoyait déjà un investissement annuel de 100 millions d’euros dans l’IA, un effort qui s’est confirmé avec la LPM 2024-30, dotée d’une enveloppe globale de 600 millions d’euros, dont 200 millions pour les années 2024 et 2025.

    En mars 2024, Sébastien Lecornu a annoncé l’achat du supercalculateur Asgard ainsi que la création de l’Amiad. L’appel d’offres ASGARD, remporté par Hewlett Packard en association avec Orange, avait suscité quelques réserves sur une éventuelle dépendance aux États-Unis, mais il reste indispensable pour maintenir l’avance européenne.

    L’installation d’Asgard au Mont Valérien prouve aussi que toutes les exigences techniques de son bon fonctionnement sont scrupuleusement respectées. Equipé de 1 024 puces de dernière génération qui offrent une puissance démultipliée, le supercalculateur a une durée de vie opérationnelle initiale estimée à deux ou trois ans avant de potentiellement être remplacé ou que ses composants soient réaffectés.

    Alors que la France continue de progresser dans le domaine de l’intelligence artificielle appliquée à la défense, elle se positionne résolument comme leader en Europe et se prépare à rivaliser sur la scène internationale avec des puissances telles que les États-Unis et la Chine.

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  • La Chine exhibe un laser géant anti-drones : faut-il craindre l’arme LY-1 ?

    Le mercredi matin du 3 septembre, la place Tiananmen à Pékin a été le théâtre d’un show impressionnant qui a fait le buzz à l’international. La Chine y a dévoilé ses équipements militaires dernier cri, avec en tête d’affiche le LY-1, un laser géant anti‑drone de nouvelle génération. Ce lancement a suscité à la fois admiration et inquiétude dans le monde entier.

    Présentation du LY-1 : un saut technologique

    Le LY-1 est présenté comme le « système de défense aérienne laser le plus puissant au monde ». Conçu pour contrer plusieurs types de menaces – drones, systèmes électroniques et même pilotes adverses – il peut faire fondre des composants électroniques, brouiller les communications et perturber des capteurs optiques, tout comme les armes hypersoniques posent un défi à la sécurité mondiale. Destiné à être installé sur des navires de guerre, une version terrestre a aussi été montrée pendant le défilé. Pour l’instant, il est en phase de tests avancés.

    Pendant le défilé, le LY-1 était installé sur un camion blindé HZ-155 à huit roues, bien reconnaissable grâce à sa couleur blanche et ses écrans bleus. Lors des répétitions, il avait été astucieusement dissimulé sous une bâche verte pour garder sa surprise jusqu’au grand dévoilement.

    Origine et développement

    Apparu pour la première fois en 2024 – même si aucune image nette n’a encore circulé – le LY-1 est considéré par l’armée chinoise comme une « arme révolutionnaire ». Il fait partie de la gamme des armements « à énergie dirigée » (AED), un secteur dans lequel la Chine rivalise avec d’autres puissances mondiales, dont les États-Unis qui travaillent sur leur propre version.

    L’idée derrière ce développement est simple : renforcer la défense de Pékin face aux attaques potentielles de drones, y compris contre des drones multifonctionnels capables d’opérations complexes. Le LY-1 s’intègre dans une panoplie de systèmes anti‑drones qui comprend :

    • un canon antimissile,
    • des armes laser à haute énergie
    • et des armes à micro‑ondes de grande puissance.

    Les médias d’État chinois qualifient cette combinaison de « triade » très efficace dans la défense aérienne.

    En détail : le fonctionnement et les défis

    Du point de vue technique, le LY-1 ressemble à un « canon à lumière » à haute énergie, muni d’une tourelle avec un large orifice circulaire pour orienter son faisceau redoutable. Il comporte aussi des ouvertures secondaires pour des capteurs électro‑optiques et infrarouges, et une extension latérale pourrait abriter d’autres senseurs importants pour une précision accrue. Bien que les responsables insistent sur sa rapidité et sa précision, aucune donnée chiffrée sur sa puissance ou sa portée n’a été communiquée.

    Les armes à énergie dirigée offrent plusieurs avantages intéressants, notamment parce qu’elles ne nécessitent pas de munitions classiques – leur coût par tir se limite essentiellement à l’énergie électrique consommée, un peu comme un canon électrique innovant qui utilise la propulsion magnétique. Toutefois, ces systèmes restent sensibles à des aléas comme l’humidité ou la fumée, qui peuvent diminuer l’efficacité du faisceau.

