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  • Le « Guépard » arrive : ce que cache vraiment le nouveau bijou d’Airbus Défense

    Airbus Helicopters a récemment franchi une étape importante avec le lancement des essais en vol du H160M « Guépard » à Marignane (près de Marseille). Ce projet ambitieux vise à moderniser les armées françaises en remplaçant plusieurs modèles d’hélicoptères vieillissants. Malgré quelques retards, le programme attire beaucoup d’attention grâce à ses innovations technologiques et son potentiel stratégique.

    Un hélicoptère polyvalent et innovant

    Le H160M « Guépard » se fonde sur la version civile du H160, mais il a été largement revu pour répondre aux besoins militaires. Parmi ses atouts, on note une réduction du bruit de 50 % comparé aux modèles antérieurs, ce qui est un vrai plus pour les opérations discrètes, similaire à l’hélicoptère hybride Racer. Sa grande modularité lui permet d’effectuer plusieurs missions : appui feu, reconnaissance, évacuation sanitaire et sauvetage en mer.

    L’appareil est équipé de capteurs de pointe comme l’AirMaster C de Thales et l’Euroflir 410 de Safran, et il est conçu pour naviguer efficacement dans différents environnements. Un système intégré favorise la coopération avec les drones, boostant ainsi ses capacités opérationnelles. Côté armement, le hélicoptère peut embarquer des mitrailleuses de 12,7 mm et des lance-roquettes guidés. L’avionique, reprenant la technologie FlytX de Thales, se distingue par une empreinte réduite en taille, poids et consommation énergétique.

    Commandes et production planifiée

    La Direction générale de l’armement (DGA) a commandé 169 appareils répartis entre les forces armées : 80 pour l’armée de terre, 49 pour la marine et 40 pour l’armée de l’air et de l’espace. Les premières livraisons sont attendues dès 2028, avec une cadence de production prévue à 20 unités par an dès 2027. La production en série n’étant pas encore lancée, une première série ferme de 30 exemplaires sera livrée en 2028.

    Airbus ambitionne d’augmenter progressivement la flotte pour atteindre au moins 70 hélicoptères d’ici 2035, assurant ainsi une couverture opérationnelle robuste pour les forces françaises.

    Ambitions internationales et perspectives économiques

    Airbus Helicopters affiche ses ambitions sur le marché mondial des hélicoptères militaires en visant 50 % de parts de marché dans la catégorie des hélicoptères de classe moyenne, aujourd’hui dominée par Leonardo. Même si aucune vente à l’export n’a encore été conclue, l’entreprise se penche principalement sur l’Europe et l’Afrique pour le « Guépard ».

    Ce projet représente une belle opportunité de croissance pour Airbus dans un secteur évalué à environ 10 milliards d’euros, s’inscrivant dans la modernisation de la flotte aérienne. Ce chiffre inclut le développement, la livraison, le soutien logistique, la formation et le maintien en condition opérationnelle sur une période de dix ans.

    Réactions et défis à venir

    Les premiers retours sur le H160M « Guépard » sont positifs. Olivier Gensse, pilote d’essai chez Airbus Helicopters, a confié : « Il est aussi confortable que le H160 civil, ce qui est une bonne nouvelle ». Bruno Even, PDG d’Airbus Helicopters, a lui indiqué que les récentes opérations ont imposé de repenser les exigences en matière de multimissions et d’interconnexion pour les appareils militaires.

    Cela dit, malgré ces avancées prometteuses, Airbus Helicopters doit relever encore plusieurs défis avant que le H160M ne soit totalement opérationnel. La phase actuelle n’est qu’un premier pas dans un long processus visant à répondre aux attentes des forces armées françaises.

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  • La Russie sort l’artillerie fantôme : un drone dopé à la technologie chinoise

    La guerre en Ukraine est devenue un laboratoire pour tester des technologies militaires avancées, brouillant les frontières entre cyberguerre et drones. Ce pas en avant technologique marque une nouvelle phase dans le conflit et complique la vie des défenses ukrainiennes déjà sous pression. Moscou utilise de plus en plus de drones lancés depuis des bateaux, ce qui soulève des questions sur l’évolution de ses stratégies militaires et montre aussi comment d’autres pays, de façon indirecte, participent par le biais de la fourniture de composants indispensables.

