Catégorie : Comment

  • L’ex-PDG de Google s’invite dans la guerre : son aide à l’Ukraine choque Moscou

    L’ancien PDG de Google, Eric Schmidt, joue un rôle déterminant pour soutenir l’Ukraine au cœur du conflit avec la Russie. En s’engageant à fournir à Kiev des armes sophistiquées, il cherche à renforcer les moyens de défense du pays face aux attaques de drones ennemis. Cette initiative met en lumière son attachement à l’Ukraine ainsi que son influence dans les secteurs technologique et militaire.

    Un partenariat gagnant pour l’Ukraine

    Dès le début de la guerre, le président ukrainien Volodymyr Zelensky multipliait les alliances pour sécuriser le pays. En 2022, Eric Schmidt a apporté son soutien en établissant un lien stratégique avec Kiev. Début juillet, cet engagement s’est concrétisé par la signature d’un partenariat avec Volodymyr Zelensky, marquant une étape importante pour les défenses ukrainiennes.

    Un mémorandum a été signé pour l’envoi d’armes, incluant des drones intercepteurs kamikazes. Ces appareils sont conçus par Swift Beat (entreprise reconnue pour ses systèmes autonomes innovants), qui collabore étroitement avec des ingénieurs locaux en Ukraine afin de répondre précisément aux besoins du pays.

    Livraison et fabrication de drones high-tech

    Eric Schmidt a promis de livrer « des centaines de milliers » de drones de dernière génération d’ici la fin 2025. Parmi ces engins, on retrouve des intercepteurs, des drones de frappe à moyenne portée et des kamikazes FPV. Le but est de mettre en place un véritable bouclier anti-drones face aux attaques menées avec les drones Shahed, inspirés par l’Iran et utilisés par Moscou.

    Les premiers tests ont montré que près de neuf drones Shahed sur dix étaient neutralisés grâce aux nouvelles solutions mises au point. Ces armes se distinguent par leur précision, même dans des conditions nocturnes difficiles, ce qui atteste du potentiel des innovations développées par Swift Beat et soutenues par Eric Schmidt.

    Aspects économiques et vues d’avenir

    Au-delà du soutien militaire, Eric Schmidt a misé sur le développement économique de l’Ukraine en investissant via le D3 Fund, un accélérateur de start-up spécialisé dans les technologies de défense. Avec un financement de départ de 10 millions de dollars en 2024, ce projet vise à dynamiser l’innovation locale et à booster l’industrie technologique du pays.

    Les premières livraisons commenceront dans les mois à venir selon un calendrier prioritaire, avec une augmentation de la production envisagée pour 2026. Les ventes se feront « à des conditions spéciales et à prix coûtant », soulignant ainsi l’engagement philanthropique d’Eric Schmidt envers l’Ukraine.

    Un engagement personnel renforcé

    Eric Schmidt, qui a dirigé Google entre 2001 et 2011, a quitté la Silicon Valley en 2017 pour se consacrer à d’autres projets marquants. Aujourd’hui, il collabore avec le ministère américain de la Défense à Washington et a occupé plusieurs postes de conseiller auprès du Pentagone, notamment dans le développement de l’intelligence artificielle.

    Son engagement auprès de l’Ukraine montre comment il parvient à rassembler des technologies de pointe tout en œuvrant pour modifier la donne sur la scène internationale.

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  • L’arme secrète de l’Allemagne que l’Ukraine attendait depuis des mois

    L’Ukraine booste sa défense aérienne en signant un contrat important avec Diehl Defence, une entreprise allemande qui conçoit des systèmes de missiles. Pour 2,2 milliards d’euros, l’accord prévoit la livraison de systèmes de missiles IRIS-T et de leurs têtes de guerre aux forces armées ukrainiennes. Cet engagement survient à un moment tendu, alors que le pays cherche à se prémunir face aux attaques aériennes extérieures.

    Les systèmes IRIS-T en quelques infos

    Les systèmes IRIS-T ont été pensés pour éliminer diverses menaces, allant des missiles de croisière jusqu’aux avions et drones. En fonction de leur configuration, ils permettent d’atteindre des cibles situées entre 25 et 100 kilomètres. Capables d’atteindre une vitesse maximale de Mach 3 (environ 3 704 kilomètres/heure) et d’opérer jusqu’à 20 000 mètres d’altitude, ils représentent un véritable atout pour la défense aérienne.

    Pour l’Ukraine, chaque système comprend trois lanceurs SLM à moyenne portée et deux lanceurs SLS à courte portée. Le missile se décline en deux versions : l’IRIS-T SLS pour les distances courtes et l’IRIS-T SLM pour les moyennes distances. D’abord guidé par radar, le missile utilise ensuite un système infrarouge pour frapper sa cible.

