Catégorie : Comment

  • Les forces roumaines préfèrent l’hélicoptère Caracal au H215M qui leur a été proposé par Airbus

    Dans les années 1970, bien que membre du Pacte de Varsovie, la Roumanie fut autorisée par la France à assembler des hélicoptères Puma [ou IAR-330] et Alouette III [ou IAR-316] dans le cadre d’un accord entre la Société nationale industrielle aérospatiale [SNIAS, devenue depuis Airbus Helicopters] et Aeronautică Română [IAR]. La coopération scellée par les…

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  • Allemagne : une réforme du service militaire envisagée

    Face à la hausse des menaces, l’Allemagne cherche à recruter pour son armée. Pour cela, les députés examinent une réforme du service militaire. Certains jeunes seraient appelés sous les drapeaux de façon automatique. Explications.

    Le service militaire bientôt réformé en Allemagne ?

    L’Allemagne s’apprête à relancer une réforme majeure du service militaire afin d’alimenter les rangs de la Bundeswehr, fragilisés par une baisse des vocations et confrontés à des menaces géopolitiques croissantes. Fermement inspiré des modèles scandinaves, le projet, qui devrait être débattu cette semaine au Parlement, prévoit l’utilisation d’un questionnaire obligatoire suivi, si nécessaire, d’un tirage au sort pour sélectionner les jeunes hommes et femmes aptes à servir.

    Dans un contexte de tensions accrues en Europe orientale, l’Allemagne souhaite moderniser son service militaire pour renforcer l’armée nationale. Le gouvernement entend ainsi stimuler les effectifs de la Bundeswehr, qui vise à passer d’environ 180 000 soldats aujourd’hui à près de 260 000 dans l’armée d’active d’ici 2035, tout en consolidant ses réserves. Le dossier, piloté par le ministre de la Défense Boris Pistorius, sera discuté au Bundestag à partir de ce mercredi 15 octobre 2025.

    Vers un questionnaire obligatoire et un tirage au sort

    À partir de 2026, tous les adolescents allemands atteignant l’âge de 18 ans recevront une lettre du ministère de la Défense, contrairement aux projets précédents où seule une partie de la population adulte était concernée. Dans ce courrier figurera un questionnaire obligatoire destiné aux jeunes hommes (facultatif pour les femmes) sur leurs compétences, leur motivation et leur disponibilité pour le service militaire. L’objectif est de dresser un panorama exhaustif des potentialités de recrutement perdues depuis l’arrêt de la conscription en 2011.

    Sur les quelque 350 000 jeunes hommes par cohorte, un premier groupe volontaire sera recruté. Puis, tous les candidats jugés aptes pourront être soumis à un tirage au sort, inspiré du modèle danois : un pourcentage limité d’entre eux serait convoqué à une visite médicale et un entretien pour intégrer les rangs. En cas de pénurie persistante, le projet prévoit que les tirés au sort puissent être tenus d’effectuer au moins six mois de service, bien que cette disposition reste facultative dans le texte initial.

    Volontariat et incitations financières

    Si le nouveau système de recrutement s’appuie sur la sélection, le volontariat demeure le fondement du projet. Les volontaires disposent ainsi du statut de soldat contractuel, avec une solde d’environ 2 300 € nets par mois, un logement, des soins médicaux gratuits et un accompagnement par la formation (cours de langue, permis de conduire, formations techniques). Cette stratégie vise aussi à renforcer l’attractivité du service militaire, longtemps handicapée par une opinion publique opposée à toute forme de conscription obligatoire.

    En parallèle, l’État prévoit d’investir dans des campagnes de recrutement et d’information. L’une des ambitions clés du gouvernement est de recruter environ 40 000 volontaires par an d’ici 2031. Si cet objectif n’est pas atteint, le texte ouvre la possibilité d’une conscription, mais uniquement après un vote du Bundestag.

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  • Sous-marin : prise d’armement pour le De Grasse

    Le quatrième sous-marin d’attaque de la classe Suffren, le De Grasse, a été officiellement remis aux sous-mariniers. La prise d’armement vient d’avoir lieu. Ce SNA devrait rejoindre la flotte française en 2026.

    Le sous-marin De Grasse sort des usines

    Le chantier naval de Cherbourg accueille l’une des étapes décisives de la montée en puissance de la flotte sous-marine : la prise d’armement pour essais du quatrième SNA de la classe Suffren. Cette unité, qui deviendra l’un des principaux instruments d’attaque stratégique de la Marine, est passée sous le contrôle de son équipage pour les tests cruciaux qui précéderont son entrée en service, prévue pour 2026.

    La prise d’armement du De Grasse marque une étape déterminante dans le processus de mise en œuvre opérationnelle du sous-marin. Déployée récemment à Cherbourg, elle a été supervisée par le vice-amiral Xavier Petit, commandant de l’ALFOST, accompagnée des autorités militaires et des équipes de Naval Group. Le De Grasse devient ainsi officiellement un SNA en phase de tests, orienté sur les menaces modernes et prêt à intégrer l’arsenal français.

    Sur le plan industriel, l’avancée est significative : l’ensemble du programme Barracuda est désormais achevé à 90 %, selon les données publiées par le chantier. Cela signifie que l’électronique de bord, le système de propulsion nucléaire et les structures d’armement sont pratiquement terminés. L’intégration finale des missiles de croisière MdCN (missiles de croisière navals) et des torpilles F21 sera effectuée dans les semaines à venir. Pendant cette phase, des tests statiques viseront à valider la compatibilité de tous les systèmes avant les premières immersions.

    Les premiers essais permettront d’évaluer notamment la puissance optimale du réacteur K15 (150 MW), la fiabilité des pompes-hélices « hydroréacteurs « et les performances des sonars. Ce sont ces éléments qui garantiront la supériorité d’attaque du De Grasse lors de ses futures missions.

    Vers une montée en puissance opérationnelle

    Le De Grasse, numéroté S638, passe ainsi du statut de projet à celui de sous-marin opérationnel en devenir. Mis sur cale en 2014, lancé au printemps 2025 et attendu en service à l’horizon 2026-2027, ce bâtiment constitue le quatrième des six SNA de la classe Suffren développés dans le cadre du programme Barracuda.

    Avec une capacité d’emport entre 20 et 22 % supérieure à celle de la précédente génération, le De Grasse offre une puissance de frappe considérable. Il pourra atteindre des cibles stratégiques à plus de 1 000 km grâce aux missiles MdCN embarqués dans des tubes lance-torpilles classiques. Associé à ses capacités d’hydrographie, de détection et de furtivité, il s’affirme comme l’un des SNA les plus avancés au monde.

    La Délégation générale pour l’armement (DGA) prévoit que l’équipage classique, d’environ 65 marins, sera pleinement opérationnel d’ici la fin de l’année 2025. Un premier équipage de formation s’est déjà constitué, prêt à conduire les essais en mer, dont la durée pourra atteindre plusieurs mois. Pendant ce temps, la construction du cinquième et du sixième SNA se poursuivra selon le calendrier établi.

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