Catégorie : Comment

  • Défense : qui investit le plus au sein de l’OTAN ?

    En août 2025, l’OTAN confirme que ses 32 pays respectent enfin l’objectif commun. Mais derrière cette convergence apparente, certains investissent beaucoup plus que d’autres. Pour comprendre la hiérarchie de l’alliance, trois lectures sont indispensables : la part du PIB, les montants absolus en euros, et l’effort rapporté à chaque citoyen.

    Dépenses dans la Défense : les champions en part du PIB

    La première hiérarchie est celle qui compte politiquement au sein de l’OTAN : la part de la richesse nationale consacrée à la défense. Sans surprise, ce sont les pays du flanc Est qui dominent. En 2025, la Pologne arrive en tête avec 4,48 % du PIB, suivie par la Lituanie (4,00 %) et la Lettonie (3,73 %). Plus à l’ouest, la Grèce reste au-delà de 3 %, tandis que l’Estonie, la Roumanie et la Finlande dépassent 2,7 %.

    Les grandes puissances ne sont pas absentes : les États-Unis affichent 2,65 %, le Royaume-Uni 2,50 %, et la Bulgarie ferme ce top 10 avec 2,30 %. Ce classement illustre le contraste entre des nations de taille moyenne qui mobilisent une part importante de leur économie, et des géants économiques qui misent sur la masse budgétaire.

    Les États-Unis dépensent près de 1.000 milliards pour leur Défense

    L’autre classement est celui des montants globaux, exprimés en euros. Là, l’écart est vertigineux. En 2025, les États-Unis consacrent environ 980 milliards €, soit près de 70 % du total de l’OTAN. Loin derrière, on retrouve le Royaume-Uni (73 milliards €), l’Allemagne (72 milliards €) et la France (61,8 milliards €).

    Viennent ensuite l’Italie et le Canada (44 milliards € chacun), puis la Pologne (40 milliards €), l’Espagne (28 milliards €), les Pays-Bas (27 milliards €) et enfin la Turquie (22 milliards €). Ces chiffres rappellent que, si le pourcentage du PIB permet de mesurer l’effort relatif, la puissance financière détermine l’ampleur réelle des moyens. Les dépenses militaires de Washington dépassent à elles seules celles de tous les autres alliés réunis.

    Le coût par habitant : une autre mesure de l’effort

    La dernière hiérarchie rapporte les crédits de défense au nombre de citoyens. L’OTAN y met en lumière des contrastes encore plus marqués. En tête, les États-Unis avec 2 293 € par habitant, suivis du Luxembourg (1 653 €) et des Pays-Bas (1 457 €). Les pays nordiques sont également très hauts : Norvège (1 420 €) et Danemark (1 310 €).

    Le Royaume-Uni affiche 1 085 €, devant l’Estonie (1 020 €), la Lituanie (990 €), puis la France avec 873 €. L’Allemagne ferme ce classement avec 865 €.

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  • Ukraine frappe fort : deux Su-24 à 7 millions d’euros détruits

    Dans un climat de tensions persistantes entre la Russie et l’Ukraine, l’armée ukrainienne a lancé une attaque aérienne qui a visé la base aérienne de Baltimore, en région de Voronej (Russie). Survenue dans la nuit du 16 au 17 août, cette opération vient s’ajouter aux épisodes du conflit qui oppose les deux pays depuis plusieurs années. Elle a affaibli les capacités militaires russes et interroge sur les nouvelles tactiques utilisées par l’Ukraine.

    Détails de l’attaque et effets sur la base de Baltimore

    La base aérienne de Baltimore regroupe des unités importantes pour les opérations russes, telles le 47e régiment de bombardement de la Garde et le 108e régiment de missiles antiaériens. Elle dispose aussi d’une division antiaérienne S-300, indispensable pour sa défense. L’attaque ukrainienne a rendu cette division « inopérante », mettant sérieusement en difficulté une part notable de la défense aérienne, dans le cadre d’une opération militaire sans précédent.

    Les dommages occasionnés sur l’installation sont considérables, entraînant des pertes significatives pour les forces russes. Les radars 76N6 et 30N6 ont été fortement touchés. Le radar 76N6, chargé de repérer les cibles à moyenne et haute altitude, et le 30N6, qui suivait et illuminait ces cibles, ont été neutralisés. Cela réduit nettement les moyens de protection de la base.

    Répercussions sur l’équipement militaire russe

    Parmi les équipements touchés, on compte deux bombardiers Su-24, probablement endommagés par l’explosion d’un drone. Ces appareils, évalués à 7 millions d’euros chacun, participaient habituellement à des missions de reconnaissance au combat. Selon Youri Ihnat, porte-parole de l’armée de l’air ukrainienne, les Su-24 détruits pourraient être des modèles spécialisés dans le renseignement radar et de signaux, appelés Su-24MR.

    Même si les Su-24 sont progressivement remplacés par des Su-34 plus modernes, ils restent des pièces centrales du dispositif aérien russe. Leur endommagement représente ainsi un revers stratégique pour Moscou.

    Tactiques ukrainiennes et opérations passées

    Cette attaque s’inscrit dans une manœuvre plus large adoptée par l’Ukraine pour fragiliser les infrastructures militaires russes par des frappes de drones ukrainiens. Début août, une autre attaque avait visé la base aérienne de Saky, en Crimée, ce qui avait entraîné l’endommagement ou la destruction de cinq avions russes, dont un chasseur Su-30SM et trois bombardiers Su-24.

    L’état-major ukrainien a qualifié cette opération contre la base de Baltimore de « mission réussie », même si Moscou n’a pas officialisé d’information sur cet incident.

    Retours et analyses après l’attaque

    Des chercheurs en géointelligence du groupe CyberBoroshno ont étudié les répercussions immédiates et à venir de cette attaque à partir d’images satellites. Ils ont comparé leurs observations avec un reportage télévisé russe de 2019 qui montrait le même système anti-aérien, mis à jour vers la version S-300PM2.

    Le silence du Kremlin laisse planer un doute sur la situation des forces russes dans cette région stratégique.

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  • Le drone MALE européen est entré dans sa phase de conception finale

    Proposé en 2013 par Airbus Defence & Space, Dassault Aviation et Leonardo, le projet de drone MALE [moyenne altitude longue endurance] européen, encore appelé EuroDrone ou MALE RPAS, a connu bien des vicissitudes avant de faire l’objet d’un accord entre les industriels et les quatre pays clients [France, Italie, Espagne et Allemagne]. Ainsi, ce n’est…

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