    Vers l’avenir : enjeux et perspectives

    Si le LY-1 se révèle à la hauteur lors de son déploiement opérationnel, il viendra booster la défense multicouche de la flotte chinoise dans des zones stratégiques comme l’Indo‑Pacifique. Ce système compliquerait les plans adverses tout en rendant plus onéreuses d’éventuelles attaques contre la Chine.

    Cependant, plusieurs points restent à éclaircir concernant ses performances sur le terrain : sa puissance utile effective, sa portée maximale ou encore sa capacité à faire face à des cibles rapides en conditions de températures élevées. La date exacte de sa démonstration finale avant qualification et déploiement reste aussi à préciser.

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  • Palianytsia : le drone secret ukrainien qui affole déjà la Russie

    L’Ukraine vient de présenter un nouveau bijou dans son arsenal militaire : le drone « Palianytsia ». Conçu par l’Ukrainian Defense Industry, cet engin marque une étape importante dans la défense du pays, surtout face aux tensions géopolitiques persistantes avec la Russie. Grâce à sa capacité à atteindre des cibles lointaines et à résister aux brouillages électroniques, le « Palianytsia » pourrait bien faire évoluer les moyens militaires ukrainiens, tout comme les drones lancés depuis des bateaux.

    Quelques specs qui détonnent

    Le drone « Palianytsia » se démarque par des caractéristiques techniques de haut vol. Il mesure 3,5 mètres de long pour une envergure de 1,7 mètre et pèse 320 kilos. Il peut transporter jusqu’à 100 kilos d’explosif, ce qui en fait une arme de taille. Sa vitesse maximale atteint 900 km/h, ce qui le met en lice avec le missile de croisière russe Kh-101. Avec une portée annoncée de 700 km, il peut viser plus de vingt aérodromes russes bien au-delà du front.

    Pour se lancer, le drone utilise d’abord un propulseur à propergol solide, puis un réacteur prend le relais pour maintenir la vitesse en vol. Il s’oriente grâce à un système combinant GPS et navigation inertielle autonome, ce qui garantit une précision remarquable, même en présence de brouillages.

    Genèse et présentation publique

    Le « Palianytsia » a fait sa première apparition lors des célébrations de la fête de l’indépendance ukrainienne en août 2024. Peu après, il a été dévoilé officiellement au salon international de la défense MSPO à Kielce, en Pologne, qui s’est tenu du 2 au 5 septembre 2024. Cet événement a permis à l’Ukraine de mettre en avant ses prouesses technologiques et ses ambitions militaires sur la scène internationale. Parallèlement, des plans ont été annoncés pour augmenter la production du drone tout en baissant son coût de conception.

    Un nom fort et des ambitions claires

    Le nom « Palianytsia » fait référence à un pain traditionnel ukrainien marqué d’une entaille sur le côté. Ce nom a une signification particulière puisqu’il était autrefois utilisé pour démasquer des espions russes, incapables de prononcer correctement ce mot. Aujourd’hui, il symbolise la ténacité et l’identité nationale ukrainienne.

    Sur le plan stratégique, le développement du « Palianytsia » a pour objectif de diversifier l’arsenal militaire et de réduire la dépendance aux missiles longue portée fournis par les alliés occidentaux. L’idée affichée est de neutraliser la capacité offensive russe tout en renforçant les moyens de défense du pays.

    Coût et soutien venus d’ailleurs

    Chaque drone « Palianytsia » coûterait environ un million de dollars, d’après Mykhailo Fedorov, Premier vice-Premier ministre ukrainien. Ce montant reflète l’investissement technologique considérable réalisé par l’Ukraine. Le projet bénéficie également du soutien financier d’alliés comme la Lituanie, soulignant l’intérêt commun pour renforcer la sécurité dans la région.

    Un casse-tête pour les défenses russes

    Sous la houlette de Volodymyr Zelensky, l’Ukraine travaille à bonifier ses capacités défensives face aux défis posés par la Russie, notamment en renforçant sa défense aérienne. Le « Palianytsia », grâce à son avancée technologique et sa résistance aux interférences électroniques, est un atout pour perturber les défenses aériennes russes.

    En parallèle, l’Ukraine continue d’investir dans d’autres systèmes d’armement tels que les missiles Neptune, « Peklo », « Ruta », ainsi que dans les systèmes « Stougna ». Ces initiatives montrent clairement la volonté de moderniser et de diversifier le matériel de défense. L’annonce récente de Volodymyr Zelensky sur les réseaux sociaux, concernant la première utilisation réussie du drone, marque une étape significative dans ce projet ambitieux.

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