    Intensification des frappes russes

    La Russie a récemment intensifié ses attaques aériennes contre l’Ukraine en multipliant l’attaque massive de drones pour réaliser des frappes ciblées. Le dernier modèle, nommé CBTS.611000, est désormais au cœur de sa stratégie. Conçu pour servir à la fois de dispositif de reconnaissance et de leurre, ce drone peut aussi embarquer une ogive pouvant peser jusqu’à 15 kilogrammes. Lors de certaines nuits, plusieurs centaines de missiles et drones ont été lancés, submergeant les défenses antiaériennes ukrainiennes qui n’arrivent pas à intercepter tous les engins.

    Cette nouvelle flotte inquiète particulièrement les Ukrainiens, car elle montre que la Russie redouble d’efforts pour dominer le ciel du pays. Par ailleurs, la production mensuelle de 5 200 drones semblables au Shahed met en lumière la détermination de Moscou à maintenir une pression constante. Parmi ces appareils, environ 2 500 sont employés exclusivement comme leurres pour dérouter les militaires ukrainiens.

    Caractéristiques techniques du drone CBTS.611000

    Le drone CBTS.611000 se distingue par son design en aile delta, qui rappelle le Shahed-136, mais dans une version un peu réduite. Cette configuration lui offre une meilleure agilité tout en lui permettant d’exercer une action offensive appréciable grâce à sa charge utile. Ses pièces proviennent principalement de Chine, avec notamment un moteur bicylindre DLE-60, un système de navigation, des contrôleurs de vol et des servomoteurs fabriqués par diverses entreprises chinoises.

    Cette dépendance envers la production chinoise montre bien le rôle important de Pékin dans l’approvisionnement militaire de la Russie. Même si la Chine n’est pas officiellement impliquée dans le conflit en Ukraine, son soutien se fait sentir à travers l’achat de pétrole russe et la vente de matériel électronique à double usage.

    Implications géopolitiques

    La situation actuelle pose de sérieuses questions sur la place des fournisseurs internationaux dans ce conflit. En plus de la Chine, certains composants utilisés dans les drones russes proviennent de Taïwan, des États-Unis, d’Iran et de Suisse. Cette variété d’approvisionnements illustre comment la Russie parvient à contourner certaines restrictions pour renforcer son arsenal.

    Les renseignements militaires ukrainiens (HUR) ont joué un rôle de premier plan en identifiant et en étudiant ces nouveaux drones. En mettant la main sur deux exemplaires du CBTS.611000, le HUR a pu fournir des infos détaillées sur ses pièces, confirmant notamment que « l’ensemble des autres composants du drone […] sont conçus par diverses entreprises chinoises ».

    L’implication indirecte de plusieurs pays rappelle qu’il faut garder un œil bien attentif sur les transferts technologiques sensibles tout en renforçant la coopération internationale. Tant que le conflit se poursuit, la capacité de l’Ukraine à faire face à ces nouvelles menaces reposera largement sur le soutien international et le renforcement constant de ses défenses.

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  • Coulé en 1916, le croiseur léger britannique HMS Nottingham a été retrouvé

    Admis au service actif en 1913 au sein de la Royal Navy, le HMS Nottingham était l’un des quatre croiseurs légers appartenant à la classe « Birmingham », conçus pour des déploiements de longue durée et servir d’éclaireurs. Affichant un déplacement de 5 440 tonnes pour une longueur de 131 mètres, le HMS Birmingham était armé de…

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  • L’Australie et le Royaume-Uni signent un traité « historique » sur les sous-marins nucléaires SSN-AUKUS

    Annoncé en septembre 2021, le pacte AUKUS vise, entre autres, à doter la marine australienne [RAN – Royal Australian Navy] de huit sous-marins nucléaires d’attaque [SNA], dont trois doivent être fournis par les États-Unis [classe Virginia] entre 2032 et 2038. Les cinq autres – de type SSN-AUKUS – seront construits dans le cadre d’une coopération…

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