    Un renforcement pour l’armée ukrainienne

    En novembre 2024, l’Ukraine avait déjà mis en service six systèmes IRIS-T. Grâce à ce nouveau contrat avec Diehl Defence, le pays devrait recevoir 17 systèmes supplémentaires d’ici 2026, avec la possibilité de tripler cette commande. Sur les 18 systèmes Iris-T SLM commandés, sept ont été livrés et les onze autres arriveront au fur et à mesure de la production.

    Ce partenariat a été mis en avant lors d’une rencontre à Berlin entre le président ukrainien Volodymyr Zelensky et le chancelier allemand Friedrich Merz. Pendant cette réunion, Merz a réaffirmé le solide soutien de l’Allemagne à l’Ukraine face à l’agression russe et a dévoilé un projet commun pour développer des armes capables d’atteindre des cibles à longue distance sur le territoire russe.

    Un soutien international important

    L’Allemagne s’est engagée dans un soutien militaire conséquent pour l’Ukraine en allouant un paquet d’aide militaire de 3,25 milliards de dollars. Pour l’année fiscale 2025, l’aide s’élève à 4 milliards d’euros, suivie de 8,3 milliards d’euros prévus entre 2026 et 2029. Cette aide va de pair avec une forte volonté affichée par Rustem Umerov, le ministre ukrainien de la Défense, lorsqu’il a déclaré : « Nous sommes profondément reconnaissants à nos partenaires pour leur leadership… »

    De son côté, le chancelier allemand Olaf Scholz a précisé que ces systèmes avaient déjà permis à l’armée ukrainienne d’abattre plus de 250 missiles et drones russes. Par ailleurs, Olesksiy Reznikov, ministre ukrainien de la Défense, a affirmé qu’avec ces livraisons, une nouvelle ère dans la défense aérienne ukrainienne venait de commencer.

    Les perspectives à venir

    La signature de ce contrat avec Diehl Defence marque une étape importante pour renforcer la sécurité à long terme en Ukraine. Volodymyr Zelensky a insisté sur le fait que cette coopération avec l’industrie allemande représentait un bond en avant vers une armée ukrainienne plus résistante après la guerre.

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  • CaMo 3 : La France promet plus de retours industriels à la Belgique pour l’achat de blindés supplémentaires

    En 2018, alors ambassadrice de France à Bruxelles, Claude-France Arnould avait prévenu qu’un éventuel achat de chasseurs-bombardiers F-35A fermerait la porte du projet SCAF [Système de combat aérien du futur] à la Belgique. Ce lui avait valu d’être rappelée à l’ordre par le conseiller diplomatique de Charles Michel, qui était le chef du gouvernement belge…

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  • Joint Sea : la Russie et la Chine lancent de grandes manoeuvres en mer

    Annoncé pour le mois d’août, l’exercice « Joint Sea-2025 » réunira les forces armées russes et chinoises dans la région de Vladivostok. Plus qu’une simple démonstration de force, cette opération militaire confirme l’approfondissement d’une alliance stratégique entre Pékin et Moscou.

    Une coopération militaire de plus en plus étroite

    Depuis plusieurs années, la Russie et la Chine renforcent leurs liens sur le plan militaire. L’exercice « Joint Sea » est devenu un rendez-vous régulier entre leurs deux armées, avec des éditions précédentes organisées dans d’autres zones clés, comme la mer de Chine méridionale. En 2025, l’opération aura lieu à proximité de Vladivostok, dans le Pacifique nord-ouest, une région hautement stratégique aux portes du Japon.

    L’objectif affiché est de consolider la coordination entre les deux puissances, notamment dans les domaines naval et aérien. Pour autant, difficile d’ignorer le contexte géopolitique tendu. À travers ces manœuvres, Pékin et Moscou envoient un signal clair à leurs rivaux occidentaux. Sans être officiellement dirigé contre un pays tiers, « Joint Sea-2025 » prend place dans un climat de rivalité croissante avec les États-Unis.

    Une opération militaire au timing symbolique

    L’exercice se déroulera quelques semaines avant une visite officielle de Vladimir Poutine en Chine. Ce déplacement coïncidera avec un sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), instance fondée par la Russie, la Chine et plusieurs États d’Asie centrale. Ce calendrier n’a rien d’anodin : il illustre la volonté des deux puissances de se positionner en alternative aux alliances dominées par l’Occident.

    D’après les annonces officielles, l’édition 2025 de « Joint Sea » comprendra des patrouilles navales conjointes et des opérations coordonnées en mer et dans les airs. Si les détails précis restent confidentiels, les précédents exercices laissent entrevoir l’ampleur de l’opération : navires de guerre, systèmes de défense aérienne et scénarios de combat intégrés seront au programme. La Défense des deux pays affiche ainsi sa capacité à agir ensemble, en dépit des tensions internationales.

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