Catégorie : Comment

  • Le canadien UVAD va proposer son drone de combat supersonique Falcon aux forces allemandes

    La semaine passée, après le partenariat noué par Rheinmetall et Anduril, Airbus Defence & Space a indiqué avoir trouvé un accord avec l’américain Kratos pour proposer aux forces allemandes une version européenne du drone de combat collaboratif [UCCA] XQ-58A Valkyrie. « Ce partenariat contribuera à renforcer les capacités de défense de l’Europe tout en faisant progresser…

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  • Le porte-avions USS John F. Kennedy n’est pas prêt de prendre le large

    La livraison de l’USS John F. Kennedy, deuxième porte-avions de la classe Ford, prend du retard. Fixée initialement à juillet 2023, la mise en service est maintenant décalée à mars 2027. Ce report risque de réduire temporairement la flotte de l’US Navy à 10 navires au lieu des 11 actuels.

    Un projet ambitieux face aux défis techniques

    La construction de l’USS John F. Kennedy a commencé en 2011, et le navire a été mis sur cale en août 2015 au chantier Huntington Ingalls Industries (HII) de Newport News, en Virginie. Même s’il a été lancé en octobre 2019, sa livraison a été repoussée à cause de soucis techniques sur des systèmes de pointe, comme les catapultes électromagnétiques EMALS et les dispositifs d’arrêt AAG. (Ces technologies, développées par General Atomics, ont rencontré des difficultés similaires à celles observées sur l’USS Gerald R. Ford.)

    Après près de dix ans de travail, les enseignements tirés de l’expérience du Gerald R. Ford n’ont pas pu être appliqués rapidement au Kennedy, comme l’explique Huntington Ingalls Industries : « La construction du John F. Kennedy était déjà bien avancée lorsque de nombreux enseignements tirés sur le Ford ont été mis en pratique, ce qui a empêché la mise en œuvre rapide des leçons apprises pour le Kennedy. »

    Des répercussions pour la flotte américaine

    Le retard du Kennedy affecte directement le fonctionnement de l’US Navy. Avec la mise hors service de l’ancien USS Enterprise (CVN-65), la flotte est passée de 12 à 11 porte-avions. Le décalage de l’arrivée du Kennedy pourrait obliger l’USS Nimitz (CVN-68) à prolonger son service, alors qu’il devait être remplacé en 2026 après plus de 50 ans de carrière depuis son entrée en service en 1975.

    Par ailleurs, d’autres programmes navals vont également connaître des délais. La production des frégates Constellation verra son calendrier repoussé à 2029 au lieu de 2026.

    Modernisation en cours malgré les obstacles

    Malgré ces contretemps, l’US Navy continue de se moderniser, cherchant à atteindre une excellence opérationnelle similaire à celle de l’USS America. Deux nouveaux porte-avions, l’USS Enterprise (CVN-80) et l’USS Doris Miller (CVN-81), devraient venir compléter la flotte en 2029 et 2032 respectivement.

    En parallèle, plusieurs anciens navires sont mis hors service. Par exemple, l’USS Kitty Hawk a été remorqué à Brownsville, Texas, puis démantelé en 2022 par International Shipbreaking.

    Ces défis techniques montrent que, malgré l’évolution des technologies, on doit faire face à des défis techniques et logistiques. Pendant que ces problèmes se résolvent petit à petit, l’US Navy doit réussir la transition vers une nouvelle génération de porte-avions tout en maintenant ses capacités opérationnelles.

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  • Une collision évitée de peu entre un avion de ligne et un bombardier B-52 : l’enquête est ouverte

    Le 18 juillet dernier, le ciel du Dakota du Nord a failli se transformer en sacré feuilleton. Un avion de ligne opéré par SkyWest pour le compte de Delta Connection a frôlé de justesse un bombardier militaire B-52 Stratofortress alors qu’il effectuait un vol près de l’aéroport international de Minot. Cette situation a fait réagir pas mal de monde, soulevant des questions sur la sécurité aérienne et la coordination entre civils et militaires.

    Détails sur l’incident (les faits en bref)

    L’appareil en cause était un bimoteur E-175, fabriqué par le brésilien Embraer. Il venait de Minneapolis, Minnesota, et transportait 76 passagers ainsi que 4 membres d’équipage, dont deux pilotes. Au moment où le B-52 survolait Minot dans le cadre d’une foire de l’État, la tour de contrôle a demandé au pilote de faire plusieurs manœuvres – d’abord de tourner à droite, puis à gauche. Cette succession d’ordres l’a obligé à effectuer une “manœuvre agressive” pour éviter une collision avec le bombardier.

    Le pilote, encore tout étonné, a raconté : « Tournez à droite, m’a dit la tour de contrôle. J’ai dit ‘il y a un avion là’, et ils m’ont répondu ‘tournez à gauche’ ». Il a précisé : « Vu la vitesse de l’avion militaire, je ne savais pas à quelle allure il roulait, mais il allait bien plus vite que nous. J’ai donc pensé que le détour était la solution la plus sûre. Je suis désolé de devoir faire cette manœuvre agressive. » Finalement, l’appareil a fait une grande boucle avant de se poser sans incident.

