Catégorie : Comment

  • Un suivi des soldats sans GPS ? La technologie française qui pourrait tout changer… ou tout surveiller

    L’entreprise Sysnav, spécialisée dans les solutions de navigation et de géolocalisation, confirme sa présence dans la tech avec son système LocIndoor. Cette solution vient de remporter le 52e prix AAT – Ingénieur général Chanson 2025, remis par le général Pierre Schill, chef d’état-major de l’armée de Terre. Le prix a été officiellement décerné à l’occasion du Forum innovation défense, organisé par l’Agence de l’innovation de défense (AID) au parc des expositions de la Porte de Versailles.

    Cette distinction marque un tournant pour l’entreprise basée à Vernon, dans le département de l’Eure, puisqu’il s’agit de son premier prix venant directement d’une unité opérationnelle.

    Une tech de pointe pour le fantassin d’aujourd’hui

    Le projet LocIndoor illustre l’avenir de la localisation précise sur le champ de bataille. Conçu pour localiser le fantassin débarqué, ce dispositif est intégré aux études de l’écosystème Centurion de l’AID (préparation de l’équipement du combattant du futur). David Vissière, président-fondateur de Sysnav, se réjouit : « C’est une très bonne nouvelle […] il s’agit du premier [prix] qui provient directement d’une unité opérationnelle » cite actu.fr.

    Cette performance est très importante dans un milieu militaire où le brouillage et le leurrage du GPS sont fréquents, tout comme dans la défense aérienne contre les drones. L’indépendance vis-à-vis du GNSS/GPS est un vrai atout : elle apporte plus de sécurité, réduit les risques de tirs fratricides et permet un secours rapide grâce à l’alerte « homme à terre », tout en s’intégrant dans une communication militaire indétectable.

    Le cœur de l’innovation : le tachymètre magnéto-inertiel

    Au centre du système se trouve le Tachymètre Magnéto-Inertiel (TMI), un capteur portable offrant une localisation précise en 3D sans avoir besoin de signaux extérieurs, tout comme un navire de guerre autonome. La technologie magnéto-inertielle combine la navigation à l’estime et le positionnement absolu, en s’appuyant sur des capteurs MEMS (Micro Electro-Mechanical Systems), peu coûteux et courants dans l’électronique grand public.

    La robustesse et la qualité des données reposent sur des algorithmes sophistiqués de fusion de données, ce qui permet au système de se passer d’infrastructures lourdes et coûteuses.

    Ce capteur, de petite taille (environ 100 g), affiche une autonomie et une précision remarquables (moins de 1 % d’erreur de localisation sur la distance parcourue). Il supporte des mouvements variés, tels que les « pas chassés » et les « rampés ».

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  • Alerte maximale à l’île Longue : ce qui a forcé les fusiliers marins à ouvrir le feu

    La sécurité de la base sous-marine de l’Île-Longue, dans le Finistère, a été récemment mise à l’épreuve par le passage non prévu de plusieurs drones. L’événement soulève des questions importantes, à la fois à cause de la sensibilité du site et des répercussions pour la défense nucléaire française.

    Des survols nocturnes et la riposte militaire

    Dans la soirée du jeudi 4 décembre, vers 19 h 30, cinq drones ont survolé la base sous-marine de l’Île-Longue, rapporte Le Monde. Cette base héberge les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) qui constituent une composante centrale de la dissuasion nucléaire française. Située près de la rade de Brest, la base est protégée par un dispositif de sécurité strict comprenant le bataillon de fusiliers marins et 120 gendarmes maritimes.

    La intrusion de drones a entraîné le déploiement immédiat d’un dispositif de lutte antidrones. Le bataillon de fusiliers marins, responsable de la sécurité du site, a effectué plusieurs tirs pour neutraliser ces intrusions aériennes. Le nombre exact de tirs n’a pas été précisé, mais l’emploi du terme « plusieurs » indique une réaction soutenue.

    Silence des autorités

    L’incident a été révélé par la gendarmerie, mais ni la préfecture maritime de l’Atlantique ni le parquet n’ont fait de commentaires immédiats malgré les demandes de l’Agence France-Presse (AFP). Ce silence soulève des questions sur la façon dont l’information est traitée et partagée avec le public, surtout pour un événement de cette nature.

