Catégorie : Comment

  • CAESAr : KNDS répond aux critiques de l’armée tchèque

    Les relations entre Prague et KNDS France se tendent autour de la livraison des obusiers CAESAr 8×8. Des essais jugés insatisfaisants par l’armée tchèque remettent en cause l’exécution du contrat. En réponse, le fabricant français met en avant l’expérience opérationnelle du système et affirme son engagement. Une affaire sensible dans un contexte stratégique européen tendu.

    CAESAr : des performances critiquées par Prague

    Les autorités tchèques s’inquiéteraient des résultats obtenus lors des premiers essais des deux premiers exemplaires du CAESAr 8×8. Ces tests auraient révélé des écarts significatifs par rapport aux exigences contractuelles. En particulier, l’artillerie n’aurait pas atteint les 40 km de portée attendus en mode de tir MRSI, pourtant crucial dans les opérations modernes.

    Le manque de transmission de certaines données balistiques complique également l’intégration avec le système de tir ADLER III, utilisé par les forces tchèques. Sans ces informations, l’interopérabilité entre les munitions locales et le système français serait compromise. Le ministère de la Défense tchèque évoque un risque de non-respect des clauses techniques essentielles, et envisage de suspendre le versement des acomptes prévus pour la livraison de 62 exemplaires de l’obusier français.

    KNDS défend son produit et son contrat

    Face à ces critiques, KNDS France défend fermement son système d’artillerie. Le groupe rappelle que le CAESAr 8×8 est déjà engagé au combat, notamment en Ukraine depuis 2023, où il aurait fait preuve de sa robustesse et de sa précision. Des milliers de tirs auraient été effectués, consolidant son statut d’obusier éprouvé.

    Le fabricant français assure également que la portée de 40 km a bien été atteinte lors d’une démonstration de tir réussie, en septembre 2024. Il affirme également que la version 8×8 intègre des améliorations significatives par rapport au CAESAr 6×6, notamment en termes de mobilité, de charge utile et de rapidité de mise en œuvre. Enfin, KNDS insiste sur sa volonté de garantir le succès du contrat, contribuant ainsi à la capacité Défense de la République tchèque au sein de l’OTAN.

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  • L’armée de Terre pourrait récupérer les hélicoptères NH90 TTH bientôt retirés du service en Belgique

    En juin 2024, le ministère belge de la Défense confirma la commande de quinze hélicoptères H145M auprès d’Airbus Helicopters afin de remplacer non seulement les Agusta A109 Hirundo exploités depuis les années 1990 mais aussi les quatre NH90 Caïman TTH [Tactical Transport Helicopter] qui avaient été mis en service seulement onze ans plus tôt. Or,…

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  • Centrale nucléaire au Japon : trois drones survolent le site de Genkai

    Le samedi 26 juillet 2025, trois drones ont survolé la centrale nucléaire de Genkai, située dans la préfecture de Saga, au sud-ouest du Japon. Cette intrusion, survenue aux alentours de 21 heures, a été confirmée par l’opérateur Kyushu Electric Power Co. ainsi que par l’Autorité de régulation nucléaire japonaise (NRA). Aucun incident technique n’a été constaté à ce jour, mais l’événement suscite une vive inquiétude.

    Une intrusion aérienne sur site hautement sensible

    Malgré une interdiction formelle de survol, trois drones ont été repérés à proximité immédiate de la centrale nucléaire de Genkai. L’alerte a été donnée par l’opérateur du site, Kyushu Electric Power Co., qui a immédiatement signalé l’incident à la NRA. Selon un porte-parole de l’autorité nucléaire, cité par Le Figaro, « aucune anomalie n’a été détectée après que les faits ont été signalés, et aucun drone n’a été retrouvé à l’intérieur du périmètre de la centrale ».

    L’événement a été classé comme une situation « susceptible d’affecter le fonctionnement » de la centrale, bien que The Japan Times ait précisé qu’ « aucune anomalie, telle qu’une fuite de matières nucléaires, n’a été détectée sur le site ».

    Des drones insaisissables et aucune revendication

    Les drones ont disparu sans laisser de trace. Aucune revendication, aucun engin retrouvé, aucun pilote identifié. Interrogée par l’AFP, dont les propos ont été rapportés par CNEWS, la police de Saga a indiqué par la voix de son porte-parole Masahiro Kosho : « La police ignore l’identité du ou des pilotes de ces engins ainsi que l’objectif de cette intrusion. »

    Le silence des intrus et l’absence d’indice sur leur trajectoire de sortie renforcent la dimension énigmatique de cette opération. S’agissait-il d’un test des dispositifs de sécurité ? D’une tentative d’observation ? D’un message politique ? Aucune hypothèse n’est écartée à ce stade, mais aucune n’est encore étayée.

    TOKYO JAPAN – MAY 8, 2015: Anti nuclear occupy tent. Anti nuclear occupy tent pitched near National Diet Building in Nagatacho. Nuclear issues in Fukushima have not been resolved yet.

    Un site nucléaire sous haute vigilance depuis Fukushima

    La centrale de Genkai dispose de quatre réacteurs : les unités 1 et 2 sont actuellement en phase de démantèlement définitif, tandis que les unités 3 et 4 restent opérationnelles. Le réacteur 4 devait entrer en maintenance de routine dès le lendemain de l’intrusion, d’après les informations du Japan Times.

    Dans un pays marqué par le traumatisme de Fukushima en 2011, où un séisme et un tsunami avaient provoqué l’un des pires accidents nucléaires de l’histoire, la sûreté des installations reste une priorité nationale. Depuis cette catastrophe, les normes de sécurité ont été renforcées drastiquement. Pourtant, l’intrusion du 26 juillet révèle les limites persistantes de la protection aérienne autour des centrales.

    L’impasse technologique et juridique des contre-drones

    Le Japon dispose bien de dispositifs de neutralisation de drones autour de ses sites sensibles, mais leur efficacité n’a pas été démontrée dans ce cas précis. La disparition soudaine des appareils, sans interception, met en lumière un vide opérationnel. Selon les réglementations en vigueur, le survol des installations nucléaires est strictement interdit. Toutefois, en l’absence de systèmes de brouillage ou d’interception automatisée pleinement déployés, l’application de ces règles reste théorique.

    Intrusion de drones au Japon : alerte discrète sur un site nucléaire sous surveillance

    Alors que les enquêteurs peinent à élucider les circonstances précises de cette incursion, une certitude demeure : le survol de Genkai n’est pas un simple incident anodin. Il soulève des questions fondamentales sur la sécurité nucléaire en 2025, sur la vulnérabilité technologique face aux engins volants non identifiés, et sur la capacité des autorités à anticiper des intrusions discrètes mais potentiellement dangereuses. Un dossier à suivre de près.

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