    Investigations lancées

    À la suite de cette frayeur, plusieurs enquêtes ont été ouvertes. La FAA (l’organisme américain en charge de l’aviation civile) et SkyWest ont toutes deux lancé des investigations pour comprendre ce qui s’est passé et identifier les responsabilités. La FAA a indiqué : « La FAA enquête sur l’incident impliquant le vol 3788 de SkyWest Airlines à l’aéroport international de Minot vendredi 18 juillet ». Dans son communiqué, SkyWest a ajouté : « Le vol 3788 de SkyWest, assurant la liaison entre Minneapolis et Minot le 18 juillet, s’est posé sans encombre à Minot après avoir obtenu l’autorisation de la tour de contrôle, mais a dû effectuer un détour lorsqu’un autre avion est apparu sur sa trajectoire. Nous enquêtons sur cet incident ».

    De plus, l’armée de l’air américaine a confirmé qu’un B-52 survolait bel et bien Minot ce jour-là, soulignant les défis de la sécurité aérienne. Ce genre d’événement met en lumière les difficultés de gestion d’un trafic aérien partagé entre appareils civils et militaires et les enjeux de sécurité militaire.

    Sécurité aérienne sous la loupe

    Cet incident survient à un moment où la sécurité des pilotes fait déjà beaucoup parler d’elle. Quelques mois auparavant, un accident au-dessus de Washington avait coûté la vie à 67 personnes, et en janvier dernier, une collision en vol à l’aéroport Ronald-Reagan avait également entraîné 67 morts. Par ailleurs, la tour de contrôle en cause est gérée par une entreprise privée (plutôt que par des employés fédéraux de la FAA), ce qui amène à se poser des questions sur les protocoles et normes appliqués lors de situations tendues.

    Faut moderniser le système

    Face aux difficultés rencontrées avec un trafic aérien de plus en plus dense aux États-Unis, l’administration Trump avait lancé en mai dernier un vaste plan pour moderniser le système de contrôle aérien. Ce projet vise à rénover les infrastructures existantes afin de garantir une meilleure sécurité des vols civils tout en assurant une cohabitation plus fluide avec les opérations militaires.

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  • La marine française en action : saisie explosive en mer des Caraïbes

    Il y a dix jours, la Marine nationale française a attiré l’attention en mer des Caraïbes en interceptant un go-fast suspect. L’alerte initiale, émise par des forces étrangères, a permis aux militaires déjà sur place de réagir rapidement et de montrer qu’ils ne baissent pas les bras face aux trafics illégaux dans cette zone stratégique.

    Interception en haute mer

    L’opération s’est déroulée de façon bien organisée. La marine française a intercepté un go-fast – une embarcation utilisée pour transporter rapidement des marchandises illicites – qui transportait environ dix hommes et une vingtaine de bidons bleus, illustrant l’importance des saisies maritimes. Pour s’approcher du bateau sans que l’équipage n’insiste, les marins ont utilisé deux zodiacs ultra-rapides.

    L’état-major des armées françaises a filmé toute l’intervention, documentant chaque détail. À bord d’un zodiac, un militaire a lancé un ordre sec : « Stop ! », illustrant parfaitement la détermination des équipes. Un autre a ajouté, en toute décontraction : « De toute façon, l’opération est lancée, on y va. » Ces échanges montrent bien le professionnalisme et le calme qui ont aidé les troupes à gérer cette situation délicate.

    Découverte surprenante

    En passant en revue le go-fast, les militaires ont remarqué que le navire ne portait aucun pavillon. Avant même que l’intervention ne soit complètement menée, les suspects ont lancé plusieurs ballots à la mer, laissant planer le doute sur ce qu’ils transportaient. Lorsqu’ils ont examiné de plus près les bidons restants, ils ont constaté qu’ils contenaient principalement de l’huile. Pourtant, un test sur un échantillon de liquide a fait virer la couleur au violet, pouvant indiquer la présence d’héroïne.

    Un militaire a d’ailleurs demandé, « Pourquoi ils l’ont balancée ? », soulignant l’incertitude qui reste sur le contenu exact des bidons. Tous les éléments saisis ont été envoyés en Martinique pour être analysés en profondeur.

    Enquête en cours

    Pour le moment, on attend toujours les résultats définitifs sur cette affaire. Les membres de l’équipage intercepté sont considérés comme innocents tant que l’enquête ne finit pas d’établir clairement la situation. Le commandant Benoît a expliqué à la rédaction de TF1: « Je vais prendre les photos, faire remonter. Et après, on verra ce que décideront les autorités judiciaires et autres. »

    Les magistrats vont maintenant examiner les faits afin de décider des suites à donner, ce dossier illustrant la complexité des investigations sur le trafic maritime et le besoin de démantèlement réseau. Ce dossier montre bien la complexité des investigations sur le trafic maritime et rappelle qu’il faut une collaboration internationale pour garder les routes maritimes en sécurité.

    Cette opération met en évidence les défis auxquels nos forces navales font face quand il s’agit de lutter contre le trafic illégal, tout en montrant leur capacité à réagir efficacement aux situations tendues, soulignant l’importance de la sécurité maritime.

    Pour conclure, en attendant les résultats détaillés de l’enquête, cet incident rappelle combien les opérations en mer jouent un rôle important pour assurer la sûreté dans des régions souvent visées par des réseaux criminels organisés. C’est un signal fort pour continuer ces efforts collectifs afin de rendre notre environnement maritime plus sûr pour tous.

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