    Où se trouve la base et quels antécédents ?

    La base de l’Île-Longue est implantée sur la presqu’île de Crozon, un emplacement stratégique en Europe du Nord. Ces survols ne sont pas une première dans la région : ces derniers mois, de multiples signalements ont fait état de la présence de drones au-dessus de sites sensibles, notamment des aéroports et des installations militaires. Un précédent survol a été signalé dans la nuit du 17 au 18 novembre.

    Les conditions lumineuses étaient particulièrement favorables lors de ces survols, en raison d’une « superlune », ce qui rendait l’observation visuelle plus aisée.

    Enjeux politiques et stratégiques

    Cette série d’incidents alimente des interrogations sur les motivations de ces actions. Des responsables locaux évoquent une possible implication étrangère, pointant notamment la main de Moscou, sans que rien ne soit formellement prouvé. Cette hypothèse nourrit les tensions géopolitiques et met en lumière la vulnérabilité des infrastructures militaires dans une région déjà marquée par des tensions internationales.

    La multiplication des survols dans des zones interdites met en évidence la nécessité d’améliorer les capacités de détection et de neutralisation des drones. Elle pose aussi la question de la coordination entre les différentes unités militaires chargées de la protection des sites stratégiques.

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  • Alerte maximale à l’île Longue : ce qui a forcé les fusiliers marins à ouvrir le feu

    La sécurité de la base sous-marine de l’Île-Longue, dans le Finistère, a été récemment mise à l’épreuve par le passage non prévu de plusieurs drones. L’événement soulève des questions importantes, à la fois à cause de la sensibilité du site et des répercussions pour la défense nucléaire française.

    Des survols nocturnes et la riposte militaire

    Dans la soirée du jeudi 4 décembre, vers 19 h 30, cinq drones ont survolé la base sous-marine de l’Île-Longue, rapporte Le Monde. Cette base héberge les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) qui constituent une composante centrale de la dissuasion nucléaire française. Située près de la rade de Brest, la base est protégée par un dispositif de sécurité strict comprenant le bataillon de fusiliers marins et 120 gendarmes maritimes.

    La intrusion de drones a entraîné le déploiement immédiat d’un dispositif de lutte antidrones. Le bataillon de fusiliers marins, responsable de la sécurité du site, a effectué plusieurs tirs pour neutraliser ces intrusions aériennes. Le nombre exact de tirs n’a pas été précisé, mais l’emploi du terme « plusieurs » indique une réaction soutenue.

    Silence des autorités

    L’incident a été révélé par la gendarmerie, mais ni la préfecture maritime de l’Atlantique ni le parquet n’ont fait de commentaires immédiats malgré les demandes de l’Agence France-Presse (AFP). Ce silence soulève des questions sur la façon dont l’information est traitée et partagée avec le public, surtout pour un événement de cette nature.

    Où se trouve la base et quels antécédents ?

    La base de l’Île-Longue est implantée sur la presqu’île de Crozon, un emplacement stratégique en Europe du Nord. Ces survols ne sont pas une première dans la région : ces derniers mois, de multiples signalements ont fait état de la présence de drones au-dessus de sites sensibles, notamment des aéroports et des installations militaires. Un précédent survol a été signalé dans la nuit du 17 au 18 novembre.

    Les conditions lumineuses étaient particulièrement favorables lors de ces survols, en raison d’une « superlune », ce qui rendait l’observation visuelle plus aisée.

    Enjeux politiques et stratégiques

    Cette série d’incidents alimente des interrogations sur les motivations de ces actions. Des responsables locaux évoquent une possible implication étrangère, pointant notamment la main de Moscou, sans que rien ne soit formellement prouvé. Cette hypothèse nourrit les tensions géopolitiques et met en lumière la vulnérabilité des infrastructures militaires dans une région déjà marquée par des tensions internationales.

    La multiplication des survols dans des zones interdites met en évidence la nécessité d’améliorer les capacités de détection et de neutralisation des drones. Elle pose aussi la question de la coordination entre les différentes unités militaires chargées de la protection des sites stratégiques.

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